[ Chapitre 8. ] [ Les carottes sont cuites xD ] [ Meuh non, y'a rien à craindre mes ptits filous... xD ] [ Filou ? oO' ] [ =D ] [ ==' ] [ Enfin bref, pour ce chapitre, petite explication. La narration est distribué à trois personnes. La personne est annoncé à chaque changement. ] [ J'pense qu'il l'aurait remarsqué tout seul... ] [ Bah on sait jamais ! ] [ Mais oui... ==' prend les pour des cons ] [ Enfin bref, j'arrête de te causer... J'ai trop honte... =$ ] Au fait,lorsque qu'il y a des dialogues français... C'est en SERIF italique

Partie I ;
Chapitre VIII ;






Je vois les rues qui se rétrécissent à vue d'½il, je sens le vent me pousser en avant, je sens le pavé s'effondrer derrière moi pour m'obliger à continuer, j'ai l'impression que les murs se rapprochent drôlement et que la petite vieille qui se trouve derrière moi me pousse avec la pointe de son parapluie d'un air menaçant. J'ai l'impression que l'on me force à entrer dans les portes de l'enfer alors qu'il s'agit juste de mon école, juste d'une vieille femme avec une canne, juste une brise d'air faisant voler mes cheveux délicatement autour de mon visage, juste le reflet de mon imagination. J'entre dans l'école et traverse la cours, puis le terrain de sport... Enfin, j'arrive à la cours des internes.
La plupart des garçons jouant au basket s'arrêtent pour me dévisager. Je ne réagis pas et avance vers les bâtiments lorsque des filles m'entourent, un sourire diabolique aux lèvres.

- Tient. La fugueuse est de retour... Quel dommage. Tu as une affreuse mine, tu le sais ? Bon, j'ne vais pas faire la faux cul plus longtemps, tu me débectes ! Retourne d'où tu viens pétasse ! On ne veut pas de toi ici la muette ! Franchement regarde, t'es pas comme nous, t'as pas ta place ! Ne viens pas polluer notre air !

Je ne bouge pas et la regarde, droit dans les yeux. Je n'ai rien à répondre, mes points ne se serre pas, l'indifférence est le reflet de mon regard et ma bouche refuse de s'ouvrir. Je dois ressembler à ces attardés mentaux qui n'ont jamais aucune réaction et vide toujours vide. Alors, pour ne pas me redire une fois de plus la même chose et ne pas comprendre pourquoi je renonce de lui en foutre une, je tourne les talons et avance en regardant les pieds.
La balle de basket est lancée de toute force sur ma tête, je perds légèrement l'équilibre mais alors que je m'apprêtais à tomber des bras me rattrapent et me redressent. Je lève la tête, Bryan. Il est si beau et si gentil. Pourtant, je n'arrive pas à craquer pour lui. Je n'arrive pas à ressentir d'autre chose que de la haine et du désespoir, en vers lui ou les autres. Il m'enlaça, enfui son visage dans mon cou, chuchotant des choses que je ne comprenais pas.


Bryan.


Je la vois au loin se faire insulté par les filles. Je ne comprends pas. Alors, elle part comme çà s'en prévenir et reviens de la même manière, sans crier gare ? Je ne la comprends pas mais curieusement je m'attache. Elle est si fragile. Je n'ai jamais ressenti çà. C'est peut-être çà, l'amour. Alors j'avance vers elle, lorsque j'arrive à ses côtés quelqu'un lui lance une balle en pleine tête, avant j'aurai ris mais là tout ce qui m'importe c'est qu'elle n'ait rien. Je la rattrape avant qu'elle ne tombe et la serre dans mes bras. J'avais tellement peur de ne plus la revoir. Ne plus la voir se jeter dans les airs avec tant de grâce. La voir sourire pendant ce seul moment et pouvoir sentir sa chaleur en la serrant contre moi. J'avais peur de ne plus voir sa petite fossette sur sa jour droite ou ses mèches rouges légèrement décolorées. Et ses yeux bridées bleu dégradé à noir... Et son air triste qu'elle garde en permanence. Et... Et... Encore plein de chose. Je pense que j'ai fini par tomber amoureux... Je lui embrasse délicatement le cou, elle semble fatiguée, son ventre grogne, elle a une mine déconfite, elle n'entend pas ce que je lui dis. Alors je l'attire doucement vers les bâtiments. On avance ensemble vers les douches. Elle sent un mélange de parfum, de tabac, d'herbe et de sueur.
Elle est la, dans les douches, sa voix résonne, elle chante. Une belle voie, une belle mélodie, une belle langue. Du japonais je pense. Et parfois du français... Je comprends quelque parole du français... Elle parle d'amour... De perte. D'un garçon qu'elle aime profondément. De souvenir aussi... C'est moi le garçon ? Non. Je ne pense pas. Moi, je fais partie du présent pas du passé. D'ailleurs, fais-je vraiment partie de sa vie ? Elle fait partie de la mienne mais je ne pense pas que ce soit dans les deux sens. Çà fait mal, mais c'est ainsi. Je le sais bien. Elle n'est pas présente, elle ne l'est jamais. Depuis qu'elle est venue. Depuis que je l'ai vu le tout premier jour poussée par sa mère qui donnait l'impression de vouloir s'en débarrasser... Tout le monde me le dit et me le répète, que ce n'est pas une fille pour moi, par une fille comme moi... Elle n'est pas comme nous, pas dans notre monde... Mais, au début j'en avais pitié et j'ai fini par m'attacher... Elle est tellement adorable.
Avec une autre personne, je serai rentré sans hésiter... Là, j'ai envie de la voir, de la toucher mais je n'ose pas. Alors j'attends qu'elle finisse et je l'écoute chanter l'amour qu'elle porte à un autre. Quelque chose en moi se met à vibrer, à brûler, une sorte de colère me prend, et alors que je me calme, je la vois sortir les joues rosis pas la chaleur de l'eau et les cheveux humides... La sereinité revient alors. Je suis calme et je l'admire tandis qu'elle vient près de moi pour qu'on s'en aille. Pour cela, elle n'a nul besoin de parler... Il est rare qu'elle parle. Très rare. Et quand elle parle, on voit qu'elle a du mal, que çà fait longtemps qu'elle n'a plus parler, on voit qu'elle n'est pas à l'aise avec les gens et ne sait pas si prendre... Elle bafouille, baisse les yeux, rougit... Alors, elle se fait comprendre par regard. Elle est solitaire, elle m'accorde un peu de son temps, de ses baisers, de ses regards... Il lui arrive de me fixer d'un drôle de regard, elle me voit sans me voir... Comme plongé dans un autre monde lorsqu'elle pose son regard dans le mien. J'ai beau cherché, je ne comprends pas. Il lui arrive de plus en plus souvent, et ces fixations augmentent en même temps que ses pertes de contrôle... Lorsqu'elle s'enfuit en courant en larme pour aucune raison valable.
J'ai cherché longtemps à comprendre mais plus maintenant. Après tout, c'est sa vie. Qu'elle la vive comme bon lui semble, elle finira par oublier ce chagrin et par m'aimer. Toutes les filles du lycée veulent être à sa place, elle va se rendre compte de la chance qu'elle a...
J'espère.
On avance tout deux alors vers les couloirs. J'entre dans l'aile des filles, je n'ai pas le droit d'être ici, mais elle avance vers sa chambre, alors, je ne peux m'empêcher d'espérer qu'il se passera ce que j'attends depuis qu'on est ensemble.
Peut-être, se donnera-t-elle a moi...


