[ Chapitre 4 ][ On peut m'applaudir.][ Ho merci, merci, c'est trop... Arrêtez, je vous en pris...][ Qui vous a dit d'arrêter ? C'était pour continuer que je vous disais çà bande d'imbécile ! è_é ][ xD][J'ai envie aujourd'hui, de vous raconter ma vie. ][ Bah oui, çà arrive hein ! Rolala, bande de raleur va ! ][ Voilà, cette semaine fut une semaine des plus pénibles, ardus et rudes, que j'avais connu en cette année de Quatrième secondaire ( seconde en France ) Et oui, vous avez due comprendre, c'était les examens... ==' ][ Nous les belges, comparer aux chanceux de français (je n'ai rien contre vous, pour preuve, ma meilleure amie est française), nous avons minimum deux sessions d'examen par année. Moi, chanceuse que je suis, j'en ai trois ==' ][ Enfin bon, fini de ce lamenté, tout çà pour dire, que je n'ai pas eut vraiment du temps pour écrire, heureusement, il me restait un chapitre d'avance. ][ Bande de chanceux ! xD ][ Enfin bref, j'vais un peu me taire et vous laissez lire... D'ailleurs, j'me demande qui a le courage de lire mes titres ? xD ]

Partie I
Chapitre IV ;










La mère de Maria nous appelle pour manger. Je n'ai pas faim. Comme déjà longtemps. J'ai perdu la faim. Depuis presque dix-huit mois. La mère de Maria m'y force. Sinon, elle devra le rapporter à ma mère. Mais ma mère s'en fiche. Mais elle pourrait l'utiliser pour m'envoyer à l'internat. Alors je descends. Sur l'immense table de réception, mon repas est présenté. Un tas de viandes, de sauces, de pâtes, pommes de terre, frittes, riz, légumes, salades et autres m'attendent. Le gaspillage est roi dans cette maison. Pour le confort d'une riche, on est près à tout. Maria, elle, doit manger dans la petite buanderie mise à disposition pour la gouvernante et autres personnes travaillant à mon confort. Ça me rend malade. La mère de Maria me surveille, veillant à ce que je mange bien minimum une assiette. Alors, je me force. Mais, comme chaque fois, cela ne passe pas. Je bois de grandes gorgées d'eau pour ne pas vomir. Mais ça remonte quand même. Ces dernier temps, j'ai dû perdre une dizaine de kilos. Je n'ai jamais été ronde. J'étais déjà jolie avant, maintenant je ne suis même plus menue, mais maigrelette. Je ne ressemble pas encore à une anorexique. Mais je m'avance vers tout cela. Alors, je cours, aussi vite que je peux vers les toilettes luxueuses de cette maison et remet tout mon repas. La mère de Maria m'avait prévenu. Elle ne pouvait plus laisser passer ceci. Je fermai les yeux, et entendit déjà au loin ma gouvernante appeler ma mère.
Je monte dans ma chambre. Je vais préparer mes valises, car, dès demain, je me retrouverai à l'internat. Pas grand-chose à prendre. Mon uniforme et les choses pratiques et utiles. Sous-vêtements, brosse à dent, de quoi me laver, etc. Mais le plus important. De quoi fumer. De quoi oublier. De quoi « vivre ».
Je reste enfermée dans ma chambre. Couchée sur mon lit. Je ne pense à rien. J'entends au loin le téléphone sonner. On frappe à ma porte.

- Je suis navrée Madame. Mais votre mère... Vous devez aller en internat. Demain, une voiture vous y conduira. Je suis désolée madame j'étais obligée de le lui dire. C'est mon travail. Madame...

Comme toujours je ne réponds pas. Peu de personne ici connaissent ma voix. En dix huit mois, je n'ai jamais dû prononcer plus de dix phrases complètes. Elle ferme la porte, et s'éloigne sous le « clap clap » régulier de ses souliers. Je respire de grandes bouffées d'air. Et mets à fond dans ma chambre les poulycroc. Un groupe de ska-punk. Ma gouvernante s'en veux je le sais. Mais je m'en contrefiche un peu. D'ailleurs, je me fiche de tout. Et ça, déjà depuis pas mal de temps.

***
**


La voiture est là. Je prends ma valise. Je suis déjà en uniforme. Le chauffeur m'y conduit, il essaye de parler mais je ne réponds pas. Ils savent tous que je ne parle pas, mais ils cherchent tous aussi à me faire parler. Ils ont, comme qui dirait, pitié de moi.
Je sors de la voiture et marche vers l'internat. Le mot y est déjà passé, tout le monde me regarde traverser les couloirs, j'entends les gens chuchoter, rire,... Je rentre dans ma chambre. J'ai une chambre juste pour moi. Ma mère l'a spécifié, sûrement pour que je ne fasse pas d'amie. Je mets mes affaires en place que la porte s'ouvre déjà. On y entre ainsi. Les cours commencent tard aujourd'hui. J'ai deux heures à moi. Deux heures à tuer. Même si je ne pense pas que l'on m'en laissera le plaisir. Les filles me parlent, je ne réponds pas. Je regarde par la fenêtre les garçons jouer au basket. Je m'en fiche aussi du basket. Mon regard se pose sur Bryan. Un garçon qui m'a toujours fait penser à contre-exemple. Il a des airs de ressemblance mais sa façon d'être contredit tout. Celui-ci se sent observé et se retourne. Il m'observe à son tour me sourit et puis se met à rire. Je ne réagis pas. Il retourne à son match. Les filles seraient prêtes à me piétiner. Bryan est populaire. Très populaire. Alors, finalement, je me lève. Les laisse dans ma nouvelle chambre et prenant mon lecteur cd, je vais dans la salle de sport. J'ai besoin de danser.

J'ouvre les portes, j'ai la salle rien que pour moi. Je prépare le cd. Et malgré mon uniforme, j'attends que la musique éclate. Ceci fait, je me mets à tournoyer, danser, sauter et même voler. J'oublie tout, et je me plonge dans mon passé. Mes vacances de Noël... De 2005. Nos parents travaillaient tous. Alors, on les passait ensemble. Pour se foutre de lui, je l'avais mis au défit de lui apprendre la danse classique.

« Le 27 décembre 2005 ;

- Mais non, pas ainsi ! T'es idiot ma parole !

- Ecoute, c'est pas ma faute si je sens mes précieuses serrées dans ce tutu de...

- SI tu prononces le mot que je sais que tu vas prononcer, ça va aller mal !

- Tutu de merde.

Je pousse un cri de guerre, et sors un appareil photo. Lui en tutu rose lui rentrant dans les fesses. Une, deux, trois. Ça devrait être suffisant. Pire que de le frapper, il comprend seulement ce que je fais lorsque le troisième flash apparu. Il crie et me saute dessus sauvagement. Limite entrain d'essayer de me morde. Il est devenu malade. En courant dans cette salle, je ris à c½ur joie. Cela faisait longtemps. Il me rattrape et essaye de prendre l'appareil. Il n'y parvient pas. Je lui assène un coup et me remets à courir. D'un coup, je sens un poids me faire basculer par terre. Assis sur moi, il me fait le supplier pour qu'il me lâche. Il me prend l'appareil et se retire. On reprend l'exercice tous les deux amères.

- Pas de bourré.

- Pas de quoi ?

- De bourré. B-O-U-R-R-E

Il commence alors à marcher pas droit. Ne sachant mettre un pied en face de l'autre. Faisant une drôle de tête et poussant de drôle de grognement. Il imite quelqu'un d'ivre mort.

- Arrête, t'as vraiment l'air con. La danse c'est un art... Tu dois être trop idiot ou inapte pour pouvoir comprendre ceci, dis-je vexée.

Il éclata de rire, me vexant d'avantage, je sortie de la salle en claquant la porte. C'est comme s'il se moquait de moi, comme s'il se moquait de mon père. Il m'énerve. Il accourt à moi, en faisant de grands jetés se retenant de rire. Je me sens encore plus irritée. Je me mets à crier.

- Mais t'es vraiment lourd ! Fous-moi la paix ! Je ne sais pas ce que j'ai fait pour devoir te supporter mais le jour où je t'ai rencontré j'aurai dû prendre mes jambes à mon cou. T'es vraiment con ! Dégage. Me parle plus. Ne viens plus chez moi. Ne m'appelle plus. Oublie-moi ok ?

- Ok, répondit-il. De toute manière, après une semaine, tu me supplieras de revenir.

- J'en doute ! T'es pas cap de toute manière de rester sans moi plus d'une semaine ! C'est toi qui viendras à ramper devant chez moi !

