[ CHapitre II ][ Rien a dire. ][ Pas satisfaite du tout de ce chapitre. ]

Partie II ;
Chapitre II ;







Je me réveille dans un bâillement monumental, donnant un coup de poing par la même occasion à une tête qui eut le malheur de se trouver là. Une tête qui n'appartient à personne d'autre qu'à Raphaël qui, lui, tombe du lit dans un bruit sourd. J'étouffe un rire en l'entendant grogner par terre. Lorsque sa tête se redresse et me fixe d'un air abrutis, je ne sais plus le retenir. J'éclate de rire comme cela n'est pas permis, comme cela n'est plus arriver depuis longtemps. Je viens de le réveiller le pauvre, mais... C'est trop craquant. Ses cheveux sombres [ ni long ni court ] sont dans tout les sens, donnant un air de porc-épic à mon ami, ses yeux noirs sont collés par le sommeil et il a la bouche légèrement entre ouverte. Il se trouve en caleçon devant moi, qui suit toujours écrouler de rire. Sur sa pommette gauche, une tache rouge marque l'endroit où mon point l'aurait touché.
Raphaël se lève en grognant, le matin n'a jamais été son fort, se glisse sous la couverture et dépose sa tête sur mon ventre, entre laçant nos jambes par la même occasion. Je cris de dégoût sentant la bave chaude coulant déjà de sa bouche sur mon ventre. Je me lève, lui frappant [ du genoux cette fois-ci ] une nouvelle fois son pauvre visage. Debout sur le lit, complètement réveillée, j'essuie la bave s'étalant sur mon ventre. Ventre dénudé d'ailleurs. Pourquoi dénudé ? Pourquoi suis-je en sous-vêtement ?
J'ai quelques questions à poser à Raphaël. Hélas, le dernier coup l'a cette fois-ci, bel et bien réveillé. Ne vous avais-je pas dit qu'il n'était pas du matin ? Si, il me semblait bien.
Vous ne voyez pas où je veux en venir ? C'est simple. Ça se tient même en un seul mot.
COURONS !!!
Dans un grognement, Raphaël m'attrape par les chevilles avant que j'ai pue descendre du lit.

- Oupfgn, geignis-je.

Tombant sur mon ventre, légèrement assommée, je le sens me retourner, un rictus d'amusement, de fatigue et d'agacement gâchant son beau visage. Ais-je bien dis « gâchant » ? Bien sur que non, ça le rend d'autant plus canon qu'il ne l'est déjà au naturel.

- Ra... Raphaël. Si tu fais, ce que tu crois faire, je... ça risque d'aller mal pour toi !

Il rigole tellement fort à ma tirade totalement foirée qu'il en oublie de se venger et de me chatouiller à n'en plus finir. Oui, bon. Ce n'est pas de ma faute si je suis incapable de faire une tirade convaincante. On va dire que j'ai perdu l'habitude depuis ces derniers mois. Est-ce de ma faute ? Bien sûr. J'ai eu plus d'un millier de bonne raison de péter des crises là où j'étais mais je ne le faisais pas. Je suis male dans ma peau, blessé et hésitante dans tout ce que j'entreprend mais des moments comme celui que je suis en train de passer m'aide à m'en sortir. D'ailleurs, si on retournait à ce fameux instant que je passe ?
Je profite de son rire pour m'enfuir dans une autre pièce. Hélas, je ne connais pas vraiment notre nouvel appartement et plutôt que tomber dans une autre sale, c'est dans un grand couloir de richissime parure que je pénètre. La porte se referme derrière moi et il faut des clefs pour l'ouvrir de l'extérieur. Je suis seule dans un couloir désert, en sous vêtements, pas coiffé, mon maquillage étalé sur la gueule [ bah oui, j'ai dormis ] et un corps plutôt maigre, des cernes de drogués sous les yeux. J'ai l'air perdue dans cet immense couloir. Trop beau et trop riche pour une fille comme moi. Je me sens male. J'ai l'impression d'être en plein cauchemar. Il n'y a pas de quoi pourtant, je me fiche du regard des autres, et je suis habitué à être dans ce genre de lieu. Pourtant, sans vraiment m'en rendre compte, je m'assoies dans un coin près de ma porte, les genoux serré contre ma poitrine, mes bras enlaçant mes jambes et ma tête sur mes genoux. Je tremble. Ma bonne humeur s'est estompée pour laisser place à une panique insoutenable. Je suis prise de sanglots. Je me sens perdue. Je n'ai rien à craindre pourtant. Mais, j'ai peur malgré tout. Peur de quoi ? Je ne sais même pas.
La porte s'ouvre sur Raphaël hilare jusqu'à ce qu'il me trouve dans ce coin. Ses rires cessent. Je ne lève pas la tête, je ne l'écoute pas. Il parle sûrement pour essayer de me rassurer. Je ne bouge pas de la où je me trouve. Je sens ses bras glisser sous mes jambes et dans mon dos pour finir par me soulever et me faire entrer dans l'appart. Je suis idiote. Que va-t-il faire, entiché d'une fille comme moi ? S'en débarrasser serait le mieux non ?
Il me dépose sur le lit et me couvre d'une couverture, et me laisse seule en proie au sommeil.