Contre exemple.


« Elle est accroché à moi, je la serre dans mes bras, sent pour une dernière fois son parfum, touche une dernière fois son corps, caresse une dernière fois ses cheveux, regarde une dernière fois ses yeux... Une dernière fois... Putain mais quel con... Pourquoi ne lui ais-je pas proposé de partir tant qu'il en était encore temps ? Sa mère l'attrape par les cheveux et la tire violement jusqu'à la voiture. J'ai juste le temps de lui chuchoter quelques mots de japonais. Une promesse dans cette langue qui pour elle, est sacré. Je lui crie pour être sûr qu'elle l'entende. Elle pleure, encore une fois à cause de sa mère. Encore une fois à cause de moi. Elle pleure mais une lueur d'espoir est née en même temps qu'elle entendit cette phrase. Sa mère enrage, elle ne supporte pas cette langue, elle ne supporte plus cette langue, comme elle ne supporte pas les traits japonais et le prénom japonais de sa fille. Elle est égoïste. Mais c'est sa mère. Elle est méchante. Mais Natsuko l'aime quand même. Elle est une vraie salope. Mais c'est la dernière personne qui ne l'a pas encore abandonné. Maintenant, à partir de cet instant j'en fais parti. Je l'ai abandonné à sa mère. Je suis un connard.
Je ne serai peut-être ne pas même savoir tenir ma promesse. La voiture s'éloigne, déjà loin, trop loin de moi. Je me brise. Je ne vis plus. Elle est ma vie. Elle est tous. Elle est ma meilleure amie. Elle est ma seule famille. Elle est celle que... »


J'ouvre les yeux, le c½ur battant, le front ruisselant de sueur froide. La couette me recouvre, m'étouffe. Je m'assois maladroitement sur le bord de mon lit. Quelle heure peut-il bien être ?
J'en sais rien. Je m'en fou.
Je sors mon élastique et ma seringue comme si je sortais une simple clope. Alors que je me prépare à m'injecter ma délivrance, ma couverture se met à bouger et une chose poilue en sort.
C'est une tête, une tête couverte de cheveux noirs.

- Na... Natsuko ?!!

- Encore elle ?! Dit donc. Çà en devient une obsession... T'as fait que crier son nom hier soir alors que moi, c'est Tania
.


Je grommelle et sors de la pièce. Elle est nue, je suis nu. Je sais ce qu'on a fait, mais je ne me souviens pas quand, combien de temps, de fois, où, et qui elle est... Ce n'est pas la première fois... Depuis... Depuis que je l'ai abandonné. Je suis un connard.


Natsuko.


J'entre dans ma chambre suivie de Bryan. Pourquoi l'ais-je emmené ici ? Je n'en sais rien. Ce qu'on va faire ? Rien. Fumer sûrement. Baiser ? Nan. J'appartiens à quelqu'un, seul cette personne me touchera... On s'assoie sur mon lit, je vois qu'il espère. Mais, il espère pour rien. Je glisse ma main dans mon soutif et sort mon pax. Je sors de ma poche mon tabac et mes grandes feuilles. Je commence à rouler. Je ne fais plus attention à Bryan. Mon ventre grogne. Mais je ne veux pas manger. Mes mains tremblent, ce n'est pas simple pour rouler convenablement. Bryan me regarde ébahit. Il en s'attendait pas à çà. Tant pis.
Je sors enfin mon briquet et l'allume. Après avoir tirer quelque coup je lui passe. Il hésite, tire une fois, toussote et me le tend. Je ne réagis pas. Avant je me serai foutu de lui. Avant... Je reprend le joint et tire. Je le finis seule, tout comme le suivant. Et encore le suivant.
Je fume et lui, il me regarde. Je suis dos à lui, posée contre son torse. Je suis bien. Mais je n'ai besoin de rien de plus. Je ferme les yeux, je commate légèrement. Mon pax est vide, je n'ai plus rien à fumer. Dommage.
Je me redresse, y'a aucun intérêt qu'il reste là, autant lui demander de partir.

- Çà ne va pas Natsuko ?

Je ne réponds pas, il a le visage, la voix, la pièce est mon ancienne chambre... J'ai l'impression de me réveiller d'un long cauchemar. Je le regarde, les yeux exorbités.

- C'est lui, c'est lui ! J'avais tellement peur de ne plus le revoir ! Mon dieu ! Il est revenu ?! Ou bien alors je rêvais... Je suis si bête ! Mon dieu, il est là juste devant moi, à quelque centimètre, pensais-je aussitôt.

J'aurai dû bien sûr comprendre que cela n'était pas possible, que je venais à peine de fumer de l'herbe qui à une certaine dose peut devenir hallucinogène... J'aurai peut-être due comprendre mais je ne le voulais pas. La ressemblance entre contre-exemple et Bryan n'arrangeait rien... Je m'avance vers lui, les yeux larmoyants. Je suis tellement heureuse de le revoir, de me réveiller de ce cauchemar, de le sentir et de pouvoir le toucher... Alors, je le touche. Cela ma manqué. Je lui caresse la joue, lui sourie incapable de parler. J'observe ses lèvres douces et roses... Je plonge mes yeux dans son regard renverseur. Je l'embrasse. Comme jamais je ne l'avais embrasser. Il est surprit. Normal, je ne suis que çà meilleure amie, pourtant je l'embrasse et il me le rend à son tour. Nos baisers sont lents et doux mais rapidement, la tendresse se change en passion. Je perds le contrôle. Il m'a bien trop manqué.
J'aurai due comprendre mais maintenant il est trop tard. Je suis une salope. J'ai perdue le peu de dignité qu'il me restait. Je me suis offerte à un homme que je n'aime pas sous l'emprise de la drogue. Je ne suis rien d'autre qu'une merde. Mais çà, je le comprendrai en me réveillant suite à ces actes déplorables, lorsque la drogue n'aura plus aucun effet.
Quelle conne !






NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245

# Posté le samedi 12 janvier 2008 12:49

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:59

[ Chapitre 9 ] [ On va pas casser les neufs xD ][Mouais... Enfin bref. ] [Vous avez désherter mon blog =( pas gentil ! ][ Bon aussi j'ai pas été rapide mais c'était prévu ! ] [ Vous n'avez pas honte ? ][ Beuh non, j'immagine...][Bon pas envie de faire causette. Alors, a vous maelstro ^^ Et prener plaisir a lire...]