- N'y pense même pas. Y'a pas que toi comme fille sur terre... Et puis, au moins les autres, elle me servent à quelque chose. Elles, elles ferment leur gueule et je ne les entends seulement quand elles jouissent ! Au moins, avec elles j'peux prendre mon pied. Toi à par me prendre la tête, tu fais rien !

Sur ce, il se casse, claquant la porte. Voilà. Vexés chacun. Mais, un nouveau défit est lancé. Voyons, si on pourrait tenir l'un sans l'autre. Une semaine minimum. Ce n'est pas long. Et il ne m'est pas indispensable. »


Cela me fait sourire. Je me souviens, on avait tenu deux semaines. J'étais vexée qu'il ne soit pas venu au bout d'une semaine. Après deux semaines, je me posais un tas de questions. Alors, un jour. Je suis revenue, à sa porte. Et j'ai déposé son tutu qu'il avait jeté dans la poubelle du vestiaire. J'y ai accroché un mot qui disait l'heure à laquelle je serai entrain de m'entraîner à danser. J'avais pris sur ma fierté. J'avais perdu le défi. Et lui, tout content, l'avait gagné. Mais lorsqu'il était revenu à mon entraînement, j'étais vraiment vexée. Alors, il s'appliqua et paraissait vraiment aimer danser... Il a finit par m'expliquer que ce n'était pas danser qu'il aimait, mais danser avec moi. Dit ainsi, on aurait pu croire que l'on s'aimait. Mais cela restait que pure amitié. Une amitié parfaite remplie de défauts. Voilà, on s'était réconcilié. On pouvait reprendre comme avant. Et se lancer de nouveaux défis.
Alors que je ne me suis pas arrêté de danser depuis tout à l'heure, la musique se radoucit. Je m'arrête en même temps qu'elle. J'entends applaudir. Je me retourne vivement, comme prise en flagrant délit. Bryan me sourit s'approchant de moi. Je suis en sueur et toute rouge. Mais il ne parait pas dégoûté. Il m'observe dans mon uniforme chiffonné par la danse. Son sourire s'agrandit. Je ne comprends pas. Je n'émets pas un son. Il approche sa main vers ma tête, j'ai un mouvement de recul mais finalement je le laisse faire. Il retire une mèche de cheveux qui barrait mon visage. Il me tend alors une serviette pour m'essuyer. Une fois essuyée, je tourne les talons pour changer ne serait-ce que de chemise. Bryan me suit. Je cherche dans le vestiaire, dans les affaires trouvées si une chemise n'y serait pas. J'en trouve une. Sans faire la pudique ou la gênée. Je commence à me changer. Je sens son regard posé sur mon dos. Ma veste tombe par terre. Je commence à déboutonner ma chemise mais je n'y parviens pas. Tous ces souvenirs m'ont chamboulée. Mes mains tremblent je m'énerve.

- Laisse-moi t'aider, dit-il gentiment.

Je ne répond pas, et ne me retourne pas pour autant. La porte du vestiaire se ferme. Je réussis enfin à ouvrir mon chemisier. Je change donc de chemise. Je suis en soutien-gorge. Je m'apprête à reboutonner ma chemise lorsque Bryan passe devant moi. Il me prend les mains et s'assoies face à moi sur le banc. Il me sourit, je me laisse attendrir. Je ne suis pas naïve, mais je n'ai pas le courage de le repousser ou quoi que soit d'autre. Il me fait m'asseoir sur ses genoux. Ses yeux restent fixé sur ma poitrine. D'une main timide, je me cache. Il m'en empêche en reprenant mes mains dans les siennes. Il tourne mon visage et plonge son regard dans le mien. IL m'attire vers lui. Ses lèvres effleurent les miennes. Non. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je... Je... Je me lève brusquement. Il se lève à son tour à son aise. S'excuse sans vraiment y croire. Je me rhabille. Une fois fait, je ne sais pas quoi faire. Rentrer dans ma chambre où toutes ces filles vont m'énerver encore une fois ? Ou, fumer une clope, seule ? Traîner, je ne sais pas trop où ? Ou même rester avec Bryan ? Je ne sais pas. Ne bougeant pas, Bryan interprète cela comme une envie qu'il retente sa chance. Comme si j'avais juste eu peur un peu plus tôt. Alors, de sa main douce, il approche mon visage du sien. Je n'ai pas le courage de le fuir une nouvelle fois. Et puis, son regard était tellement proche de celui de contre-exemple à cet instant que j'avais autant envie que lui, de l'embrasser. Ses lèvres effleurent les miennes doucement, puis il m'embrasse vraiment. Sa bouche est rêche et sèche. Sa langue barre la barrière de nos lèvres et cherche à jouer avec la mienne. Ses mains glissent le long de mon dos. Puis, passent sur mon ventre, entreprennent de défaire les boutons de ma chemise. Mon coeur s'accélère. Je n'ai pas envie que ça aille trop loin. Alors, je ralentis le jeu qui se fait entre nous. Il ralentit à son tour mais ne perd pas l'idée de me déshabiller. Alors, doucement, mon chemisier tombe par terre. Mon pouls s'accélère d'avantage. Mes mains tremblent. Ses lèvres m'en demandent plus. Il glisse ses mains sur ma poitrine encore cachée par mon soutien-gorge. Il s'apprête à le dégraffer lorsque la sonnerie de l'internat raisonne. Dans dix minutes les cours vont commencer. On doit intégrer la cour. Il jure et s'énerve. M'embrasse une dernière fois et m'ordonne de me rhabiller. Tout en gardant ses yeux sur ma poitrine. Je remercie en moi-même cette sonnerie. Je sens qu'il ne laissera pas tomber de si tôt. Je dois alors choisir. Et en marchant, mon sac à dos sur moi, je réfléchis si je veux ou non faire race du passé, tourner la page et le laisser faire ce dont il a envie. Il est temps, je pense, d'oublier ce passé. Bryan me questionne du regard. Je ne réponds pas pour autant. Il me prend la main. Oui. Il est plus que temps. Je ne le repousse pas. Je l'utilise. Il m'aidera à oublier ce passé qui me hante. Peut-être serai-je heureuse avec lui. Peut-être recommencerai-je à vivre... Peut-être.
Ou peut-être pas.










NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245 [/a

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 13:16

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:56

[ OUaip' j'ai pris mon temps et alros ? oO ][ Les agresse pas, ils vont partirent en courant ! ][ Mais noooooooooooon, j'les aime hein ! ][ çà se voit ! Hum... ][ Attends, t'as un problème toi ? ][ Putain t'as tes règles ou quoi ? ][ Tu devrais le savoir puisqu'on est identique ][ Hélas tu as raison. Donc non tu ne les as pas... ][ Je souuuuuuuuuuuuuffre ! ][ Ok pourquoi ? T'es comme le lion avec l'épine à la patte ? xD ][ Beuh non, j'ai juste un nouvel écarteur à l'oreille =D Huhu ==' çà fait maleuuuuh ! ][Ha hum... Putain j'ai honte xD ]

Partie I
Chapitre V ;









Les cours débutent. Bryan ne reste pas loin de moi. Il me parle gentiment, me sourit. Mais je n'y crois guère. Il parle à ses amis, tous me regardent avec envie. Tous rigolent aux choses qu'il leur dit. Je sais qu'il ne parle pas de moi avec amour. Je sais qu'il ne dit pas à quel point j'embrasse bien. Non. Moi je l'utilise à oublier, lui, il m'utilise à se satisfaire. Les heures passent, défilent,... Les grains de sables tombent l'un après l'autre dans le sablier du temps. Le temps, une chose qui me reste incompréhensible. J'ai beau rester dans mon monde, mon passé, mes souvenirs, j'ai conscience de ce temps qui passe et qui surtout refuse d'avancer. Je comprends finalement qu'il a avancé plus vite que prévu. La première pose a lieu. Tout le monde sort dans le froid de l'hiver, pour souffler et se dégourdir les jambes. Je n'ai pas l'opportunité de me poster dans un coin tranquille que Ryan me prend par la main, et m'attire contre lui. Il me souffle à l'oreille que le temps a paru une éternité avant de pouvoir m'embrasser. Des belles paroles. Bien sûr. Je lui fais un bref sourire, il s'en contente. Ses lèvres s'accrochent aux miennes. Je lui rends son baiser. Je sens le regard de toutes ces filles. Elles voudraient toutes être à ma place et moi, je voudrais le plus au monde être ailleurs qu'ici même. Accrochée aux lèvres d'un autre. Je ferme les yeux, l'image de celui que j'aime secrètement depuis déjà bien longtemps apparaît. Je me décroche rapidement des lèvres de Bryan. Je m'enfuie. Le c½ur au bord des lèvres, les larmes au bord des yeux. Il m'appelle. Il veut comprendre. Les autres filles rient, certaines vont trouver Bryan lui faisant comprendre que nous n'appartenons pas au même monde. Mais il se fiche de ce qu'elles disent. Il me court après et m'attrape par le poignet. J'ai envie de le frapper mais ici, cela ne fonctionne pas ainsi. Ce n'est pas aussi simple. Ici je ne peux pas simplement péter un plomb sur quelqu'un et me faire consoler ensuite par cette même personne. Ce n'est pas si facile. J'avais envie de le tester, vérifier s'il était aussi ressemblant à contre-exemple. S'il allait me frapper. Et finir par me chatouiller pour reprendre le contrôle. S'il allait ensuite s'excuser et me consoler lorsque je finirai en larmes comme toujours. J'avais envie mais... Pas ici. Pas avec lui. Et puis, je n'étais plus la même. Maintenant, je me contentais de me faire oublier sans y parvenir et de subir sans rien dire. Alors, lorsqu'il m'attrapa et m'obligea à le fixer dans les yeux, je me contentais de retenir mes larmes. Pourquoi avais-je tellement besoin de pleurer ? Sans doute parce qu'une fois de plus, je n'arrivais pas à m'enfuir du passé. Je n'arrivais pas à me dire que même sans lui, la vie continuait. Car c'était faux. Lorsqu'on m'a arraché de lui, on m'a arraché mon envie de vivre avec, qui déjà à l'époque était fragile. Je ne pourrai jamais faire race du passer. Simplement parce que si je suis encore en vie c'est pour le souvenir du passé. La promesse d'un passé que je voudrais oublier, oublier... Oublier que j'ai connu mieux, qu'il existe mieux. Mais. Je m'en souviens. On m'a arraché à cette vie, on m'a arraché à ma vie, on m'a arraché à mon espérance de vie. Je me souviendrai toujours du premier jour ici. Je m'étais renfermée directement.