***
**


Je me réveille, la nuit est tombée. Il fait sombre dans l'appartement. Dans un coin de la pièce, sur un fauteuil, Raphaël profondément endormis. Je suppose qu'il m'observait en train de dormir, prit d'inquiétude pour moi. Je me lève donc et m'enroule dans la couverture étend toujours à moitié nue. Je m'approche de lui et lui caresse la joue. Je décide de visiter l'appartement.
Je marche observant tout autour de moi. Nous avons à peine emménagé la veille au soir, il était donc normal que cela paraisse vide. Mais l'appartement était pré meublé. Il était plutôt beau. Un de ces appartements modernes qui garde malgré tout l'art de la culture japonaise. Toutes portes coulissantes en papier blanc, une table basse en chêne massif d'où le bois est sculpté en courbe entouré de zabuton [ coussin où l'on s'agenouille pour prendre le thé. ] , la petite marche suivant la porte d'entrée [ La seule d'ailleurs qui ne coulisse pas et n'étant pas faite en papier. ] que l'on ne peut grimper sans avoir ôter ses chaussures, le lit se trouve être un grand futon à même le sol, les armoires sont, la plupart, encastré dans le mur, il y a bon nombre de paravent. Les couleurs et les matières sont accordées. Restant simple et donnant comme sentiment la pureté. La couleur bois, noir et blanc sont les principales. Les quelques rares couleurs se trouve être celle de la pierre, des végétales ou fleurs des rares décorations. Le vert, le gris, l'ocre, le rose, le rouge,... Des couleurs ayant chacune leur propres signification. Chaque assemblage n'étant pas là juste pour faire joli. Le sol est couvert de tatami dans toute la maison sauf dans la salle de bain. Le sol, ici, est couvert de carrelage fait en pierre bleu. Un bain se trouve au centre de la pièce. La matière de celui-ci est fait de bambou, il est encastré à même le sol. De grands miroirs se confondent aux murs. La pièce est spacieuse. Un évier se trouve dans un coin lui aussi fait de pierre bleue. Et dans un coin se trouvent les toilettes, fermé de la sale par des murs de bambou. Et enfin, un oshiire [ armoire à portes coulissantes ] se trouve à l'autre bout de la pièce. Les autres pièces, elles, sont de plus petite dimension. J'aime beaucoup. J'avais toujours rêvé d'avoir une maison de ce style, à la place j'ai un appartement tellement grand, que l'on se demanderait finalement si ce n'en est pas une, de maison.
Je retourne dans la chambre, Raphaël dort toujours. Le soleil commence lentement à se lever, j'observe l'extérieur. Il y a un immense jardin japonais, ou verdure, eau et bois est en parfait accord. Les jardiniers sont déjà occupés de travailler dedans. J'observe le soleil se lever et scintiller dans l'eau d'un petit étang. Je souris avant de refermer shoji [ porte coulissante qui sert de rideau ] pour que le soleil ne réveil pas mon ami. Je me prête à l'observer durant pas mal de temps mais il ne daigne pas se réveiller. Combien d'heure de sommeil a-t-il perdu au juste pour me retrouver ?
Comme pour me faire pardonner de ses propres efforts, je décide d'aller lui faire la cuisine. Petit problème, c'est qu'il n'y a pas de nourriture à préparer. J'observe autour de moi et voit un téléphone, sûrement la seule chose que je connaisse et qui ressemble à mon ancien chez moi... Aucune télé, aucun ordinateur, aucune radio ou lecteur cd, rien. Sauf des lustres éclairant la sale [ qui d'ailleurs ne servent seulement le soir puisque les maisons japonaises sont très éclairée naturellement. ] et un pauvre téléphone avec un bottin à côté posé à même le sol. J'ouvre le bottin et m'apprête à commander un repas. Seul hic. Je ne connais pas non plus l'adresse où ils devraient me l'envoyer... Plus qu'à attendre qu'il se réveil. De toute manière, je n'ai pas vraiment faim, c'est plus pour lui. La nourriture est devenu une chose délicate pour moi ce qui justifie mon corps frêle, voir quasi maigre. Plus loin, j'entend grogner et bientôt vois une tête marqué par le sommeil passer dans l'entrebâillement de la porte coulissante de la chambre. Je souris, Raphaël me sourit à son tour et vient me prendre dans ses bras.