Partie I ;
Chapitre IX ;







J'ai fini par me réveiller. Quoi de plus normal. Il était là, à côté de moi, m'observant avec un immense sourire. Rien que çà, me faisait comprendre que je m'étais trompé. Que je ne mettais pas réveillée du cauchemar mais enfoncée encore plus dans le noir. J'avais fait l'irréparable, je m'étais brisé une nouvelle fois. Rien que son sourire me fit comprendre, que le beau gosse nu à mes côtés n'était pas contre-exemple. Contre-exemple ne souriait jamais de cette manière, contre-exemple avait un sourire timide, contre-exemple ne me le réservait la plupart du temps. Du moins, ses vrais sourire. Contre-exemple souriait toujours d'un air narquois. Ce n'était pas son vrai sourire, s'était celui qu'il réservait à tous et à chacun. Moi, j'avais droit au vrai. Au timide qui s'étirait sur le coin et qui faisait briller ses yeux. J'avais droit à apercevoir quelques millimètres de ses dents blanches. J'avais droit d'observer de temps à autre sa bouche s'étirer en un mince sourire mystérieux qui nous faisait comprendre toute la peine et la douleur qu'il avait en lui. J'étais la seule à avoir vu se sourire. La seule. J'étais unique à ses yeux, car j'étais à la première place pour comprendre ce qu'il subissait. Bien sûr, il trouvait que moi ma vie était plus complexe, plus difficile et douloureuse. Moi, je trouvais que c'était la sienne. On se disputait souvent sur ceci, refusant chacun d'avouer qu'on avait un degré de douleur et de blessure différente mais qui produisait le même effet de perturbation, de tristesse et d'abandon. Lui son père était mort, le mien m'avait abandonné. C'était si différent, et pourtant on en revenait au même, chacun de nous se sentait coupable et chacun de nous souffrait de son absence. Mais moi, j'aurai pu peut-être le retrouver. Ce qui m'amenait à croire qu'il souffrait plus que moi.
J'avais tort, aucun de nous ne souffrait de la même manière, on ne pouvait pas comparer les degrés de douleur, la puissance de la perte. Non. C'était différent et pareil. Tout ce qui nous entour est complexe, tout s'emmêle. Avec nous, on se prendrai bien la tête enter les mains et crier jusqu'à ce que le cerveau éclate.
Je me souviens nettement de toutes ces choses que l'on comparait pour savoir le quel était le plus à plaindre. Ce que chacun de nous refusait qu'on fasse. Je ne voulais pas être plainte, je ne veux pas être plainte et je ne serai pas plainte. Ma vie est une vie comme les autres, je ne crève pas de fin, je suis logé, j'ai encore une mère et j'ai de l'argent. Soit, je ne vis plus vraiment, je ne ressens plus grand-chose des sentiments humains mais... Je suis loin d'être à plaindre. Çà il ne voulait pas comprendre, il était toujours au petit soin avec moi lorsqu'on ne se lançait pas de défi débile. Et moi je l'étais toujours envers lui ce qui avait don de l'agacer puisque lui non plus refusait à même d'être plaint.
Oui, je m'en souviens très bien... Comme si c'était hier. Et puis, pourquoi pas, ce n'est peut-être qu'un long, très long cauchemar.
Tient. Cela fait déjà pas mal de temps que j'ai mit pause au film de mes souvenirs. Si l'on reprenait le visionnage un court instant ?

« - Je ne comprend pas comment tu tiens !

- Tout simplement. C'est toi qui devrais être plainte !

Moi ? Moi ?! Mais il est fou !

- Attends tu rigoles ou quoi ? Ma vie c'est rien pas rapport à tout ce que t'as subit !

- Rien de plus dramatique que la tienne...

- Bah trouve une chose que j'ai à me plaindre qui est plus dur que ce toi tu vis.

- Ton père t'a abandonné.

- Le tient est mort. Trouve autre chose.

- Ta mère te hait.

- La tienne est folle et trop gentille. J'écoute...

- Elle t'a déjà battu...

- La tienne aussi.

- Tu te drogues.

- Toi aussi bougre d'idiot... C'est tout ? Tu sèches déjà ?

- Ne Crois pas gagner si facilement. Tout le monde te déteste.

- Juste mais toi aussi.

- Mais moi, j'arrive malgré tout à me faire de fille...

- Le cul çà m'intéresse pas.

- Ou plutôt tu ne trouves pas...

- Si je voudrais je pourrais en trouver un comme çà !

- Ha oui ? Intéressant...

- Ne rêve même pas... Que ce soit pour toi ou pour un défi rien à foutre, je ne suis pas une pute ! Sinon... T'abandonne c'est bon ?

- Rêve !

Je le vois penser. Moi, je médite à tout ce qu'il a dit. Il est le seul à me connaître ainsi. Le seul à connaître ma vie d'aussi prêt.

- Tu n'as pas de vie. T'es toujours chez toi.

- C'est mon choix.

- Tu fais que te battre.

- Toi, tu TE fais frapper plutôt que le contraire...

- Ouais bah c'est bon, je suis nul pour me battre et y alors ?

- Ho rien. Juste que tu trouves rien de plus à dire.

- La seule personne que tu aimes te déteste, te renie presque et ne peu pas te voir.

- Je ne l'aime pas.

- Tu l'aimes. C'est ta mère. Tu ne pourrais pas faire autrement. C'est la seule qui te reste.

- Peut-être... Mais cela ne m'atteint pas.

- Je ne te crois pas mais bon... Sinon... Hum. Ta mère est une pute...

- Juste mais la tienne est gaga. Bon, si tu trouves pas mieux, fou moi la paix et arrête de me plaindre !

- C'est toi qui ME plains ! Enfin bon... Les seuls qui paraissent t'apprécier ont juste pitié.

Je suis piqué à vif, comment a-t-il pu dire çà ? Il est idiot où il le fait exprès ? Comme si je ne le savais pas. Comme si je ne me doutais pas que tous ces regards « sympathique » n'était pas empli rien que de pitié. Comme si je ne savais pas que je débectais tout le monde, qu'ils avaient tellement pitié qu'ils n'osaient pas me regarder droits dans les yeux, que ma présence les gênait,... D'ailleurs, lui aussi en fait partie. Pourquoi alors resterait-il avec moi ? Pourquoi ne cesserait-il pas de me plaindre autrement ? Pourquoi serait-il toujours à mes petits soins lorsqu'on ne s'engueule pas... Hein pourquoi ? Il n'a aucune raison à par la pitié pour être avec moi.

- Casse toi alors...

- Quoi ? Mais... Que... Enfin...

- Je sais que tout a pitié. Je sais qu'on ne pourrait pas m'apprécier. Je sais bien que touts les regards auquel j'ai droit n'est que de pitié ou de haine... Je sais tout. Je sais pourquoi tu me plaints, pourquoi tu es si gentil. Alors dégage ! Je refuse de ta pitié comme de la leur ! Je n'ai rien à plaindre, je vis, j'ai une maison, j'ai du fric ! Que veux-tu de plus ?! Dégage ok ?! Je serai un poids en moi pour toi !

- Tu te trompes, dit-il calmement. Je reste sûr que tu sois plus à plaindre que moi mais jamais je n'aurai pitié pour quelqu'un. Encore moins pour quelqu'un de si exceptionnel. Je ne suis pas aussi con.

- Tu mens, dis-je en un murmure. Comment puis-je te croire ? Tu l'as dis toi-même. Personne ne peut m'apprécier, y'aurai juste de la pitié qui pourrait être possible.