« Le 15 février 2006 ;

Ma mère roule comme une cinglée. Elle ne fait qu'accélérer, elle est devenue folle. Mais, je m'en fiche. Que l'on se crache que l'on vole dans le décor. Qu'elle crève ! Je ne veux que ça. Qu'elle crève. Comment a-t-elle pu ? Pourquoi m'a-t-elle séparé de lui ? Ne sera-t-il plus qu'un souvenir ? Non. Il me l'avait promit. Il me l'avait dit.

- Kimi o mitsukedasu

Il m'a promit. Il me retrouvera. IL me retrouvera. Je veux qu'il me retrouve. Sa voix était telle un murmure mais je l'ai entendue. Un pacte scellé de notre dernier regard. Un pacte scellé par ce dernier moment si particulier, si différent de tous les moments que l'on a pu partagé. Il m'a promit, il me retrouvera. Il me l'a promit dans cette langue qui pour moi est sacrée. Il me l'a murmuré et ensuite crié. Il l'a crié, pour que je l'entende, mais pour qu'elle ne comprenne pas. J'ai pleuré comme jamais. Elle, elle restait dure, malgré que je l'aie supplié. Lorsqu'elle nous a découvert, ensemble, nous, nous disant adieu, elle est devenue folle. Il est loin mais je lui ai promit de vivre. Tout ça, c'était il y a trois jours. Elle me conduit à présent dans un nouveau lycée. Encore un lycée privé de riche. Qu'y puis-je ? Je ne la changerai plus. A moins qu'elle s'éclate le crâne contre le tableau de bord, peut-être qu'un caillou de sang se formera dans son cerveau et la rendra cinglée. Peut-être qu'on l'internera dans un asile et que je serai enfin libérée de son emprise. Je devrais même peut-être l'aider à atteindre ce tableau de bord. Je devrais peut-être attraper le volant et la faire se prendre une voiture... Oh, qu'aimerais-je faire ça. Mais, sans lui près de moi, je me sens faible, mourante loin de lui. Je n'ose plus. Je ne parle plus. Mes lèvres ne se sont pas desserrées une seule fois depuis que je lui ai lâché sa main tandis qu'elle me tirait par les cheveux pour que je le lâche sauf une fois, j'ai crié comme je n'avais jamais crié. J'ai crié jusqu'à en perdre ma voix. Ma mère n'a pas cillé même une fois du regard. Elle n'a pas crié et ne s'est pas énervé et encore moins excusé. Non, elle m'a ignoré. Depuis, je n'ai plus ouvert la bouche, je n'ai plus mangé ni bu, je n'ai plus que fixé le vide, son visage dans ma tête. A chaque seconde, des images s'alternaient, le visage de ma mère que d'une manière ou d'une autre, finissait dans un sal état et le visage de mon contre-exemple, son visage apaisant qui me calmait et m'empêchait de tuer ma mère. Chaque minute pareille à des heures qui avançaient m'éloignait un peu plus de la réalité. A chaque instant, je m'enferme d'avantage sur moi. Plus aucune expression ne passe par mon visage, je bouge à peine, chaque soir, je me réveille un peu, pour me fumer un ou deux joints, parfois plus. Et ensuite, je réintègre le monde de mes souvenirs. Là où mon âme est restée coincée. La voiture freine d'un coup. Ma mère ne supporte plus de me voir ainsi, ne pas réagir, sans aucune expression. Elle en devient folle mais ne dit rien. Elle sort et claque la porte. Nous sommes arrivées là où je ne veux pas aller, mon nouveau lycée. Tous ces jeunes dans leur uniforme nous dévisageaient. Elle ouvrit ma porte et me tira par le poignet. J'eus enfin une réaction, je la repoussa violement et rentra a nouveau dans mon esprit. Elle me rattrapa et me tira jusqu'au proviseur qui nous attendait devant l'entrée de l'école. Je fermai les yeux. Elle tira une dernière fois sur mon poignet. Le proviseur était au courant de mon cas particulier. Il avait l'intention de ne pas être cool et ouvert. Mais, je m'en fichais. Je ne le salua pas, ne le regardais pas, ne lui parla pas non plus. Les élèves entrèrent tous sous la sonnerie. Ma mère partie elle aussi, un grand sourire aux lèvres, elle s'était enfin débarrassée de moi pour la journée du moins. Je suivi le directeur, qui lui, me conduit jusqu'à ma nouvelle classe.

- Bonjour, je suis là pour vous présenter votre nouvelle camarade. Natsuko Kana. Elle vient directement de France mais parle couramment l'anglais, je compte sur vous pour un bon accueil.

Il partit, les autres avaient l'air sage et respectueux en vers lui. La prof qui paraissait interloqué par ma présence ne remarqua pas tous les regards noir que je m'attirais ni tous ces sourires hypocrites qui ne m'annonçaient rien de bon. Je fixe un point devant moi, m'asseois à une place vide. Un pied se tend, je ne le vois pas. Je m'étale. La tête première. Je reste à genoux par terre, essayant de comprendre. Mon visage caché de mes longs cheveux noirs mèchés de rouge. Je me lève, ne dis rien, aucune expression ne s'affiche sur mon visage. La prof ouvre le dossier apporté par le directeur.

- Par coutume je vais lire à voix haute ton dossier. Si tu as une objection à cela dis-le-moi, j'en tiendrai compte.

Je ne cille pas, ne relève pas la tête, ne réponds pas. Les chuchotements s'élèvent. On me traite de snob, de sourde, de pimbêche, de sale grunch ratée, etc. Je ne réponds pas. Elle lit mon dossier. Les voix se taisent, les yeux s'ouvrent grand, les bouches forment des « o ». Je ne réagis pas.

- Nationalité japonaise, abandonnée de son père étant jeune, 16 ans, ayant vécu toute sa vie en France, quatre renvois définitifs de ses écoles précédentes...

La prof hésite à continuer mais elle le fait quand même. Sa voix se transforme en murmure. Mais bien assez fort pour que tout le monde l'entende.

- Pour causes de drogue, alcoolisme, délinquance, non respect et violence répétitive envers les élèves ainsi que les pro-fe-sseurs. »


Bryan me question du regard, je me blottis contre lui. Je comprends qu'il ne me servira à rien. Je comprends que même avec lui, je n'arriverai pas à oublier ce passé. Je comprends ce que j'ai toujours su. Je ferme les yeux et je l'écoute me parler doucement ou plutôt je l'écoute se parler à lui-même.

- Parfois, je me demande à quoi tu penses lorsque tu fixes le vide. Je me demande ce qu'il pourrait bien se passer dans ta tête.

Je ne réponds pas comme toujours, il entoure mes épaules de ses bras, on s'enlace, ainsi, au milieu de la cours. Je me suis déjà perdue dans mes pensées. Ma bouche s'ouvrit.

