Chapitre II ;
Je me réveille dans un bâillement monumental, donnant un coup de poing par la même occasion à une tête qui eut le malheur de se trouver là. Une tête qui n'appartient à personne d'autre qu'à Raphaël qui, lui, tombe du lit dans un bruit sourd. J'étouffe un rire en l'entendant grogner par terre. Lorsque sa tête se redresse et me fixe d'un air abrutis, je ne sais plus le retenir. J'éclate de rire comme cela n'est pas permis, comme cela n'est plus arriver depuis longtemps. Je viens de le réveiller le pauvre, mais... C'est trop craquant. Ses cheveux sombres [ ni long ni court ] sont dans tout les sens, donnant un air de porc-épic à mon ami, ses yeux noirs sont collés par le sommeil et il a la bouche légèrement entre ouverte. Il se trouve en caleçon devant moi, qui suit toujours écrouler de rire. Sur sa pommette gauche, une tache rouge marque l'endroit où mon point l'aurait touché.
Raphaël se lève en grognant, le matin n'a jamais été son fort, se glisse sous la couverture et dépose sa tête sur mon ventre, entre laçant nos jambes par la même occasion. Je cris de dégoût sentant la bave chaude coulant déjà de sa bouche sur mon ventre. Je me lève, lui frappant [ du genoux cette fois-ci ] une nouvelle fois son pauvre visage. Debout sur le lit, complètement réveillée, j'essuie la bave s'étalant sur mon ventre. Ventre dénudé d'ailleurs. Pourquoi dénudé ? Pourquoi suis-je en sous-vêtement ?
J'ai quelques questions à poser à Raphaël. Hélas, le dernier coup l'a cette fois-ci, bel et bien réveillé. Ne vous avais-je pas dit qu'il n'était pas du matin ? Si, il me semblait bien.
Vous ne voyez pas où je veux en venir ? C'est simple. Ça se tient même en un seul mot.
COURONS !!!
Dans un grognement, Raphaël m'attrape par les chevilles avant que j'ai pue descendre du lit.
- Oupfgn, geignis-je.
Tombant sur mon ventre, légèrement assommée, je le sens me retourner, un rictus d'amusement, de fatigue et d'agacement gâchant son beau visage. Ais-je bien dis « gâchant » ? Bien sur que non, ça le rend d'autant plus canon qu'il ne l'est déjà au naturel.
- Ra... Raphaël. Si tu fais, ce que tu crois faire, je... ça risque d'aller mal pour toi !
Il rigole tellement fort à ma tirade totalement foirée qu'il en oublie de se venger et de me chatouiller à n'en plus finir. Oui, bon. Ce n'est pas de ma faute si je suis incapable de faire une tirade convaincante. On va dire que j'ai perdu l'habitude depuis ces derniers mois. Est-ce de ma faute ? Bien sûr. J'ai eu plus d'un millier de bonne raison de péter des crises là où j'étais mais je ne le faisais pas. Je suis male dans ma peau, blessé et hésitante dans tout ce que j'entreprend mais des moments comme celui que je suis en train de passer m'aide à m'en sortir. D'ailleurs, si on retournait à ce fameux instant que je passe ?
Je profite de son rire pour m'enfuir dans une autre pièce. Hélas, je ne connais pas vraiment notre nouvel appartement et plutôt que tomber dans une autre sale, c'est dans un grand couloir de richissime parure que je pénètre. La porte se referme derrière moi et il faut des clefs pour l'ouvrir de l'extérieur. Je suis seule dans un couloir désert, en sous vêtements, pas coiffé, mon maquillage étalé sur la gueule [ bah oui, j'ai dormis ] et un corps plutôt maigre, des cernes de drogués sous les yeux. J'ai l'air perdue dans cet immense couloir. Trop beau et trop riche pour une fille comme moi. Je me sens male. J'ai l'impression d'être en plein cauchemar. Il n'y a pas de quoi pourtant, je me fiche du regard des autres, et je suis habitué à être dans ce genre de lieu. Pourtant, sans vraiment m'en rendre compte, je m'assoies dans un coin près de ma porte, les genoux serré contre ma poitrine, mes bras enlaçant mes jambes et ma tête sur mes genoux. Je tremble. Ma bonne humeur s'est estompée pour laisser place à une panique insoutenable. Je suis prise de sanglots. Je me sens perdue. Je n'ai rien à craindre pourtant. Mais, j'ai peur malgré tout. Peur de quoi ? Je ne sais même pas.
La porte s'ouvre sur Raphaël hilare jusqu'à ce qu'il me trouve dans ce coin. Ses rires cessent. Je ne lève pas la tête, je ne l'écoute pas. Il parle sûrement pour essayer de me rassurer. Je ne bouge pas de la où je me trouve. Je sens ses bras glisser sous mes jambes et dans mon dos pour finir par me soulever et me faire entrer dans l'appart. Je suis idiote. Que va-t-il faire, entiché d'une fille comme moi ? S'en débarrasser serait le mieux non ?