- He bien, une fois de plus j'ai été con. Car, y'en a au moins une qui t'apprécie. Au moins une personne qui ne pourrait pas se passer de toi.

Je lève les yeux. Il me fait son sourire timide, son vrai sourire si rare. Celui que je connais par c½ur et qui me réchauffe le c½ur a chaque fois qu'il l'utilise. Il tend la main et essuie les larmes qui coulent le long de mes joues. Je n'avais pas même remarquer que je pleure. Je baisse les yeux, je n'ai jamais pu soutenir son regard lorsqu'il souriait de cette manière. Je n'ai jamais pu non plus lui sourire d'une telle manière. Alors, mon menton contre mon torse, j'essuie mes larmes et m'insulte de conne. Il rigole doucement, et me serre dans ses bras. Je m'y sens bien, protéger et tellement vivante.

- Alors c'est bon t'abandonne ?

- Oublie. Tu es seule.

Je lève la tête, il va recommencer ? Mes larmes remontent, j'ai beau luté, elles vont s'abattre sur mes jours. Je me mords l'intérieur des joues. J'en étais sûr. Il ne tient pas à moi. Quelle conne d'avoir espéré... Espéré d'avoir un ami. Mais je n'ai rien.
Je ne l'interromps pas, je ne dis rien. Je m'insulte dans ma tête. J'aurai due le comprendre bien plus tôt. Mais, il n'a pas fini, il m'oblige à le regarder droit dans les yeux. Ils ne sont que douceurs et tendresses. Il ne m'a jamais regardé ainsi. Mon ventre n'en fait qu'un tour, se tordant dans tout les sens. Des n½uds se créent, moi je ne comprend pas pourquoi je réagis ainsi. Il me caresse la joue doucement. J'en tremble, le c½ur au bord des lèvres. Non, décidément je ne comprends pas.

- Tu es seule. En faite, nous sommes seul. Mais ensemble.

Il enleva sa main et la regarda étrangement. Il ne paraissait pas comprendre lui non plus. Il me tapa l'épaule du point de manière maladroite et ria faussement avant de déclarer :

- Alors AMI ? On fait la paix ?

Je souris et hoche la tête. Mon ventre est redevenu pareille, lui, il parait intrigué et ennuyer. Il ne comprend pas. Je le vois. Il est tout autant perdu que moi. A-t-il vu ma réaction étrange à son regard ou est-ce sa propre réaction à lui qu'il ne comprend pas ? Je n'en sais rien, je sais juste qu'aucun de nous ne comprend quoi que ce soit. Alors, ami. La paix est à nouveau établie. »


On avait finalement abandonné de trouver lequel était le plus à plaindre. Tout comme on abandonna chacun de son côté de comprendre notre réaction, nos sentiments. Du moins, les miens que je ne comprenais pas. Alors oui, déjà à ce moment là je l'aimais. Mais lui, c'est une autre histoire. Nous étions ami, il n'aurait jamais été à penser autre chose. Jamais. Il s'interrogeait mais sûrement pas de la même chose que moi. Pourquoi aurais-je été différente à ses yeux ? Nous n'étions qu'ami pour lui et çà me suffisait. Et çà me suffirait encore maintenant.
Bryan me caresse la joue et me demande à quoi je pense. Je lui tourne le dos, il pose ses mains froides sur mon corps, j'en frisonne. Il doit penser que c'est lui qui me fait de l'effet alors que c'est juste la froideur de sa main. Sa bouche effleure mon épaule. Il me parle tendrement mais je ne l'écoute pas. J'entends juste une chose absurde. Il dit m'aimer. Je n'y crois gère. Il a juste pitié, personne autre que contre-exemple ne pourrait jamais m'apprécier que pour ce que je suis. Sa langue glisse dans mon cou, ses mains me serrent contre lui. Une parcoure ma poitrine, je pousse un soupire qu'il traduit comme un soupire de plaisir. Il me mordille, alors je me laisse fondre dans mon autre monde, l'oubliant tandis qu'il s'amuse et prend du plaisir, sans le savoir, complètement seul.
On sèche la matinée, je voyage dans mes souvenirs et il me touche me caresse m'embrasse et parle dans le vide. Çà lui suffit.









NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 12:22

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:59

[ CHapite X ][Gniéh ! ôO Tu fais du x toi maintenant ? ] [Bha ouais tout les jours ! ] [ Gniéééééééééh ! ôO ] [ Meuh non imbéchile ! X comme 10 ^^ ][Ha :$ ][Qu'elle conne xD][Ta gueule c'est pas moi qui ai 6pètes au bulletin ! ][Hihi ^^' et si heuuuu, on retournait à la lecture ? ][ Haha. J't'ai cloué le bec hein =D ]

Partie I
Chapitre X










Cette matinée là fut bien longue... On finit par aller en cours sous le regard de tous les curieux qui l'avait vue entrer dans ma chambre et ne pas en ressortir. Maintenant que je m'étais donné à lui, chacun de nous a une nouvelle vision des choses. Je me sens sale, horrible, et pour le moins, pas assez invisible par rapport aux autres jours. Oui, tous les regards s'accordent à nous regarder fixement. Bryan est doux, gentil, un bras autour de mes hanches de manière protectrice. Tout le monde sait ce qu'il s'est passer cette nuit. Du moins, à leur manière. Personne ne sait que ce n'est pas avec Bryan que j'ai couché mais avec le souvenir de celui que j'aime, avec une illusion. J'avais couché avec quelqu'un qui n'existe plus dans mon monde et pourtant qui est plus présent que n'importe qui d'autre. Bryan lui, prend ces regards avec chaleur. Nous somme un « couple » à ses yeux. Il a changé, il n'est plus le play-boy de service qui drague tout ce qui bouge. Il n'a plus d'yeux que pour moi. Il a le regard tendre et j'ai peur qu'il fut sincère lorsqu'il m'avait crié durant la nuit à quel point il m'aimait. Contre exemple ne m'aurait jamais dit çà. Contre exemple ne me la pas dit. Probablement parce que lui, ne le pensait pas.
Nous marchons dans la cour, moi tête baissée observant le bitume tandis que lui arbore fièrement son sourire à « tomber par terre » tandis qu'il me prend la main dans la sienne. Son pouce caressant le dos de ma main. Je pense. Je pense à ce soir. Et à tout les autres soirs qui suivront. Où seulement, je sortirai de ma bulle hermétique, lors des entretiens quotidiens de boxe. Je fermai les yeux, le laissant me guider là où de toute manière je ne ferai autre que de le suivre. On s'assoit sur les marches de l'entrée. Il me prend dans ses bras, me chuchote des choses et d'autre sans attendre que j'y réponde.
La journée fut longue et atroce. Puis vint le soir. Celui que j'attendais depuis que j'avais à peine déposé un pied dans l'entre de l'enfer.

- A voilà la petite danseuse !

- Celle qui t'a foutu la pâté, n'oublie pas, dit aigrement l'entraîneur. Hum. Petite, il y a un petit problème, je n'ai su joindre tes parents.