- « Kimi o mitsukedasu. »

Il me regarde sans comprendre, je ne cherche pas à m'étendre sur le sujet. Cette phrase était ce qui me ramenait toujours à mon passé. Le jour où tout s'est déchiré, et tout renforcé. C'est ce jour-là que j'ai compris et c'est ce jour-là que je l'ai perdu. Comme quoi, c'est quand on perd ou qu'on est sur le point de perdre quelque chose, que l'on comprend à quel point, elle peut être importante. Je l'ai perdu. Et peut-être à jamais. Je garde le peut-être, parce qu'il m'a promis. Mais cela change-t-il quelque chose ? Ce n'est qu'un mot après tout, non ?
La pose se termine, on retourne en cours, encore sous le regard de toutes ces filles. Lorsque la journée se fini, je retourne dans la salle de sport. Là, y traîne beaucoup de monde, les filles, qui regardent les garçons jouer au basket. Moi, j'entre dans une petite pièce à part, le sol est couvert de tapis. C'est là, où on a gymnastique. J'enclenche comme plus tôt ma musique, et je danse. J'ai pris soin, cette fois-ci, de me changer. Dans mon training noir, je tournoie et virevolte dans la salle. Je pense que c'est le seul moment où je suis vraiment connecté au présent. Je ne vois probablement pas les portes qui se sont ouvertes, je continue à danser... Lorsque je me calme, l'équipe de basket accompagnée de certaines filles me regarde... Des insultes fusent comme quoi je me la jouerais. Je n'y réponds pas. Je me suis déjà renfermé dans mon monde. J'éteinds la musique et m'éloigne à grand pas. Bryan faisait partie de ces gens. Il n'a fait aucune remarque mais riait à celles des autres. Je ne m'en sentais pas blessé, je ne m'attendais pas à ce qu'il prenne mon parti. Bien au contraire. Il pouvait être gentil mais pas pour autant amoureux. J'avance dans la cour et atteinds le bâtiment de l'internat. Je m'y loge, et m'allonge sur mon lit. J'ai besoin de réfléchir.

« - Tu crois à l'amour toi ?

- Pourquoi tu me demandes ça ?

- Ho je ne sais pas... J'me dis que t'as du connaître l'amour puisque tu as tellement de filles à tes pieds.

- Non, je ne l'ai jamais connu. Je suppose que ça existe mais ce n'est pas pour des gens comme nous.

- Explique.

- Nous ne sommes pas gâtés par la nature. Nous n'avons pas eu droit à l'amour d'une famille, alors pourquoi aurions-nous droit à connaître l'amour simplement ?

- Oui tu as raison. C'est pour ça que tu passes toujours d'une fille à une autre ?

- Dit, t'es dans ta période philosophe en grande réflexion ou quoi ? Ou peut-être es-tu simplement intéressée ?

- QUOI ? Intéressée moi par toi ? Laisse moi rire ! Qui serait intéressé par toi ? A part ces fausses blondes sans cervelle aux gros seins siliconés.

- Au moins, on s'intéresse à moi comparé à toi.

- Je n'en serais pas fière à ta place. Les baiser une fois et puis passer à la suivante... ça fait juste pitié !

- T'as pas à me juger. Je fais ce que je veux avec qui je veux...

- Avec qui tu veux ? Mais pour qui te prends-tu ? Tu te crois supérieur aux autres, tu crois que tu peux t'imposer à eux et qu'ils ont juste à fermer leur gueule ? Je croyais que t'étais pas aussi con mais finalement t'es comme eux... A ne penser qu'à toi, ne voir que toi, et ne croire qu'en toi. Tu te crois différent, mais t'es qu'un salaud qui se fiche de ce que peuvent bien ressentir les autres !

D'un coup, il ne put plus se retenir, et il me frappa violement. A peine quelques secondes suffirent pour que la marque cuisante de sa main s'étale sur mon visage. Je ferme les yeux pour me calmer mais cela ne serre à rien. Je sais que sans l'état dans lequel je suis à présent, je risque fort bien de l'envoyer à l'hôpital. Alors je m'éloigne en courant de cet endroit. De ce con qui ne cherche qu'à soulager sa conscience et ses besoins de mâle.
Je cours dans la cour, on a dû sécher toute la matinée, parce que la récréation avait déjà commencé. Je fonce dans les personnes se trouvant sur mon passage, derrière j'entends déjà contre-exemple sortir de notre cache. Il crie mon nom, il ne fait que m'énerver d'avantage. Quelqu'un me pousse, refusant de me laisser passer. J'enrage en moi-même. J'ai envie de crier de frapper dans le tas.
Je regarde Trina. Une fille de ma classe. Elle m'a toujours énervé. Autant en profiter. Je crie et lui envoi mon poing. Je passe mes nerfs par coup de poing, de tête, de pied. Elle est à terre, le visage en sang, pratiquement inconsciente. Contre-exemple m'arrête, me retient, je veux en remettre une couche. Il m'en empêche, je crie, pleure, me tourne sur lui, tente de le frapper. Mais tout le monde est sur moi, tout le monde m'en empêche. On me frappe, tente de m'arrêter, il ne le supporte pas. La règle a été transgressée. Seul lui a le droit de me faire du mal, seule moi, ai le droit de le frapper. C'est un véritable chaos. Tout le monde contre nous deux. Les profs en alerte viennent nous séparer. En bons élèves, ils écoutent.

***
**


Nous sommes tous deux renvoyés de l'école. Une fois de plus. Je ne lui ai plus adressé la parole déjà depuis bons nombres de jours. Je lui en veux toujours, en fait. Non. J'en ai juste sur ma fierté. Mais bon, c'est à lui de venir, c'est lui qui m'a frappé en premier. Trina a été envoyée en soin intensif et l'histoire a été étouffée. N'oublions pas, la réputation d'une école privée passe avant tout. Voilà qui change mes plans. Je vais devoir trouver une autre école, qui me renverra bien vite, toujours en compagnie de mon fameux contre-exemple. Il est passé tous les jours au plus grand malheur de ma mère pour se faire pardonner. Mais je vais le laisser encore un peu mariner. Après tout, j'adore le faire enrager. »


J'ouvre les yeux précipitamment, je suis allongée sur mon lit, les joues brillantes de larmes. J'ai encore rêvé de mon passé, rêvé de lui. Cela ne fera qu'une fois de plus.
Quelqu'un est dans ma chambre, je sais qui c'est, je n'en prends pas garde. Je ne veux pas le voir, mes souvenirs sont encore trop proches, il lui ressemble de trop. Je ne pourrai supporter d'avoir à le regarder dans les yeux. Alors je me lève et pars de cet internat sans permission. Je m'éloigne à grands pas. Je rêve encore de mes derniers jours passés avec lui. De mes dernières heures. Et de toutes ces choses que j'ai compris trop tard.










NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245 [/a

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 08:29

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:56

[ chapitre 66666666666666666666666666666666666§ =D ][ Huw, ce serai pas le 6][ c'est ce que j'ai dis beteuh ! ][ Ha....... ][ Niah niah niah ! ][immature][ toi mêmeuh ! Hey cui ocntenteuh ! j'ai plus de lectereuh !! =D ][ Psss ][ Quoi "psss mêle toi de ce qui te regarde ! ][On t'appelle pour bouffer... ][ Je sais, j'ai pas faim. ][Ouias mais si t'y va pas tu vas te faire engueuler. ][ OUais je sais, bon, j'cloture ici... ][Hihi, j'ai toujours raison (H)][ Rêve ! A et au fait ! JOYEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUX NOUUUUUUUUUUUËL !!!! et l'otr TG ]

Partie I
Chapitre VI ;