- Va ?

- Mh. Et toi ? T'as l'air crevé.

- Pas grave. J'ai la dale.


Je ris et lui expliqua le dilemme, il rigole et me prend le téléphone pour s'en occuper, sans pour autant me lâcher les hanches. Il demande dans un japonais toujours autant fragile des ramen aux légumes et salade de riz. Il donne l'adresse et m'enlace rapidement.

- Putain... Tu t'es pas amélioré toi depuis ce fameux jour hein. Moi qui me rappelais d'un canon, je suis déçu là, dit-il dans un sourire moqueur.

Je souris sachant ce qu'il essayait de faire. Pour lui faire plaisir, je lui tira la langue et le traita de petit connard de français à la con. Mais ses paroles m'avaient quand même touché. Je savais qu'il riait en disant cela, qu'il voulait juste me provoquer me faire réagir, pour que tout redevienne comme avant... Mais voilà, j'avais changé, mais je faisais des efforts. Je commençais déjà à aller mieux. Il me lâcha et me dit de le suivre. Il entra dans la salle de bain et ouvre le oshiire pour finalement en sortir deux peignoirs. Il était fait de soie, long et doux. Noir et rouge. Ravissant. Raphaël m'expliqua qu'il avait fait venir quelque truc. Il ne m'avait pas prit de vêtement sachant à quel point je pouvais être difficile et chiante point de vue fringue.
Je ris beaucoup à tout ce qu'il peut me dire. Cela me faisait du bien de rire, c'était tellement rare ces temps-ci. Sa connerie m'avait manqué.
La bouf arrive. On rigole, je mange peu, mais je mange quand même. Je rigole voyant Raphaël galérer avec les baguettes.

- T'es vraiment con... C'est pas comme ça qu'on les tient.

- Nan mais ça va toi, tu va pas non plus m'apprendre à bouffer !

- Bah comme tu t'y prends, faudrait peut-être y penser...


Il me fusille du regard et cherche à nouveau de manger avant de refermé sa bouche sur le vide. Son peignoir fut éclaboussé par le bouillon de ses légumes. J'éclate de rire, et me fou ouvertement de lui. Je ne me reconnais même plus, ou si plutôt je me reconnais bien plus qu'avant. Raphaël finit par jurer et laisse tomber ses baguettes pour se lever et s'éloigner. Je me lève à mon tour et éclate de rire.

- Ho ça va toi, me fait pas chier ! Si j'en suis là c'est à cause de toi !!!