- Ma mère n'est jamais là. Si vous voulez la voir... Faudrait sûrement prendre rendez-vous chez son mac.

- Heu... Je.

- Je déconnais, répondis-je à son regard interrogatif.

- Ha hum. Ok. Drôle d'humour... Et hum ; ton père, ou pourrais-je le joindre ?

- Au Japon probablement.

- Ha... Heu, tu n'as pas complété son nom et prénom. Pour l'adresse ce n'est pas grave si tu ne la sais pas.

- 'couté. J'voudrais bien vous aider mais je n'en sais pas plus que vous sur lui. Juste que c'est mon père et que je ne sais même pas son prénom.

- Merde. Désolé. Je. Je fais que des bourdes. Mais comme tu n'avais pas le même nom de famille que ta mère... Je pensais... Enfin... Heu.

- Ma mère a cru qu'il reviendrait alors elle m'a mise sous son nom dans mon acte de naissance et n'a pu jamais le changer. Je ne sais rien de plus. Alors si sa vous amuse de mettre Kana comme nom de famille pour mon père, bon vous semble mais pour moi, il n'existe pas. Alors, faite ce que vous voulez et lâchez moi avec çà.

On ne peut faire autrement que remarquer que c'est un sujet délicat pour moi. Avoir mon père m'aurait bien épargné des peines mais il n'était pas là, il n'existait pas, il ne voulait pas de moi. Bien sûr, j'espérais toujours qu'un jour, il apparaisse comme la marraine la fée et arrange tout mes tracas. Mais cela n'arrivera jamais. J'avais beau avoir tout fais pour lui ressemblé, il restait loin et inconnu. Je m'accrochais aux seules choses que je connaissais de lui. Son nom. Kana. Sa passion. La danse classique. Sa langue. Le Japonais.
Je voyais bien que ma tirade avait mis mal à l'aise l'entraîneur autant que ses élèves. Je fermai les yeux et soufflai un coup.

- Sinon, tout est en ordre. Je peux donc participer à vos cours.

- Exact. Bon aller au boulot bande de flemmard ! Comme d'habitude, échauffement. Corde à sauter. Et ensuite étirements.

Quelqu'un me tend une corde. J'observe la corde posée dans cette main tendue vers moi. Elle est grande, d'une peau plutôt mâte. Chose plutôt rare dans ce coin du pays assez humide. Il a de longs doigts minces qui paraissent fragiles. Paraissent est bien le mot adéquat car quand je suis le bras d'où provient la main, je tombe sur mon adversaire de la veille.

- Heu. Merci, dis-je étonner tout en saisissant la corde.

J'observe la corde dans mes mains comme si je m'étais attendu à ce qu'il la retire avant que je puisse la toucher et partirent dans un rire gras. Mais il n'en fit rien, il me la tend pour me la tendre et non pour une tentative d'humiliation. C'est une première pour moi. Depuis longtemps, à part Bryan, personne n'avait été « attentif » en vers moi.

- NatsUko. C'est çà ?

- Non, çà se prononce, NatsOUko. Toi : Jeff si je ne m'abuse ?

- Exact.

- Pas le temps de faire connaissance bande de con ! Au travail maintenant !

Jeff eut un sourire en coin et un petit regard désolé.

- Il peut paraître dur mais il est plus doux qu'un agneau. Il essaye juste d'impressionner.

Je lui souris à mon tour et commence ma série de sauts. La soirée commençait bien. Je ne vois pas le temps passer, c'est comme si tout est au ralenti et puis, lorsque j'apprend l'heure, je vois qu'en faite, çà été bien plus rapide que ce j'aurai pu croire ou vouloir. JE profite de ce tout premier cours. Deux heures. Il dure deux heures. C'est peu et beaucoup à la fois. Lorsqu'on sortira de la salle se sera épuiser mais je me connais. De toute manière... Quand j'arriverai à l'internat, je me coucherai de suite. Et j'aurai le choix entre soit une nuit d'insomnie et de souvenir ou soit une nuit de sommeil empli de cauchemar. Je profite donc tant que je suis ici. Je m'y mets comme je ne m'étais jamais mise. Je me défoule sachant que c'est le seul moment ou je puis parler, être moi, et m'ouvrir à ma rage.




Contre-exemple.




- Tu viens au lycée aujourd'hui ?

- Pourquoi faire ? J'y vais en cours du soir.

- Pour voir du monde. Et pas rester seul...

- Non. C'est bon. De toute manière, j'ai pris de l'avance par rapport à vous.

- Alors, je peux te demander une aide pour un devoir ?

Je regarde cette blonde peroxydée à poitrine rembourrée. Le genre de personne qui a besoin d'aide. Le genre de personne qui habituellement ne m'adresse pas la parole sauf quand je la fous dans mon li. Mais, elle, elle est pas comme les autres. Elle est gentille, saoulant et un peu conne aussi. Mais elle est gentille et drôle, elle me change les idées. Elle s'inquiète plus pour moi que pour sa propre personne. Une première. A part... Elle. Personne n'avait pris soin de moi. Voilà déjà pas mal de temps que je n'arrive plus à prononcé son prénom. Ou même le penser. Alors je le tais. Elle en reste à « elle ». Je n'écoute pas la question. Elle me la répète un seconde fois. Je n'entends que la fin. Et cette fin me déchire le c½ur.

- ... donné un exemple et un contre exemple à ce genre de situation.

- Un Exemple et un Contre-exemple.

- Oui.

- C'est tellement différent, un Exemple et un Contre-exemple. C'est l'opposé même. Et pourtant, quand on regarde en profondeur, ils sont tout deux identiques et inséparables. Même la distance et le temps ne peux les séparé. Quitte à les faire souffrir.

J'ai les yeux dans le vague tandis que j'essaye de reprendre ma respiration. Le trou béant dans ma poitrine saigne. Mais, je ne fais rien pour le calmer. Je soufre. Et j'aime souffrir, non pas que je sois sado. Mais que si je ne souffrirais pas, je l'oublierai.
La porte claque, Sara, la blonde peroxydée vient de partir voyant que je ne parlais pas et que je partais dans mes délires. J'allais la mettre en retard. Alors, comme chaque fois que le trou me brûle et saigne, j'opte pour jouer un morceau.
Je laisse glissé les cordes de ma guitare sur mes doigts, une mélodie plutôt vive arrive. Je ferme les yeux, j'écoute sa voix dans ma tête. Avant s'était elle qui m'accompagnait. Elle avait une voix divine. Mais aujourd'hui c'est ma voix à moi, légèrement rocailleuse partant dans les basses. Elle aimait ma voix. Elle aimait quand on chantait à deux. Le mélange de sa voix aigu et de la mienne basse. Elles concordaient et se mélangeaient en une mélodie divine. J'aimais chanter avec elle. J'aimerais rechanter avec elle. Mais, je n'aurai sûrement pas l'occasion. Mes recherches n'avancent pas. J'ai beau travaillé, encore et encore. C'est vaste. Tellement vaste. Trop d'école, trop d'élève. Trop peu accepte de répondre. Voilà presque 19mois de travail acharné. Plus facile à trouver une personne disparu qu'une personne exilé. Pourquoi s'acharner ? Pourquoi ne pas laisser tomber ? Elle aura sûrement trouver un nouveau « contre-exemple » pour être heureuse. Qui sait, peut-être lui, elle l'aimera vraiment. Qui sait, peut-être lui réussira à la rendre heureuse plutôt qu'à la pousser au suicide à l'engueulade ou à la bagarre.