Les lueurs du soleil s'affaissent doucement laissant place au noir de la nuit. Moi, je marche toujours dans les rues à l'aveuglette, ne sachant où cela me mène. Je n'ai nulle envie de rentrer, nulle envie de les voir, nulle envie d'être des leurs, même si, dans un sens maintenant, je le suis.
Je pense comme toujours à mon passé, pourquoi changer les habitudes ?
Je suis là, à errer dans les ruelles de Manchester, alors que je pourrais être ailleurs, avec pour compagnie la seule personne que je n'haïs pas.
Il est difficile de croire que je puisse haïr chacun d'entre vous, et pourtant, c'est le cas. Je vous haïs tous autant que vous êtes. Ce monde est trop grand pour moi, ce monde est trop petit pour moi. C'est simple, c'est complexe. Je n'y puis rien, la société ne veut pas de moi et moi je ne veux pas d'elle.
Il est comme moi. C'est pour ça, qu'il est le seul que je n'haïs pas. Ho, bien sûr, avant j'ai aimé d'autres gens. J'ai aimé ma mère, j'aurais peut-être aussi aimé mon père s'il ne m'avait pas abandonné. Il y a un temps, lorsque je ne connaissais pas encore ce mot que je répète souvent, « haïr », j'étais partiellement heureuse. J'étais proche de ma mère, j'étais surtout très jeune, jeune, inconsciente et encore innocente. Mais ma mère m'a vite remise en place. Lorsque j'ai commencé à attraper les traits de mon père, et que j'ai commencé à apprendre à me poser des questions.
Oui, déjà à l'époque, je n'étais pas comme tout le monde. J'étais curieuse, j'avais soif de connaissance, je ne pensais pas à jouer aux Barbies ou toute ces choses. Déjà à l'époque, je me souviens, je cherchais à apprendre à connaître les gens avant seulement de les approcher. Pas comme toutes ces autres filles, comme à la maternelle, qui tout ce qu'elles recherchaient était s'amuser sans chercher à savoir qui est cette personne en face de toi. L'innocence de cet âge, je ne l'ai peut-être pas connu assez longtemps. Cette époque, ou seulement deux brèves minutes suffisaient pour se faire une meilleure amie et jouer avec elle dans la cour de récré. Non, je n'ai jamais été ainsi. Du moins, pas à mes souvenirs. Ma mère m'avait remise à la réalité trop rapidement, peut-être.
Je passais mon temps collée à ma mère, cherchant à l'aider. J'étais adorable comme le répétait régulièrement ses collègues de bureaux de ce temps-là, où elle travaillait encore. Je m'exaltais à taper sur son clavier et à tout dérégler... J'étais déjà à l'époque un petit monstre, mais tellement mignonne. Ma mère m'adorait, mais tout a changer maintenant elle ne peut plus me voir.

« - Joyeux anniversaire mon c½ur ! T'es une grande fille maintenant ma chérie ! T'as quel âge encore ma puce ?

- 6 ans grand comme ça !

Je souris à ma maman, je suis contente, j'ai soufflé mes bougies et j'ai fait mon v½u. J'aime fêter mon anniversaire, mais ma maman, elle a invité toutes filles de ma classe. Je ne les aime pas, elles pleurent toujours, se tirent les cheveux, rigolent comme des bébés et en plus, elles font que jouer ! Je m'ennuie toujours, moi j'aime parler. C'est ce que je fais toujours avec ma maman, on parle, on discute. On rigole aussi beaucoup, mais pas pour les mêmes choses. Maman dit que c'est parce que je suis très intelligente, mais je suis normale moi. Ce sont elles qui ne veulent pas parler, qui sont encore des petits bébés. Elles m'énervent. Les garçons c'est encore pire, plus immature tu meurs. Ils font qu'ennuyer les filles et soulever leurs jupes pour regarder en dessous. Comme s'ils ne savaient pas que les filles n'avaient pas de zizi, ils s'exclament à chaque fois qu'on n'en a pas. Et puis, ils me prennent pour un garçon parce que je ne mets pas de robe, parce que je ne joue pas à la poupée et parce que je me bats quand on m'ennuie. Maman n'est pas contente que je me batte mais je lui ai dit mot pour mot « Maman. Tu connais mieux que moi les garçons, ils n'écoutent pas, ne font qu'à leur tête. Si je leur avais dit simplement que j'étais une fille pour qu'ils ne touchent pas à ma petite culotte, ils n'auraient pas écouté. Alors j'ai dû le leur dire dans leur langage. Celui des poings, des vilains mots, des coups de pieds et de genoux. Le problème c'est que parfois ils oublient alors il faut tout recommencer. Mais ne t'inquiète pas ma maman chérie. Ils me font pas mal, ils sont trop nuls. » Je sais pas pourquoi, mais ça a fait beaucoup rire maman. Elle m'a ébouriffé les cheveux et a arrêter de me gronder.

- Laisse moi parier tu as demander un poney comme voeu ?

- Non. Je sais que si je te le dis ça ne se réalisera pas, mais je suis pas idiote, les v½ux c'est juste pour faire rêver alors je te le dis. Mon v½u c'est de retrouver mon papa.

Le sourire de maman s'est effacé. Les petites filles de ma classe se sont éloignées, elles n'aiment pas quand je commence à parler alors elles sont parties jouer avec mon chien. Je vois qu'elle n'est pas contente mais elle ne dit rien. Rien du tout.
Je vais près des filles de ma classe, maman ne fait plus attention à moi. Elle sert les petites de gâteaux mais ne me regarde même plus. »


Ce fut ce jour, où tout a changer, distante, froide, sans égard envers moi,... Elle n'était plus ma mère, elle n'était plus celle que j'ai pu aimer. Elle avait commencé à ne plus me voir, elle ne me supportait plus. Elle devenait méchante, aigrie, mégère, harpie... Elle montrait sa véritable nature, elle montrait le côté sombre d'une mère dont l'enfant n'est pas supposé connaître. Elle m'accusait ouvertement d'être la cause de la fuite de mon père.

« - Pourquoi tu veux pas me parler de mon papa ? À quoi ressemblait-il ? Il était gentil ?

- Ne l'appelle pas ainsi ! Ce n'est pas ton père, il n'est rien pour toi ! Je suis la seule qui t'ai élever, j'ai tout sacrifié pour toi regarde comment tu me remercies !

- Pourquoi es-tu méchante ?

- Méchante ?! Méchante !!! Tu oses dire que je suis méchante ? Mais qui est le méchant dans l'histoire ici ? Pas moi ! Moi je suis la victime ! C'est lui le méchant ! Lui ! Pas moi ! C'est lui, tu te lies contre moi avec ton père. Même quand il n'est pas là, il réussit à me blesser une nouvelle fois ! Tu n'es pas mieux que lui, tu es tout comme lui. Tu n'as pas de c½ur, pas d'âme. Regarde toi, depuis toute petite, tu n'as pas été apte à te faire une seule amie ! Regarde-toi bon sang !

Je baisse les yeux, je m'observe. Maman est méchante, maman... C'est plus ma maman. Je ne l'aime pas cette femme. Elle ne se souvient même pas du jour de mon anniversaire. Elle ne peut pas me comprendre, comme tous les autres, comme tous ceux de mon âge, comme tous ceux de son âge, comme tout le monde d'ailleurs. Je suis seule, unique. On me l'a bien assez reproché. Ce n'est pas ma faute à moi. Pas ma faute. Non. Non ce n'est pas moi. J'ai rien fait moi, je veux juste savoir le nom de mon papa, je veux juste savoir s'il était gentil, s'il était beau, je veux juste connaître un tant soit peu sur mon papa. Je fais rien de mal. Et quoi ? Mes yeux bridés, mes cheveux sombres me cachant le visage, mes vêtements noirs toujours salis à force de me battre... Hé bien quoi ? Ce n'est pas ma faute, je suis comme ça. Elle ne veut quand même pas que je mette de petites robes rose Barbie... Pourquoi elle est méchante ?
Peut-être parce que ça fait longtemps que je lui ai plus fait de câlin. Peut-être que si je lui en faisais un, elle redeviendra comme avant, comme ma gentille maman qui souriait tout le temps et qui chantait en faisant à manger.
Oui, c'est ça, un câlin, juste un câlin.

- Me touche pas petite garce ! Me touche pas toi qui a été procréée par ce salaud qui m'a abandonné ! Me touche pas t'as compris ? T'es pas une fille, t'es un monstre, t'es un putain de monstre !

Je ne peux retenir mes larmes, ses mains sur mes joues frapper l'une après l'autre tandis qu'elle criait ces atrocités. Etrangement, ses mots me font plus mal que les claques que je viens de recevoir. Ce n'est pas ma maman ça. Ce n'est pas ma maman qui aurait fait ça. Ce n'est pas ma maman qui aurait dit ça. Ma maman elle m'aime. Hein dites-moi qu'elle m'aime. Maman. Tu m'as abandonné à ton tour. Après papa, maintenant toi. T'es plus ma maman, je t'aime plus, c'est simple. Je ne t'aime pas. Je ne t'aimerai jamais, jamais, jamais, JAMAIS ! Je te hais, je les hais, je vous hais tous.

- Tu sais quel âge j'ai ?

- Qu... Quoi ? De quoi parles-tu ?