Il me dépose sur le lit et me couvre d'une couverture, et me laisse seule en proie au sommeil.
***
**
Je me réveille, la nuit est tombée. Il fait sombre dans l'appartement. Dans un coin de la pièce, sur un fauteuil, Raphaël profondément endormis. Je suppose qu'il m'observait en train de dormir, prit d'inquiétude pour moi. Je me lève donc et m'enroule dans la couverture étend toujours à moitié nue. Je m'approche de lui et lui caresse la joue. Je décide de visiter l'appartement.
Je marche observant tout autour de moi. Nous avons à peine emménagé la veille au soir, il était donc normal que cela paraisse vide. Mais l'appartement était pré meublé. Il était plutôt beau. Un de ces appartements modernes qui garde malgré tout l'art de la culture japonaise. Toutes portes coulissantes en papier blanc, une table basse en chêne massif d'où le bois est sculpté en courbe entouré de zabuton [ coussin où l'on s'agenouille pour prendre le thé. ] , la petite marche suivant la porte d'entrée [ La seule d'ailleurs qui ne coulisse pas et n'étant pas faite en papier. ] que l'on ne peut grimper sans avoir ôter ses chaussures, le lit se trouve être un grand futon à même le sol, les armoires sont, la plupart, encastré dans le mur, il y a bon nombre de paravent. Les couleurs et les matières sont accordées. Restant simple et donnant comme sentiment la pureté. La couleur bois, noir et blanc sont les principales. Les quelques rares couleurs se trouve être celle de la pierre, des végétales ou fleurs des rares décorations. Le vert, le gris, l'ocre, le rose, le rouge,... Des couleurs ayant chacune leur propres signification. Chaque assemblage n'étant pas là juste pour faire joli. Le sol est couvert de tatami dans toute la maison sauf dans la salle de bain. Le sol, ici, est couvert de carrelage fait en pierre bleu. Un bain se trouve au centre de la pièce. La matière de celui-ci est fait de bambou, il est encastré à même le sol. De grands miroirs se confondent aux murs. La pièce est spacieuse. Un évier se trouve dans un coin lui aussi fait de pierre bleue. Et dans un coin se trouvent les toilettes, fermé de la sale par des murs de bambou. Et enfin, un oshiire [ armoire à portes coulissantes ] se trouve à l'autre bout de la pièce. Les autres pièces, elles, sont de plus petite dimension. J'aime beaucoup. J'avais toujours rêvé d'avoir une maison de ce style, à la place j'ai un appartement tellement grand, que l'on se demanderait finalement si ce n'en est pas une, de maison.
Je retourne dans la chambre, Raphaël dort toujours. Le soleil commence lentement à se lever, j'observe l'extérieur. Il y a un immense jardin japonais, ou verdure, eau et bois est en parfait accord. Les jardiniers sont déjà occupés de travailler dedans. J'observe le soleil se lever et scintiller dans l'eau d'un petit étang. Je souris avant de refermer shoji [ porte coulissante qui sert de rideau ] pour que le soleil ne réveil pas mon ami. Je me prête à l'observer durant pas mal de temps mais il ne daigne pas se réveiller. Combien d'heure de sommeil a-t-il perdu au juste pour me retrouver ?
Comme pour me faire pardonner de ses propres efforts, je décide d'aller lui faire la cuisine. Petit problème, c'est qu'il n'y a pas de nourriture à préparer. J'observe autour de moi et voit un téléphone, sûrement la seule chose que je connaisse et qui ressemble à mon ancien chez moi... Aucune télé, aucun ordinateur, aucune radio ou lecteur cd, rien. Sauf des lustres éclairant la sale [ qui d'ailleurs ne servent seulement le soir puisque les maisons japonaises sont très éclairée naturellement. ] et un pauvre téléphone avec un bottin à côté posé à même le sol. J'ouvre le bottin et m'apprête à commander un repas. Seul hic. Je ne connais pas non plus l'adresse où ils devraient me l'envoyer... Plus qu'à attendre qu'il se réveil. De toute manière, je n'ai pas vraiment faim, c'est plus pour lui. La nourriture est devenu une chose délicate pour moi ce qui justifie mon corps frêle, voir quasi maigre. Plus loin, j'entend grogner et bientôt vois une tête marqué par le sommeil passer dans l'entrebâillement de la porte coulissante de la chambre. Je souris, Raphaël me sourit à son tour et vient me prendre dans ses bras.
- Va ?
- Mh. Et toi ? T'as l'air crevé.
- Pas grave. J'ai la dale.
Je ris et lui expliqua le dilemme, il rigole et me prend le téléphone pour s'en occuper, sans pour autant me lâcher les hanches. Il demande dans un japonais toujours autant fragile des ramen aux légumes et salade de riz. Il donne l'adresse et m'enlace rapidement.