- « Sortie avec les copains, mélancolies pour trois fois rien
Quelques cendres dans ma bière
Quelques larmes dans mon verre

Tu dis ne pas vouloir revenir
Ah je te comprend c'est normal
Il n'y a qu'une chose qui me tourmente
Qui me torture, qui me fait mal

C'est que tu n'es pas là ce soir
Pour m'engueuler
Non tu n'es pas là ce soir
Pour m'engueuler
Et mon Dieu
Qu'est ce que ça me manque
Wo wo wo wo wo wo wo wo wow »

Je finis par fermer les yeux me rappelant cette époque si merveilleuse... Je laissais glissé mes doigts, sa voix résonnait dans ma tête comme si elle se trouvait à mes côtés, le bras appuyé sur mon épaule. Sa tête battant le rythme, tandis qu'elle ajoutait sa petite touche personnel aux chansons. Ses pieds se balançant dans le vide comme une éternelle petite fille. Puis mes doigts glissant sur les cordes et elle appuyant dessus pour faire rater mon accord. Et nos voix, en parfait accord, chantant notre ska ou notre reggae. Je vois encore sa barrière de cheveux noir corbeau pendre pas loin de mon visage, me chatouiller. Ils sentaient bon. Elle sentait bon. Elle sentait le lotus. La douce fleur de lotus de son pays. Lorsque nous étions proches, dans ces moments intimes que nous gardions secrètement dans notre c½ur. Ces moments où l'on était vrai, où l'on se racontait les dernières choses encore secrètes, les sentiments qu'on avait ressenti dernièrement. C'était souvent vague et mélanger. On comprenait rarement nos sentiments. On connaissait trop bien la colère et la haine pour croire aux autres sentiments. Lors de ces moments intenses, je la surnommais fleur de lotus. Ma fleur de lotus. Fragile, belle, divine, rarissime dans ce monde ci. Et pourtant forte et courageuse, résistant contre le vent et la pluie, le soleil et la canicule. C'était elle. Tout çà.
Je continuais à jouer seul tandis que dans ma tête elle continuait à m'accompagner.

- « Tu es partie chérie et dans le noir je me souviens
De chacun des mots cruels que tu me disais si bien
Tu dis qu'après la paresse il y a le temps des efforts
Tu dis qu'après la détresse il y a le temps des remords

Veux-tu me dire je t'en supplie ce qu'il me reste après l'oubli
Veux-tu me dire ce qu'il me reste ce qu'il nous reste je t'en supplie

Puisque tu n'es pas là ce soir
Pour m'engueuler
Non tu n'es pas là ce soir
Pour m'engueuler
Et mon Dieu
Qu'est ce que ça me manque
Wo wo wo wo wo wo wo wo wow »















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Réponse à une lectrice ^^
"Kimi o mitsukedasu" veut dire "Je te trouverai" Je n'ai pas mis la traduction car je trouvais que çà risquait de gacher la magie de cet échange ^^ J'ai par contre essayer de faire comprendre avec des allusions, comme je vois, ce n'étais pas assez clair ^^ Donc voilà.


NOTE MOI ICI, je suis la fic numéro 245

# Posté le samedi 26 janvier 2008 14:33

[Chapitre 11, j'avance doucement vers la fin de ce premier tome. ] [Je suis contente ^^ ][ Ce chapitre est court, il ne se passe pas grand chose mais pour moi, il était impératif de apsser par là. =/ ] [ Je sais pas pourquoi xD ] [Enfin bref, lisez bian xD ]

Partie 1
Chapitre XI







- Hé Natsuko !

- Jeff ?

- Pour un premier cours, tu te débrouilles pas mal, je devrais peut-être m'en faire pour ma situation d'élève doué, dit-il amusé, cherchant à me faire rire.

- Si ce n'est pas déjà trop tard.

Il reste bredouille à ces paroles ne sachant trop comment les prendre. Sarcastique, humoristique ? Non, juste vraies.
Je l'observe, attend il que j'éclate de rire, que je fasse de l'humour ou que je lui dise à quel point il est meilleur que moi alors que je sais bien que pour dire cela il faudrait que je mente ? Que cherche-t-il en me parlant ? Je continue mon chemin comprenant qu'il me suit, si çà l'amuse, je ne vais pas l'en empêcher. On rentre alors ensemble en direction de mon internat. Le chemin se fait en silence mais je remarque qu'il me fixe à longueur de temps. Il failli même se prendre un poteau mais je n'ai ni ris, ni levé les yeux. Je ne le connais pas, je ne veux pas être gentille avec. Ce n'est pas que je suis asociale, mais les seuls personnes à qui j'ai pue m'attacher m'ont soit quitté soit horriblement blessé. Je me protège. C'est normal non ?
Même si, dans un autre sens, je le suis aussi, asociale.

On arrive devant la grille, je lève pour la première fois mes yeux vers lui. Notre regard se croise, je ne cherche pas à parler ou a lui expliqué, il sait bien que je suis arrivé. Il m'observe dans le même silence que moi. Chose inhabituelle. J'arque un sourcil, il ouvre la bouche pour parler puis la referme sans avoir eut un semblant de parole. Il se redresse, rougit et me tend la main pour me dire au revoir. Je ne cherche pas à comprendre, je serre brièvement sa main et m'éloigne sans me retourner. Pourquoi m'a-t-il raccompagné ? Pourquoi m'a-t-il serré la main ? Décidément, je ne comprends pas les garçons. Ils sont tous, si différents de nous les filles, si différent l'un de l'autre. Je ne comprends pas.

- Natsuko ?

Bryan. Dans ma chambre, il m'a attendu toute la soirée je parie. Je n'y avais guère pensé.

- Où étais-tu passé ?

Il me question nedu regard, je vois qu'il sait réellement inquiété. Il me saisit les mains, les siennes tremblent.

- Tu ne comptes pas me répondre hein.

Il affirme se qu'il sait déjà. Il me regarde et m'attire alors contre lui. Ses lèvres caressent doucement les miennes, tendit que sa langue chaude et humide titille la mienne. Il ferme les yeux, moi je les garde ouvert, à l'observer, attendant qu'il se décide à rompre le baiser.
Il n'a pas vraiment l'air d'y penser, son baiser devient enivrant, bien trop à mon goût alors je décide de le couper dans sa lancée. L'épisode de l'autre soir ne me retente pas. Je ferme les yeux, j'ai tellement difficile à aligner deux mots quand je suis ici. Je cherche mes mots, faciles, courts et rapides. Je bafouille et finalement lâche d'une traite :

- J'ai envie de danser.