- Aujourd'hui, j'ai eut mes dix ans. Aujourd'hui, mon cadeau d'anniversaire a été de me faire frapper et insulter par une femme qui avant j'aurais nommée, une mère, ma maman. Mais, dix ans, c'est l'âge des grands. Je suis une grande maintenant, les grands n'ont plus besoin de leur maman. Encore moins, si on la déteste. Je te hais ! Je comprends que papa il ait préféré la danse à toi ! »


Ce fameux jour, j'ai fini une semaine en fugue, quand je suis revenue, ma mère ne m'a rien dit. Elle ne s'est pas excusé en se jetant à mon cou. Elle n'a pas pleuré toutes les larmes de son corps, soulagée que je sois revenue. Pour tout dire, elle n'avait même pas appelé les policiers pour les prévenir de ma fuite. Non, elle s'en fichait éperdument. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec moi. Elle a lâché son boulot, et utilisé l'argent que mon père lui avait laisser, faisant de nous une famille riche. C'est là qu'elle a commencé à faire la pute. A passer d'un mec à un autre, tous aussi riche. A leur user le pognon et leur temps, briser les couples et les ménages. Pour ne plus à avoir à s'occuper de moi, elle avait engagé ma première gouvernante, mis en école privé, et elle, elle passait son temps ailleurs. Elle revenait de temps à autre pour la nuit, et se réveillait tôt le matin pour ne pas me voir. Elle partait à des congrès, des fêtes de riche, elle apprenait à se faire un nom. Les femmes nous détestaient, les hommes nous aimaient. Du moins, ils l'aimaient, elle. Aucun d'eux n'était au courant, que cette jeune femme, belle et riche, avait un enfant.
Ce fut, lors de cette semaine, que j'eut goûté à mon premier joint, à ma première connerie, à mon premier acte de délinquance, à ma première nuit à errer dans les ruelles sombres,... A toute ces choses qui font les gens que l'on nomme vagabonds. J'étais devenue cela, une vagabonde riche. J'avais pris goût à la colère, à la haine, à la rue. J'avais pris goût aux plaisirs de transgresser les lois. J'étais sur un chemin que l'on nomme sombre, mais qui tenait le nom que personne ne voulais entendre, mais qui résonnait étrangement comme la vie. J'étais devenue moi. Tout ce que j'avais gardé en moi durant ces quatre années, entre ces deux anniversaires, où tout avait éclaté, s'était relâché d'un coup. Durant cette semaine, qui m'avait changée. Qui m'a fait devenir ce que j'étais, avant d'arriver ici, en Angleterre. Le seul amour que je n'avais jamais connu s'était envolé avec, pour laisser place à la rage.









NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245 [/a

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 14:47

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:55

[ Héhé, surprise, déjà un nouveau chapitre. Deux jours seulement. Donc voilà le chapitre 7. Pas cool çà ? ][ C'est qu'un chapitre après tout... ][ Merci de m'aider toi ==' ][ Mais de rien =D ][ Enfin bon, je profite des vacances pour vous gâter, parce qu'après, y'aura plus moyen. C'est simple, si je veux pas me faire virer de l'école, j'dois faire des efforts... ][ Le blème, c'est que les effort c'est pas seulement dans le comportement, et que le ptit chef t'aime pas trop.. ][ C'est pas ma faute à moi s'il aime pas ceux qui veulent s'exprimé... ][ Ouaip' Victime va ! ][ Cout', s'il aime pas mes cheveux rouge, mes pantalons déchirés, mes sarouels ou mes casquettes mon maquillage sombre et gros sweet skateur,, c'est ni ma faute moi... ==' ][ Ouais mais bon, y'a pas que çà qui fait... ][ En gros je suis pas là pour parler de çà ? D'ailleurs pourquoi j'parle de çà... Chui en vacance merde ! Pourquoi j'parle des cours ? ][ Parce que çà te tracasse trou duc' ][ Merci. Tu fais toujours plaisir toi... Enfin bon. En gros, j'en profite. Alors voilà un chapitre. Plutôt long en plus =) ][ Et s'il aime pas les longs ? ][ Bah tampis parce que moi j'aime bien... Plus çà dure, meixu c'est non ? =D ][ Perversse ! ][ Meuh non quelle idée ? (A) =D ][ Aller bonne lecture. ]

Partie 1
Chapitre VII ;








Je passe une nuit, deux nuits, trois nuits dehors, à errer sans but précis. Je finirai par rentrer, je le sais, mais pas encore. Pas maintenant. J'ai besoin de me retrouver, mais je me suis égarer il y a bien trop longtemps. Je ne sais plus qui je suis, à part le registre d'un tas de souvenir. Je suis moi-même un souvenir. Je vis comme un souvenir, comme à fantôme. Je ne parle pas, je n'agis pas, je ne mange pas, je ne vis pas. Je dors, je me lève, je me fais ploter par-ci par-là, on me force à me nourrir un tant soit peu, je danse, je rêve, je me souviens, je subis les autres. Voilà tout ce que je suis. Cela ne me plait pas, mais plus rien ne me plait à par mes souvenirs. Je me nourris d'eux, ils sont mon essence de vie, ce qui ravive l'étincelle dans mon c½ur lorsque j'oublie de vivre.
Voilà déjà trois jours que je marche sans savoir quelle est la destination finale, trois jours que je ne me suis pas arrêté, que je n'ai pas mangé, bus ou dormis. Cela parait surhumain, improbable, la fatigue aurait du m'avoir atteint. Mais cela ne l'est pas, quand on est déjà morte. Le semblant de vie qu'il me reste est caché loin dans mon âme châtiée. Je n'y puis rien si je disparais, si j'ai disparu, et que je me suis perdu.
Tout en continuant à marcher, je sors ce qui m'aidait lorsque j'étais encore chez ma mère, un petit joint pré rouler. Je me l'allume. Faut bien que je fasse quelque chose pour me sentir mieux, puisqu'il m'a fait promettre de ne pas utiliser cette alternative. Quelle alternative ? Et si, pendant que je fume ce petit joint, on retournait dans ma mémoire, se visionner une nouvelle séquence de ma vie... C'était, ho, je ne sais plus exactement. Il y a déjà pas mal de temps. Pourtant ce n'est pas une chose qui s'oublie.

« - C'est à mon tour de te lancer un défi. Hier c'était toi. D'ailleurs par ta faute, j'ai du me laver cinq fois hier soir...

- Quoi, elle est pas un bon coup la cuisinière ?

- Beuheuheu.

J'éclate de rire tandis que lui, tremble de dégoût se rappelant ce qu'il a du caresser la veille.

- Et si...