Je ne trouve même rien à dire. Il a raison après tout. Il n'a pas du tout changé. Je me souviens toutes les disputes qu'il a causer en s'emportant bêtement. Mais cette fois-ci, le temps m'a changé, je ne vais plus jouer à son jeu, l'engueuler et finir par ne plus se causer avant de se retomber dans les bras. Nan, j'ai juste envie de pleurer et de m'enfuir en courant. Pourtant, avant de le faire, je le gifle violement. Il se frotte la joue et s'apprête a répliquer lorsqu'il voit mes larmes couler le long de mes joues. Il se souvient maintenant que j'ai changé.
Je cours dans la salle de bain refusant qu'il me voie dans cet état. Mais, les portes coulissantes c'est bien beau mais pas utile dans ces cas là, impossible de vraiment m'enfermer et rapidement, il entre à son tour dans la pièce. Il s'approche de moi à grand pas et m'enlace brusquement, m'empêchant de fuir. Je ferme les yeux et me laisse aller. Il m'embrasse, baiser que je lui rends. Son odeur m'enivre de tout mon corps, nos baisers deviennent passionnels et ses mains parcourent lentement mon corps. Les images de notre adieu me reviennent et je me souviens le bonheur que j'avais ressenti durant ces instants. Je me laisse transporté et de manière saccadée, on traverse l'appartement pour se laisser tomber sur notre futon. Peu de vêtement se retire, car peu de vêtement nous couvre. Nos corps ne deviennent plus qu'un, je revis le plaisir et le bonheur de ma première fois. Je ferme les yeux et me laisse aller complètement, retrouvant par la même occasion une partie oublié de moi. Cette partie provocante dictant la plupart de mes actes. Notamment ceux-ci, ceux qui donnent d'avantage de plaisir et d'envie à mon seul amour. Pour la seconde fois, je connais l'enivrant plaisir qu'il peut m'offrir pour finir par m'endormir dans ses bras. Décidément, on aura énormément dormit ces jours-ci. Et sûrement aussi, réveillez tout nos nouveaux voisins. Je ne pense pas que nous aurons de la visite de courtoisie demain. Bien du contraire. Et dans mon sommeil, je me mets à sourire resserant mon étreinte. Finalement, on se sera quand même retombé dans les bras après s'être réconcilier.









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Déjà. Je suis pas du tout mais alor là vraiment pas satisfaite de ce chapitre. J'ai galérer un truc de malade à l'écrire.


Alors une question, penser vous que je devrais faire des lemons ou continuer comme je l'ai toujours fait jusqu'ici ?


Sinon, avez-vous malgré tout aimé ? =/

Soyez franche.


Gros Bazoup's.

# Posté le vendredi 15 février 2008 17:10

[ Bande de sale p************************************************************ n______n ][ Vous avez déserté mon blog bande de michanteuuuuuuh ][ C'est pas gentil. ] [ 5visites hier. J'ai jamais eut si peu T____T ][ Cela devient-il si nul que ça ? u___u ]

Partie II ;
Chapitre III ;








J'ouvre un ½il, avant de le refermer... Quelques secondes passent, j'ouvre l'autre une fraction de seconde avant de le refermer. Il a vu que je ne dormais plus. Il patiente trente secondes avant de perdre patience.

- Natsuko ?

Je serre un peu plus les paupières et ne bougent plus.

- Natsuko, je sais que tu ne dors pas.

Je ne bouge toujours me retenant de rire face à sa détermination. Il reste planté devant moi, je suis aussi animé qu'une statue.

- Putain, elle est grave, elle a réussit par se rendormir...





[ellipse de deux pauvres secondes]





- Haha !!!!! J'en étais sûr, je t'ai vu sourire !!!!!

J'évite d'éclater de rire tandis qu'il me saute dessus et se prend à me chatouiller. Merveilleux le réveil. [sarcastique] J'hurle et ris, je cours dans l'appartement lui à mes trousses. On finit par ralentir... Il s'approche pour m'embrasser mais je le repousse...

- Mais... Qu'est ce que j'ai fait ? Demanda-t-il avec une mine de chien battu.

- Me suis pas encore laver les dents...

- Mais je m'en fou ! En plus, on a pas encore de brosse à dent, faut en acheter. Allerrrrrrr ! Bisous !!!

- T'attendras qu'on en achète alors.


Je lui souris de ce sourire de peste qui m'allait si bien avant. Je retrouve de jours en jour mes bases, mes anciennes habitudes et mes plaisirs d'avant à le faire tourner en bourrique. Je vais dans la salle de bain où je trouve mon peignoir là où on l'avait laissé la veille, je me vêtis de celui-ci.

- Tu comptes aller faire les magasins en kimono ?

Je me demande quelle tenue est la plus approprié ? Un uniforme sale de Lycéenne anglaise ou un kimono de bain, rouge et noir fait de soie ?

- Prête moi des fringues...

- Je voudrai bien mais... Comment veux-tu qu'elle tienne ? T'es maigre !