Je lui grimace un sourire, un sourire absent. Il y répond et me prend la main pour aller dans la salle de gym un peu plus loin. On marche en silence pour ne pas se faire repérer, non seulement à deux mais tard la nuit alors qu'aucun de nous n'était présent pour les présences.
La porte grince, les lumières sont éteintes, les vestiaires désertiques, nos pas résonnent dans ce vide. Un genre de musique se forme dans ma tête, enivre mon corps, j'entend les battement de c½ur rapides de Bryan par l'exaltation d'être avec moi alors que c'est interdit, mes battement de c½ur se mélangeant au siens, bien plus calme presque au ralenti, comme si j'étais endormis depuis tellement longtemps, nos respirations se frottant l'une à l'autre, nos pied battant le sol, le chic claquant sur la langue de Bryan... Tout cela se mélangeant, formant une musique étrange, bizarre, rapide, clair et grisant. Mon envie de danser devient pressante, comme une dose hantant l'esprit et le corps jusqu'à être absorber. Comme une drogue qui une fois essayer, continue, augmente, accélère... Envie, encore envie, encore envie, plus vite, plus fort, plus puissant... Se droguer jusqu'à en faire une overdose, danser jusqu'à tomber de fatigue, boxer jusqu'à se briser les os. Ma drogue, mes drogues de c½ur. Ma drogue, mes drogues physiques. Ma beuh, mon shit, ma boxe, ma danse, mes souvenirs. Je me drogue à tout çà, je m'enivre de leur odeur, de leur sensation,... Il m'en faut plus, toujours plus.
Alors que je mets « play » au lecteur CD, mon corps vibre d'impatience.
La musique résonne et empli la salle, je danse, je danse, je danse encore et encore. Je danse jusqu'à en avoir mal au pied, je danse jusqu'à me retrouver près de deux ans en arrière.
Je virevolte, saute, me courbe, m'étire, tourne, me fléchis, etc.

Adage – Balancé – Battement frappé – cou-de-pied – Allegro – croisé – pas de bourré – grand jeté – pirouette – arabesque – attitude.

Après avoir fait cet enchaînement plusieurs fois d'affiler, je me laisse retomber dans les bras tendus de Bryan avec plaisir. Je tiens à peine debout après le cours de boxe et maintenant la danse. Celui-ci le remarque, cours éteindre le lecteur CD et la lumière avant de me reprendre dans ses bras où je m'y loge avidement. Porter comme une princesse, il me reconduit à ma chambre, je lui souffle un merci et l'embrasse délicatement sur le coin des lèvres. Je commence à l'apprécier, même si, ce n'est pas lui que j'aime. Il me sourit et me dépose sur mon lit se redresse pour partir mais je le tire vers moi, je n'ai pas envie de dormir seule. Il comprend et s'allonge à mes côtés, déposant ma tête sur son torse je m'endors profondément en un rien de temps, juste assez consciente pour remarquer qu'il emprisonne ma main de la sienne et entrelace nos doigts amoureusement. Je n'ose pas le repoussé, je fais tout pour qu'il reste au contraire, mais je sais qu'il ne sera pas comme çà en tout temps. Il viendra un moment où il en aura mare, il viendra un moment où je le ferai dégagé car contre-exemple sera revenu. Je sais qu'il reviendra. J'en suis sûr. Il me l'a promit. En attendant, je me contente de ce que j'ai, en essayant de ne pas lui faire trop de mal. J'en ai conscience, je réagis comme une salope.

***
**


Je me réveille à l'aube le lendemain, je suis allongé sur Bryan, il dort encore. Sa respiration est lente et fait remonté son torse doucement et régulièrement. Il a les yeux clos et la bouche légèrement entre ouverte. Toute fille normalement constituée aurait craqué pour lui, pas moi. Je me décroche de lui et vais regarder le soleil se lever à la fenêtre.

- Bon anniversaire mon amour, dis-je.

Oui, c'est aujourd'hui qu'il a ses 18ans. Moi c'est dans 23 jours. J'aurai 18ans. Je suis en seconde, en Angleterre. Lui, doit être aussi en seconde, ou peut-être encore en troisième, en France, loin, trop loin de moi. Comme depuis que je le connais, je n'ai pas de cadeau d'anniversaire. Et pour la deuxième fois que je le connais, je ne pourrai quand même pas l'ennuyer sur le fait que c'est son anniversaire. Voilà 19mois et une semaine que nous sommes séparé. C'est long, bien trop long.
Mais c'est la vie, je suis vivante de quoi je me plains ? De çà justement, je suis vivante.
Bon anniversaire mon amour. Bon anniversaire mon amour. Bon anniversaire mon amour.




Contre-exemple.





- Merci, dis-je d'un ton morne.

Oui, aujourd'hui j'ai 18ans, j'attendais çà depuis longtemps déjà. Je serai libre de faire ce que je veux. Je ferme les yeux, elle reste là devant moi un paquet en main. Je lui avais pourtant demandé de ne rien m'offrir. Mais c'est chaque fois pareille. On m'offre des cadeaux quand je refuse. C'est pourtant clair non ? « Je ne veux rien. Alors n'achète rien. » Y'a seulement « elle » qui a accepté ma requête, à la place, elle faisait circuler un joins et faisait comme si c'était une journée habituelle, sauf que quand je lui lançais une pique, elle prenait sur elle afin d'éviter les disputes. Elle aimait aussi m'ennuyer à propos de çà. Sachant que j'avais horreur d'avoir ce genre d'attention faux cul à mon égard, elle m'ennuyait. Comme çà me manque.
Elle me tend le paquet cadeau. Je le dépose à côté de moi. Je ne compte pas l'ouvrir, du moins, pas de suite.

- Puisque c'est ton anniversaire, tu viens pas non plus à l'école je présume. Tu veux que je reste avec toi ? On pourrait s'amuser.

- Annabelle. Ne te retarde pas en cours a cause de moi et puis, de toute manière, je vais faire rien de plus que d'habitude. C'est un jour comme un autre.

La blonde peroxydée m'observe d'un ½il incompréhensif avant de hausser les épaules et de m'embrasser pour partir. Çà doit être bien la première avec qui j'ai couché un soir comme çà qui reste après espérant plus que du sex. Mais, finalement, je m'attache à cette fille. Je me souviens de ce qu' « elle » pensait de tout çà. Elle n'aimait pas ma façon de me comporter mais je m'en fichais. Aujourd'hui qu' « elle » est si loin de moi, je regrette d'avoir perdue mon temps. Non seulement j'ai fais souffrir des filles que je ne connaissais même pas mais en plus de çà, je créais des disputes entre elle et moi exprès... Alors que j'aurai pu simplement profiter du temps que j'avais avec elle.
La porte claque, j'attends qu'elle soit loin avant de sortir mon ordinateur portable. Je fais mes recherches quotidiennes, barrant sur une liste tout les sites déjà visiter n'ayant été d'aucune aide. J'observe ma liste qui au fil des jours est devenue noir de biffure. Neuf sites. C'est les dernières chances qu'il me reste. J'ouvre un site, le surpasse sans vraiment y faire attention jusqu'à trouver ce que je cherche. Je prend mon téléphone et tape le numéro qu'il est indiqué. J'ai l'impression de faire çà depuis toujours et de ne pas avancer.