Son ton redevient sérieux, il a trouvé son défi, je sens qu'il ne va pas être simple et que je ne vais en sortir indemne. Ses yeux pétillent avec impatience tandis qu'il se traîne à me donner sa brillante idée. Lorsqu'il me raconte, j'ai du mal à y croire. Mais, pourquoi pas après tout. Ce n'est pas si dur. Je me lève, et avec un air de gravité je vais pour le prendre dans mes bras. Mes lorsque je m'apprête à me coller à lui, je n'arrive pas. Je n'y suis jamais arriver. C'est toujours lui qui vient à moi. Toujours. Alors, je lui tends la main, d'une manière cérémoniale. Je rigole légèrement pendant qu'il la serre, mais lorsque son idée avait franchit ses lèvres, un « je ne sais quoi » en moi m'a fait tout drôle. Comme si c'était évident que je devais le faire. Le faire vraiment. Alors, tout en avançant vers les bâtiments tandis que lui attend dans la cours, mon c½ur ce mets à battre. Je m'apprête à faire le pas. Je monte les marche vers ma destiné qui me parait si évidente. Une boule dans ma gorge m'empêcher de respirer, mon estomac était tout retourné, pourquoi si je savais que c'était la bonne chose à faire ais-je peur ? Je monte le deuxième étage, je n'arrive plus à respirer, je cours littéralement dans les escaliers bousculant, personne après personne. Je cours, pour arriver plus vite, pour que çà finisse, pour que je puisse être enfin fixé. Au troisième étage, et dernier, je sais que c'est le moment. Les couloirs sont à présent déserts. Tous dans la cours de récré ou le spectacle va bientôt commencer. J'ouvre la porte qui nous est interdit, la porte qui nous mène au toit. Je monte échelon après échelon de l'échelle lentement. Contre exemple ne va pas être déçu, sont défis va être remporter, peu être même un peu trop. Je me redresse de toute ma hauteur, le vent souffle sur mon visage. Je ferme les yeux. La boule dans ma gorge ne fait que grossir. Je souffre, mais bientôt, je serai soulagé. De tout ce que j'ai pue subir depuis mon enfance. Je vais enfin être libérer, et libéré le monde qui doit me supporter.
Contre-exemple... Si tu savais comme je suis heureuse de t'avoir connu... Sans toi, tout cela n'aurait pas eut le même prix, tout çà n'aurait pas été le même, tout çà n'aurai pas eut cette légère lumière que tu pouvais émettre dans ma vie. Tout cela, tout ce que tu as fait. Je n'aurai pas eut le même regard sur les gens. Ensemble, on a parcouru le chemin sombre de la vie, ensemble on s'est enfoncé d'avantage dans le sombre, nous emportant l'un l'autre dans notre chute respective. Maintenant, je vais te lâcher. Je vais te laisser remonter la pente, car à deux, on est bien trop lourd. Contre exemple. J'aurai, peut-être un jour, finit par t'aimer. Je ne te hais pas, c'est déjà tellement pour moi.
J'avance pas après pas, le vent soufflant dans mes cheveux, faisant flotter mes vêtements trop larges pour mon corps trop mince. J'ai gardé les yeux fermés, je n'ai réussis à garder mes larmes plus longtemps. Je vois tous les visages des gens que je côtoie défiler sur l'écran noir qu'émettent mes paupières. Je vois tous mes jours de souffrance défiler à une allure extraordinaire, mes pleures redoublent,... Mes larmes restent malgré tout silencieuse. J'approche lentement du bord, je décide d'ouvrir les yeux. Pour observer ce monde si hostile une dernière fois. Le ciel est gris, l'air sent les gaz d'échappement, le murmure des conversations d'étudiant vienne transporté par le vent, les klaxons du carrefour rythmes le silence, aucun animal n'est à ma vue, aucune verdure naturelle non plus, une goutte tombe, puis d'autre. Voilà le monde que j'apprête à quitter. Rien de bien beau, de bien accueillant. Je baisse les yeux, j'observe tout ce petit monde, j'arrive enfin au bord. Contre exemple lève la tête, il m'observe. Il me connaît, il sait quand je fais semblant ou non, mais de si loin de moi il ne pourrait pas savoir. Même s'il est partagé, même s'il doute, il ne sait pas exactement si je joue ou non. D'ailleurs moi non plus je ne le sais pas. Je ne le lâche pas des yeux, voilà, la seule chose de belle qui me raccroche à ce monde. Une paire d'yeux bleus magnifique, une masse de cheveux noirs ébouriffés, un sourire charmeur mais fragile, un corps musclé mais fin, un contre exemple en toute beauté. Lui seul éclaire mon monde, mais maintenant, elle est libéré de la lanterne, ainsi cette lumière pourra éclairé qui bon lui semblera.
Un cri me fit sortir de ce moment magique. Où tout semblait aller au ralentis, ou j'observais chaque chose de ce monde. On vient de m'apercevoir, les gens s'attroupent, ils crient, jurent, certain me regarde avec curiosité voulant simplement voir la mort. Une prof se trouve au beau milieu de tout ce monde. Contre exemple ne parait pas confiant, il avance sans me lâcher des yeux, j'aurais du déjà partir une fois que tout ces gens s'étaient attroupé, j'aurais du m'asseoir sur le bord faisant semblant de simplement observer le paysage. Mais non. Il ne l'avait pas prévu. Il était trop tard pour courir jusqu'au toit. Je lui souris au travers de mes larmes, mon dernier sourire lui étant accordé. J'avance d'avantage du bord, mes pied à moitié dans le vide, mon c½ur bat rapidement, comme voulant battre le plus de fois possible avant de s'éteindre à tout jamais. Je fais un signe à mon seul ami et franchis le pas qui me séparait de la mort.
Le vide, autour de moi, je n'entend plus rien, le vide, le trou noir, aspirer par le sol, mes vêtement plaqués à mon corps, les étoiles brillant dans mes yeux, quelques secondes avant de mourir. Je m'approche du sol, proche de la mort. Je vais mourir.
Je ne suis pas morte. Je n'agonise pas. J'ai mal, j'ai subi un grand choque mais je ressens encore la douleur, le vent sur ma peau, l'humidité de mes larmes, le chaud du sang sur mon crâne.
J'ouvre les yeux difficilement, il est sous moi, je suis dans ses bras, il m'a rattrapé. Il m'a empêché de mourir. Contre-exemple est là, étalé par terre, me serrant dans ses bras, il me serre fort, il gémit de douleur, le choque à été violent. Il m'observe horrifier, ma tête saigne abondement, j'ai quand même réussis à me cogner « légèrement » la tête au sol mais pas encore d'avantage pour mourir, il a amortis le choque. Il m'allonge sur le sol, un tas de curieux est là. J'ai du mal à retrouver ma respiration, mes larmes coulent toujours. Il me caresse le visage de ses mains tremblantes, me caresse les cheveux remplis d'un liquide poisseux. Je ferme les yeux, je suis trop faible pour rester longtemps éveillé.

- Aller chercher l'infirmière bon sang ! Bougez-vous !

Il me serre contre lui, sa tête dans mon cou.

- On ne croirait pas, mais c'est hauts trois étages, chuchotais-je à son oreille.

- Ne me fait plus jamais çà ! Promet-moi de ne plus jamais me faire çà ! Promet moi ! Je ne veux pas te perdre. T'es la seule chose que j'ai, t'es la seule personne que je peux aimer. Je t'en pris, me fais plus çà... Regarde-toi... Dans quel état es-tu. Natsuko...

Il pleurait, sanglotant dans mon cou. Cela me faisait mal, c'était moi qui le faisais pleurer. C'était moi qui avais été égoïste en voulant partir.

- Promet- moi de jamais plus essayer d'en finir, promet-moi j't'en supplie !

Alors je lui promets, je lui promets car je ne peux me résoudre de lui faire du mal. Après tout, il est le seul que je ne pourrai jamais aimer. Il est le seul. »


J'ai finis par m'endormir sur son épaule tandis que l'infirmière fut venue. Chacun de nous fut envoyer à l'hôpital, j'avais un traumatisme crânien et lui, un bras cassé. C'était ce fameux jour, où j'avais bien failli connaître la mort. Ce jour, où je lui avais fait la promesse de ne plus tenter de mettre fin à mes jours. Sans cette promesse, tout aurait été plus simple. S'il ne m'avait pas rattraper, je n'aurai plus eut à me prendre la tête sur tout çà, je ne devrais plus subir une vie que je ne veux pas. A l'attendre alors qu'i !l ne me trouvera probablement pas. Mais il a promit, comme moi je lui ai promit. Il tiendra sa promesse, entre nous, il n'y a qu'une parole. Je lui fais conscience, mais combien de temps encore à attendre l'impossible ?

***
**


Je continu de marcher dans ces rues sombres. J'avais enfin décidé par où aller. Cela faisait bien longtemps. J'avais besoin de me dépenser. D'une manière que j'avais toujours aimé. Qui depuis la maternelle occupait mes récré. J'avance à grand pas, je souris d'avance. Je me sens vibrer. J'avance vers mon passé, vers mes souvenirs, vers mon vrai moi. Je vais le sortir pour quelque instant de fin fond de ma mémoire, comme lorsque je danse. La salle de sport municipale est juste devant moi. Elle est immense. Un grand cube, dépourvu de fenêtre. Seule l'entrée est parsemé de baie vitrée. Je souris, et l'observe, je sens déjà en moi, dans le sombre de mon esprit, mon véritable moi se déchaînée. Cette fille gaie, débordante d'énergie. J'ai du mal à tenir sur place, alors j'entre dans la salle. Je me renseigne à l'entrée, on m'envoi dans la salle 5. Elle est grande et éclairée par de grand spot. L'entraîneur s'occupe de ses élèves, hurle des ordres. Un match est occupé de se dérouler. Je regarde par les fenêtres de la porte, ils sont plutôt de bons élèves. Mais je pourrais être encore meilleure, sans me croire supérieur à tous. J'ouvre la porte, dans un claquement, le match vient de se terminer. L'entraîneur ainsi que tous les élèves se retournent surpris sur la personne qui a osé interrompre ainsi leur cours. Simplement moi. L'entraîneur rie et me dit que j'ai dû me tromper de salle.

- Non, je ne pense pas.

Parler m'est étrange, cela fait tellement, longtemps... Je le regarde droit dans les yeux, il parait déstabilisé, aucun de ses élèves n'oseraient faire çà. C'est un manque de respect.

- Bon, à qui appartient cette nana ? Ce n'est pas le moment de faire le beau devant sa copine, on prépare le championnat ! Si on veut pas se faire rétamé, serait peut-être temps de prendre cela au sérieux bordel !

- Je suis la nana de personne ! C'est clair ?

- Mais c'est que t'as du caractère dit donc... C'est bien mais pas suffisant. Qu'est ce que tu veux ?

- Prenez-moi dans votre classe.

- Ici, chérie, ce n'est pas un sport de gonzesse ! Tu risquerais de te casser un ongle !

- J'risque pas, j'les garde pas longs.

- Arrête de faire la maligne, ok ?!

Je ne réponds pas, le fixant droit dans les yeux pas pour le moins intimidée... Je me sentais enfin vivre, pouvoir être depuis si longtemps associable, insolente,... Pouvoir enfin me laisser aller. Fallait que je réussisse, que je parvienne à entrer dans sa classe. Ici seulement, je pourrais me retrouver vraiment en dehors de l'heure de danse que je m'accorde chaque jour.