Je ne relève pas et ne contre-attaque pas. Pas le temps. Le shopping d'abord ! J'hausse les épaules et fouille dans le peu de vêtement qu'il a apporté. Un immense t-shirt noir avec le signe anarchie dessus. Je ris, je n'ai jamais aimé ce t-shirt... Je la passe par-dessus ma tête et le fait glissé le long de mon corps, celui tombe bas en dessous de mes fesses et est tellement large que trois personnes comme moi aurait pue rentrer. Pourtant, Raphaël est loin d'être gros ou baraquer... Au contraire. Alors je suis peut-être bien maigre. Mais je m'en fiche. Je fais un n½ud afin de le rétrécir et de le raccourcir. Celui-ci repasse par dessus de mes fesses et moule légèrement, sans pour autant faire provoque mon ventre et ma poitrine, faisant de grands plis dû au n½ud ce qui cacha ce symbole d'ado « rebelle » qu'est celui de l'anarchie. J'observe mon reflet, derrière moi, je vois Raphaël regarder ma silhouette avec inquiétude, je fais comme si je n'avais rien vu et souris d'un large sourire.

- Et t'as vu ? Il me va bien mieux qu'à toi !

Il arqua un sourcil mais ne répondit rien.

- Mouhaha. C'est le casse de Brice, le casse casse casse, le casse de Brice !

- Ha nan mais je rêve... La culture que t'as ma pauvre !

- Sûrement mieux que ta pauvre répartie
, dis-je en imitant son « arquage » de sourcil.

- Ouh ! Ca fait mal ça !

- Haha. T'as vu ! Qui c'est la « The Best » ici ? Mouhaha.

- Heu, je rigolais tu sais. En fait, j'ai juste dit ça pour ne pas te vexer...

- Ouais, c'est ça, enfin bref. On le fait ce shopping ?
Demandais-je en enfilant le pantalon le plus serrant que j'ai trouvé. Alors que, finalement, sur moi, il ressemblait plus à un baggy qu'à un simple jean.

- Haha. Et maintenant qui est le « The Best » ici ? Comment tu changes de conversation parce que t'as plus rien a dire. Mouarf !

- Nan mais la maturité je te dis pas ! Tu m'énerves, sérieux ! Dis-je en sortant de l'appartement, le sourire aux lèvres.

Je l'entendais ricaner avant de refermer la porte et de placer son bras autour de mes hanches. Je lui souris et on part en ville, marchant lentement, à pas d'homme...




[...]




Nous sommes passé dans de nombreux magasin, d'abord réticente et indécise, j'ai fini par retrouver un peu plus de moi... Retrouvant cette partie de moi excentrique qu'habituellement, je mettais en avant par mes vêtements. J'avais oublier ce qu'étais de choisir des vêtement que j'aimais, d'être dans autre chose qu'un uniforme scolaire. J'avais oublié le cran qu'il fallait pour se montrer tel qu'on est sans avoir peur des critiques. J'ai d'abord choisi des tenues sobres, froides, si peu moi. Des vêtements ni moulant, ni trop large. J'avais peur de me montrer à la lumière du jour, j'avais peur de subir les critiques. Pourtant le Japon est le pays de l'excentrisme. Voir passer des gens pleins de piercing, de tatouage, de vêtements de couleur vif et étrange, avec des coiffures tapent à l'½il qui, dans mon pays, aurait fait la risée de tous... Mais malgré cela, j'avais peur. Comment faire si après presque deux ans dans le noir, je sors sous le soleil éclatant ? Je suis d'abord aveuglé, et il me faudra du temps pour m'habitué à cette clarté. Ce temps avance, et petit à petit, je progresse avec celui-ci.
De simple jean ni moulant ni large, plutôt neutre, ni efféminé ni trop masculin. Non, juste neutre. De magasin à magasin, mon excentricité revenait. Les couleurs grises, bleues ou blanches s'échangèrent avec du rouge vif, de l'orange, du vert flachi ainsi que du noir. Ensuite, ce fut les modèles qui changèrent, les pantalons redevinrent moulants, malgré la difficulté d'en trouver selon ma nouvelle taille. Ceux-ci devinrent bientôt troué au niveau des genoux, puis bientôt aux niveaux des genoux et des cuisses et enfin jusqu'au fesse comme je les aimais. Je choisis aussi un tas de jupe ou robe aussi farfelue les une plus que les autres. De toutes sorte. D'abord celle que l'on qualifie de vêtement pour none et vers la fin, celle que les filles jalouses appellent pour les filles vulgaires. Mais je l'étais vulgaire. J'aimais mettre ce genre de vêtement, que l'on me critique et que par derrière se rince l'½il. J'aimais être sous l'½il attentif des critiques ou des compliments. J'aimais être simplement être au centre de l'attention, pourtant, je contredisais le tout. Je m'habillais parfois comme un vrai mec parfois comme la plus garce de toutes les nanas mais je restais moi. Je n'étais pas une pouffe qui chauffait les mecs, je n'étais pas quelqu'un qui faisait vraiment attention à moi. Si un jour, je me ramenais les cheveux gras, pas maquillé, ou avec une tâche sur mes fringues je m'en fichais éperdument. J'étais contradictoire, tout comme l'était mon caractère.
Bref, les sacs se sont ajoutés l'un après l'autre devenant de plus en plus lourds pour nos pauvres bras. L'argent n'était pas un problème, Raphaël avait insisté pour payer mais nous furent 50/50.
Juste, j'avais oublié de vous le dire. Avant de partir pour l'aéroport, j'ai vidé mon compte, sachant que ma mère le bloquerait dès qu'elle aurait apprit ma fuite.
Pour l'instant, nous avançons vers les taxis, les sacs sont bien trop lourds pour refaire toute la route à pied. Raphaël avance vers un taxi et dépose tout nos sacs sur le siège arrière. Il tend un billet et demande au chauffeur de nous attendre, qu'il payerait ce qu'il faut. Le chauffeur accepte et met en route le compteur qui déterminera combien il faudra le payé.