- Hello. Sorry, hum, do you speak French ?

- Oui. Que puis-je faire pour vous aider ?

- C'était pour savoir si vous n'auriez pas quelqu'un au nom de Kana ?

- Hum. Je peux toujours aller voir, mais puis-je me permettre de vous demander votre nom ?

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 13:16

[ Chapitre 12. ][ Chapitre étrange, beaucoup de choses bougent, et sentent la fin proche. ] [Chapitre peu-être émouvant pour certaine personne, ou révoltant pour d'autre. ][ Vos avis sur les personnages vont probablement changer. ] [ Ca bouge, çà va vite, c'est court. C'est presque la fin. ]

Partie 1 ;
Chapitre XII ;








Tout s'est dégradé ces derniers jours. Pour être exact, il y a cinq jours, tout s'est écrouler, les bases si petites soit-elle que j'avais recouvrer pour ma stabilité avait été brisé en mille morceau aussi blessant que des débris de verre. Moi qui croyais que cela ne pouvais pas à coup sûr s'aggraver, me voilà une pute qui couche gratos et qui se fait battre.
Demain est mon anniversaire. Demain, j'aurai 18ans. Mais, cela ne change rien. C'est juste un jour de plus. 18 ou 53 ans, c'est la même chose. Demain, la situation ne changera pas parce que j'aurai 18ans. Non, demain, il me fera toujours mal, il me fera toujours payer ma « trahison ».

« - C'est pas juste !

- Et de quoi donc parles-tu encore ? Soufflais-je agacée.

- Moins de trois semaines. Exactement, 17 jours !

- Bon, t'explique ou tu la fermes, ok ?

Non mais il m'énerve à toujours parler lui. Il ne sait pas marcher en se taisant, c'est crispant. Vraiment. Il est gentil mais plutôt insupportable. Trop gentil, trop prévenant, trop social. Trop parfait pour être apprécier.

- 17 jours et tu me bats à plate couture !!! Alors que je m'entraîne depuis près de deux ans. C'est déroutant quand même.

Je ne dis rien, je ne le regarde pas. On arrive près de l'internant. Comme tout les soirs. Je ferme les yeux pour me décider à y entrer. Un vrai supplice comme chaque jours.

- Mais tu sais, je ne m'en plains pas... Au moins, j'ai pu te rencontrer, dit-il dans un chuchotement.

Je le regarde plein de question dans le regard. Avant de comprendre ce qu'il se passe. Ses lèvres effleurent les miennes tandis qu'une main dans le bas de mon dos me rapproche de lui et qu'une autre glisse dans mes cheveux. Je garde les yeux ouverts, retournant dans mon mutisme que je garde habituellement lorsque je suis au lycée ou en présence de personne autre que le club de box. Je me referme, je redeviens vide, terne, une ombre, plus qu'un souvenir. Une chose que l'on manipule sans difficulté, que l'on utilise à se que l'on préfère. Sexe, amour, haine, moquerie, etc. Il me relâche et sans dire un mot s'éloigne. Je souffle, ne sortant pas de mon mutisme intérieur.

***
**


J'entre dans ma chambre, étonnement, elle est vide. Je referme la porte et écrase un pied pas la même occasion. La porte se rouvre, Bryan entre. Je ne comprends pas ses traits tirés, presque haineux. Je ne cherche pas non plus à comprendre pourquoi sa main me frappe violemment le visage. Je ne comprends pourquoi je suis propulsé contre le mur avant de retomber mollement sur mon matelas. Je ne comprends rien.

- Je t'ai vu ! Tout ces soirs revenir avec ce mec, je t'ai vu lui parler alors qu'à moi tu n'adresses pas un mot, je t'ai vu lui laisser prendre ta main, je t'ai vu lorsqu'il te prenait dans ses bras, je t'ai vu lorsque vous vous observiez droit dans les yeux, je t'ai vu partir tout les soirs et revenir tard accompagné de ce con, je t'ai vu ce soir ! L'embrassant à pleine bouche alors que tu es avec moi !

Je ne répond pas, je ne me défend pas. Je tombe sur le sol après une nouvelle giffle d'autant plus brutale. Je sens mes côtes me brûler lorsque je reçois son pied avec toute la violence dont il était capable. Je sens les larmes couler sans que je ne puisse rien y faire.

- Parle bon sang ! Répond ! Défend-toi putain ! T'es qu'une salope ! Qu'une pute ! Alors... Autant que tu continues dans ce chemin.

Sur ce, je reçois un dernier coup, avant qu'il se retourne et sors de ma chambre, laissant entrer derrière lui deux porcs détestables de terminale. Je suis une pute, et je fais les choses qui vont avec. Je fais ce qu'on me demande. Je suis un pantin articuler. On m'utilise comme bon lui semble. Je couche lorsqu'ils veulent que je couche, mais je ne pleure pas lorsqu'ils veulent que je pleure, je ne cris pas lorsqu'ils veulent que je cris. Je suis vide. Vide de sentiment, rien ne me touche, je ne vis pas. IL m'a demandé de ne pas mourir, pas de vivre. »


Jour après jour, soir après soir, heure après heure, ils abusaient de moi, me frappaient, etc. Aucun sentiment de culpabilité ne les traversait. J'étais une pute qui couche gratos. Mon mac est mon soi-disant mon copain. Son prix était que je souffre, son prix était la vengeance. Je l'avais trahit, j'avais briser l'amour qu'il portait pour moi. Mais, s'il avait réellement connu l'amour, ne m'aurait-il pas pardonné ? Chaque jour sa haine augmente, accroisse,... Je ne vis plus, je ne survis plus, je ne meure pas, j'agonise. Il ne se suffit pas de me faire ces souffrances physiques, il veut que je souffre mentalement ne comprenant pas qu'il est impossible de me faire souffrir d'avantage que je ne souffre déjà. Il pourrait me frapper le plus fort qu'il peut, mon corps souffrira, il pourra m'insulter de tout ce qu'il veut mon c½ur ne saignera pas plus.
Je ne vois plus Jeff ni les autres, je ne les reverrai plus. Demain j'ai 18ans, mais cela ne changera rien en ma situation. Les bases de ma survie que je m'étais alors construite sont détruites. Je marche sur les bouts de verre, m'écorche les pieds, mais je ne sens rien.
Je ne dirai rien, je fermerai les yeux sur ma vie, je fermerai les yeux et me tairai, gardant silence jusqu'à ce qu'il décide de me tuer enfin.
La fleur de lotus a laissé sa fragilité prendre le dessus, l'hiver a gagné, les pétales se sèchent, la vie se perd dans les dernières couleurs de la fleure avant de bientôt s'effacer et s'envoler sous la légère brise du vent glacial.
Il ne reste plus beaucoup de temps à la fleur de lotus, mais elle s'est battue courageusement. Laissons la être oubliée... Une autre repoussera et se battra peut-être mieux que la précédente contre le froid de l'hiver.
Contre-exemple trouvera sans aucun problème une autre fleur de lotus.
Adieu mon amour. Il ne me reste que peu de temps.

# Posté le samedi 02 février 2008 17:46

Modifié le samedi 02 février 2008 18:16