- Laissez-moi faire mes preuves au moins.

- Après tout, on n'est pas des machos ici. Je te laisse choisir ton adversaire, si tu le bats, tu intègres la classe, ce qui m'étonnerait... Si tu échoue, ce qui est probable, tu déguerpie d'ici vite fait qu'on puisse reprendre le cours !

Je regarde autour de moi, tête après tête, muscle après muscle. Regard après regard. Je choisi le regard le plus sûr de lui, le plus fort, le plus menaçant...

- Lui !

- Les apparences peuvent être trompeuse. Il n'est peut-être pas bine costaux mais il se défend plutôt bien... T'es sûr de ton choix ?
Je montai enfin sur le ring, sans prendre la peine de répondre à sa question. J'enlève mon pull, mon écharpe,... J'enfile des gants que l'on me tend. Des regards se pose sur mon corps frêle de fille. Je me mets en position. Mon adversaire monte à son tour, prenant son temps. Il croit perdre son temps. Çà se voit, il pense pouvoir me prendre comme il veut, pouvoir me mettre KO facilement. Il ne m'accorde pas beaucoup d'intérêt, c'est une terrible erreur. Car du fait, il ne se battra pas à 100%. Il se met en position à son tour. Il ne prend pas la peine de mettre un protège dent, c'est vraie que je ne suis qu'une fille après tout. Je souris, d'un sourire machiavélique. Les autres nous regardent en silence, certains ricanent, d'autres, amusé, me souhaite bonne chance. Le combat commence.

Droite, gauche, coup de pied, feinte, une touche, jeu de pied, frappe, droite, droite, gauche, pied, pied, une touche, deux touches, à terre.
Il se lève, étonné. Je venais de le mettre à terre par un coup de pied. Une fille venait de le faire tomber. Il était essoufflé, étonné, et vexé. Je riais intérieurement. Les autres s'étaient soudain tuent, l'entraîneur a eut enfin un intérêt à ce combat.
Il avance d'un pas, je fais de même, il tend son poing, puis son pied, je me baisse, évite son poing, de mes avants bras je bloque sa jambe. J'attaque directement, droite, droite, gauche, pied, pied, droite, pied. Je le fais reculer pour le bloquer contre les élastiques. Il comprend son erreur trop tard, il s'est fait prendre. Il essaye d'éviter mes coups sans y parvenir. Sa lèvre saigne, son arcade est bleue, il a mal à son ventre, mon dernier coup atteint sa tête de plein fouet, il tombe. Je reste quelques secondes la jambe tendu, dans une position de combat trop souvent utilisé pour être faible.

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J'ai gagné, il ne s'est pas relever de suite. J'ai gagné, j'intègre alors le cours. Je l'ai mis KO. On le soigne et certain me félicite. L'entraîneur vient alors me parler, tout el monde nous entour pour nous écouter.

- Tu savais ce que tu faisais, pas vrai ?

- Si cela n'aurait pas été le cas, je n'aurai pas été aussi performant pas vrai ?

- Juste. Alors tu t'es adapté à lui... Mais, tu ne l'as jamais vu combattre... Comment as-tu sus comment il fallait le combattre ?

- Je me suis souvent battu. Le regard des gens en dit beaucoup.

- Dans quel club étais-tu ?

- Un club ? Dans aucun.

- Tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais eut de cours... Depuis quand te bas-tu ?

- A dire vrai... Depuis la maternelle.

- Tu fais un autre sport ?

- De la danse.

- Voyez-vous çà... Quel genre ?

- Classique.

Les élèves rient, ils en rient aux larmes. Depuis la première fois depuis que je suis entrée je ne me sens pas à ma place, je me sens mal. J'ai envie de disparaître, j'ai l'impression de me retrouver dans mon lycée, où personne ne veut de moi. Je suis intimidée, limite si je ne me cache pas sous mes cheveux. L'entraîneur ne parait pas apprécier. Il m'apprécie, chose dont je ne suis pas habitué en vers un prof.

- Taisez-vous bande d'idiot ! A votre place je ne rirais pas ! Une danseuse de ballet à mis la racler de sa vie à Jeff ! Notre meilleure élèves ! Je ne serai pas fier à votre place !

Comme un seul homme, ils se turent, certain rougissant, d'autre balbutiant des excuses. L'entraîneur se retourne vers moi et me tend alors la main.

- Bien venu dans l'équipe. Et les mecs ! Ayez l'honneur de montrer ce que vous valez à votre nouvelle coéquipière. Une fille ! Une première çà... Immédiatement ! Allez au boulot bande de mauviette, ce n'est pas en vous faisant de la graisse que çà va aller ! Si çà continue, j'vais tous vous mettre au classique, peut-être que vous arriverez à son niveau bande de femmelette ! Et toi, heuuuu...

- Natsuko.

- Nats... Natsu... Toi Nat ! Observe. Tu te bats bien mais tu manques de technique... Alors apprend.

Il partit alors, laissant les garçons grognons. Jeff, mon premier adversaire vient alors vers moi, pour me féliciter. Et repars directement se mettre au boulot. Les autres l'imitent, ayant peur de se faire prendre par l'entraîneur qui désertait la salle d'entraînement. Il revient quelques minutes plus tard, les bras chargés. Il me tend des gants, un maillot et un short. Il m'inscrit sur sa liste, et me pose un tas de question pour remplir un formulaire. Lorsqu'on arrive au passage famille, je brode de chose et d'autre tout en restant cohérente. Ensuite, il me donne congé. On a rendez-vous bientôt pour un nouvel entraînement.
Heureuse mais restant neutre, je sors de là, sans montrer mon émotion. A peine le pied mis à l'extérieure que mon « moi » retourne dans l'ombre pour laissez place à ces barrières, qui ne sont autres que ma neutralité et mon silence.
Je marche vers l'internat, ce soir, je rentre.







NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245 [/a

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 14:57

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:54

Pour le 10ème article, un pitit message.

Pour le 10ème article, un pitit message.
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Hola, gente dame !

Alors tout d'abbord. Pour faire banale.



Bonne année, joyeux noël, bonne fête, bonne santé, meilleur voeux et tout ce qui s'en suit. xD



Voici déjà un peu plus d'un mois que j'ai débuté cette fiction.
Jusqu'ici, j'ai essayer de ne pas trop traîner dans les remises à jours, mais les vacances prennent déjà fin. En gros; peu de temps avant de reprendre les cours et de pouvoir vous mettre des suites. Pas vraiment du genre travailleuse comme fille, je devrais pourtant m'y mettre faute d'être renvoyé de l'école. Je finis mes vacances chez une amie et donc je serai dans l'indispobillité de vous écrire une suite avant le reprise des cours. Etant donné que je n'ai pas internet la semaine, il faudra patienté.
Je ne vous dis pas tout cela en me croyant déjà indispensable à votre vie, mais je voulais vous prévenir pour ne pas me faire engueuler... ^^
Mais vous inquiété pas, même quand je suis en cours, je pense la plupart du temps à autre chose, et cette fiction y passe aussi, j'aurai bien souvent du temps à faire passer lors d'une heure de amth ou quoi...
Oui, très peu résonable, mais comme je suis une gentille fille, je pense d'abbord au bonheur des autres, et j'en fais donc une conscession pour moi. Plus de math en cours xD.
Et puis, les combines, "pa' j'ai besoin d'internet pour l'école" çà m'connait et çà marche souvent =D, vous l'aurez votre suite, mais pas d'ici cette semaine. Vraiment désolé.
Au faite, =P, c'est pas une escuse pour désherter mon blog hien ! è_é
=P



J'vous aime les filles ;)


Bisous et bonne fin de vacance.






Edit du 6janvier.


100ème commentaire !


Hiiiiii trop contente, 100commentaires sur 10articles :)
Sinon, peut-être une surprise ce soir. Mais çà dépend si j'ai le temps :p
Parce que je dois encore écrire la fin d'un article pour le journal de mon lycée. ^^ Donc xD
Mais, logiquement çà ira :p
Bye et encore merci pour tout ces commentaires, merci de me consacrer un peu de votre temps.



<3


Edit du même jour xD


Désolé, vraiment désolé. Mais j'ai toujours pas finit mon article, il est plus coriace que prévu... Donc, la suprise se sera pour demain ou je sais pas quand xD


Edit du lendemain... :$

En fait, y'en aura pas du tout =='
xD
sorry...


Edit du 11janvier.

La suite sera pour demain au plus tôt... J'ai déjà bien avancé dans le chapitre. J'vous préviens dès qu'il est posté... Si vous voulez être prévenu, c'est un comm sur le dernier chapitre... Bye.






NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 18:35

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 15:37