- Qu'as-tu encore de si important à faire ? On va payer une fortune ! N'espère pas que je paye le taxi pour une de tes idées stupides !

Il ne répond pas et se contente de sourire, après tout, s'il veut se ruiner, c'est lui que ça regarde. Il presse le pas, tirant sur ma main, il parait impatient, limite si je ne dois courir pour ne pas me faire semer.

- Putain tu vas me dire oui ? Tu commences sérieux à me gonfler... Je suis crevée ! T'as vu tous les magasins qu'on a fait ? Déjà les vêtements, ensuite les produits de toilettes ainsi que la bouf... J'en ai mareuuuuuh ! Raphaël putain ! Tu m'écoutes ?

- Ferme ta gueule, arrête de te plaindre, et avance !


Je lui écrase le pied rageusement avec mes nouvelles Dr. Martens déjà mis aux pieds. Pour qui se prend-il ?

- Aïeuuuuuh !

Je le fusille du regard, prête à entendre sa réplique mais tout ce qu'il trouve à faire c'est me regarder tendrement et me souffler à l'oreille à qu'elle point ça lui avait manqué que je le frappe.

- Maso ! Dis-je dans un sourire.

Oui, c'est vrai que l'on pourrait croire que je suis redevenue comme avant mais ce n'est pas le cas, je ne le redeviendrai jamais même si je m'en approche. Aujourd'hui est une belle journée, ne pensons pas à ces prochains moments où ma fragilité reviendra à la surface.
Je lui souris et on reprend la marche, un peu plus calmement. Je me tais et me force à garder silence malgré les milliers de questions qui se tentent un passage entre mes lèvres. Finalement, on arrive au coin d'une rue, un magasin isolé se trouve en face, il parait déserter. Alors que j'essaye de lire l'enseigne Raphaël dépose quelque chose sur mes yeux. Je les ferme automatiquement, émettant un petit cri strident.

- Commence pas à faire chier et laisse toi faire, me dit-il avant que je n'eut le temps de dire quoi que ce soit.