- Putain... Tu t'es pas amélioré toi depuis ce fameux jour hein. Moi qui me rappelais d'un canon, je suis déçu là, dit-il dans un sourire moqueur.
Je souris sachant ce qu'il essayait de faire. Pour lui faire plaisir, je lui tira la langue et le traita de petit connard de français à la con. Mais ses paroles m'avaient quand même touché. Je savais qu'il riait en disant cela, qu'il voulait juste me provoquer me faire réagir, pour que tout redevienne comme avant... Mais voilà, j'avais changé, mais je faisais des efforts. Je commençais déjà à aller mieux. Il me lâcha et me dit de le suivre. Il entra dans la salle de bain et ouvre le oshiire pour finalement en sortir deux peignoirs. Il était fait de soie, long et doux. Noir et rouge. Ravissant. Raphaël m'expliqua qu'il avait fait venir quelque truc. Il ne m'avait pas prit de vêtement sachant à quel point je pouvais être difficile et chiante point de vue fringue.
Je ris beaucoup à tout ce qu'il peut me dire. Cela me faisait du bien de rire, c'était tellement rare ces temps-ci. Sa connerie m'avait manqué.
La bouf arrive. On rigole, je mange peu, mais je mange quand même. Je rigole voyant Raphaël galérer avec les baguettes.
- T'es vraiment con... C'est pas comme ça qu'on les tient.
- Nan mais ça va toi, tu va pas non plus m'apprendre à bouffer !
- Bah comme tu t'y prends, faudrait peut-être y penser...
Il me fusille du regard et cherche à nouveau de manger avant de refermé sa bouche sur le vide. Son peignoir fut éclaboussé par le bouillon de ses légumes. J'éclate de rire, et me fou ouvertement de lui. Je ne me reconnais même plus, ou si plutôt je me reconnais bien plus qu'avant. Raphaël finit par jurer et laisse tomber ses baguettes pour se lever et s'éloigner. Je me lève à mon tour et éclate de rire.
- Ho ça va toi, me fait pas chier ! Si j'en suis là c'est à cause de toi !!!
Je ne trouve même rien à dire. Il a raison après tout. Il n'a pas du tout changé. Je me souviens toutes les disputes qu'il a causer en s'emportant bêtement. Mais cette fois-ci, le temps m'a changé, je ne vais plus jouer à son jeu, l'engueuler et finir par ne plus se causer avant de se retomber dans les bras. Nan, j'ai juste envie de pleurer et de m'enfuir en courant. Pourtant, avant de le faire, je le gifle violement. Il se frotte la joue et s'apprête a répliquer lorsqu'il voit mes larmes couler le long de mes joues. Il se souvient maintenant que j'ai changé.
Je cours dans la salle de bain refusant qu'il me voie dans cet état. Mais, les portes coulissantes c'est bien beau mais pas utile dans ces cas là, impossible de vraiment m'enfermer et rapidement, il entre à son tour dans la pièce. Il s'approche de moi à grand pas et m'enlace brusquement, m'empêchant de fuir. Je ferme les yeux et me laisse aller. Il m'embrasse, baiser que je lui rends. Son odeur m'enivre de tout mon corps, nos baisers deviennent passionnels et ses mains parcourent lentement mon corps. Les images de notre adieu me reviennent et je me souviens le bonheur que j'avais ressenti durant ces instants. Je me laisse transporté et de manière saccadée, on traverse l'appartement pour se laisser tomber sur notre futon. Peu de vêtement se retire, car peu de vêtement nous couvre. Nos corps ne deviennent plus qu'un, je revis le plaisir et le bonheur de ma première fois. Je ferme les yeux et me laisse aller complètement, retrouvant par la même occasion une partie oublié de moi. Cette partie provocante dictant la plupart de mes actes. Notamment ceux-ci, ceux qui donnent d'avantage de plaisir et d'envie à mon seul amour. Pour la seconde fois, je connais l'enivrant plaisir qu'il peut m'offrir pour finir par m'endormir dans ses bras. Décidément, on aura énormément dormit ces jours-ci. Et sûrement aussi, réveillez tout nos nouveaux voisins. Je ne pense pas que nous aurons de la visite de courtoisie demain. Bien du contraire. Et dans mon sommeil, je me mets à sourire resserant mon étreinte. Finalement, on se sera quand même retombé dans les bras après s'être réconcilier.
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Déjà. Je suis pas du tout mais alor là vraiment pas satisfaite de ce chapitre. J'ai galérer un truc de malade à l'écrire.
Alors une question, penser vous que je devrais faire des lemons ou continuer comme je l'ai toujours fait jusqu'ici ?
Sinon, avez-vous malgré tout aimé ? =/
Soyez franche.
Gros Bazoup's.