Il me fait avancer, lentement pour que je ne trébuche pas. Hélas, pour une maladroite comme moi, ça allait encore trop vite. Me prenant le pied dans mon baggy, je risque de m'étaler par terre avant qu'il ne me rattrape de justesse pour finalement tomer à deux. On doit avoir les malins, tout deux la gueule par terre et le cul en l'air. Pourtant c'est d'un fou rire que l'on est prit. Les yeux toujours bander j'essaye de me redresser sans y parvenir. Il m'aide à me lever, et étouffant notre rire, on reprend la marche.
Moins de deux minutes plus tard, j'entends tonner la clochette d'un magasin. C'était bien le magasin d'en face, isolé et déserté.
Je sens longtemps, j'aime bien l'odeur de cet endroit. Je respire à grands poumons, cette odeur me rappelle vaguement quelque chose. Je n'y reviens pas. Je respire un peu plus cherchant à me souvenir ; sueur, travail,...
Alors que j'avance lentement vers le nom de cette odeur, le bandeau tombe de mes yeux.
« Love Dancing. »
Il m'a emmené dans un magasin de danse.

- T'auras besoin d'une nouvelle tenue puisque tu as tout laissé là-bas.

Je lui souris et lui saute au cou. Je l'embrasse tendrement avant de fouiller dans chacune des étagères et des présentoirs. Observant les différentes tenues, les accessoires, les chaussons...
Il y avait pour tous les goûts, hip-hop, danse classique, gymnastique,...




[...]




J'ai enfilé de nombreuse tenue, plus belles les unes que les autres. J'en ai choisi de belles, plusieurs. Il me les a toutes offerte. On finit par retourner au taxi.

- Change toi vite.

- Quoi ?! Mais pourquoi ?

- Tu verras, enfiles ça.

- Attend au moins qu'on soit de retour.

- Non. Maintenant.

- Va te faire foutre !


Sur ce, il m'oblige à me déshabiller sous l'½il peu non content du chauffeur quand même interloqué. Après tout, on parlait français tout du long, il ne comprenait rien. J'enfile en vitesse la tenue avant de frapper contre-exemple. Je le hais ! Pourquoi m'a-t-il fait mettre ceci ?
Le temps passe, je ne reconnais pas la route. Le taxi s'arrête devant un immense batîment. C'est l'opéra. Il m'emmène à l'opéra.








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Je sais, il ne se passe pas encore grand chose, mais c'est le dernier chapitre en suspent, tout va bientôt être perturbé, les prochains chapitres vont faire entamer la véritable histoire de ce tome II.
Vous en pensez quoi ? Dites moi.
Pas trop long ?

# Posté le vendredi 22 février 2008 16:32

[ Chapitre IV ] [ Navré pour le temps pris... n___n ][J'aurai cru quand même recevoir des commentaires mais non... :( ]

Partie II;
Chapitre IV ;






On pénètre dans un immense bâtiment de richissime parure, tout est d'or et de marbre. Brillant de mille feux, lustré, d'immenses toiles représentant diverses étoiles. Passant du chanteur d'Opéra italien au danseur de grande renommé chinoise hors que nous sommes dans un opéra japonais. Soit, le monde de l'art n'a pas de limite géographique. L'art nous unies en une seule et unique famille.
J'avance les yeux ébahit m'accrochant à la manche de Raphaël, tirant sur son bras, émettant de petits couinements à chaque étoile que je reconnue. Il rigole à s'en fendre la poire de ma façon de réagir. J'ai l'air d'une enfant à qui l'on propose un tas de sucettes et qu'elle ne sait par laquelle commencer. Habituellement, je me serai moqué de tout cela, bien trop riche, bien trop parfait, bien trop... Mais son attention avait été si touchante que l'émotion me picote les yeux. Je souffle deux à trois fois afin de me calmer. Alors que les rires de Raphaël ne cessent. On descend une quinzaine de marches, il tend nos tickets à un homme en costume. C'est clair que malgré que nous soyons légèrement plus classe que d'habitude nous faisons tâche ici. Et pourtant... Je m'y sens comme chez moi. J'attrape la main de mon ami et la serre à un tel point qu'il doit en avoir mal aux articulations. Je ne cesse de sourire et les couples de personnes âgées se retournent sur nous aussi étonné de voir des gens tel que nous ici ainsi que de voir la joie qui inonde nos visages, autant le miens que celui de Raphaël. Je souris aimablement aux personnes, quand il s'agit d'art, je suis différente, plus social. Même si l'envie de leur fait des grimaces me tente, je reste sur mes fins. Je me colle à contre-exemple et on suit le pingouin sur pattes jusqu'à nos places.


***
**




Les lumières s'éteignent, ma respiration se coupe, le ballet commence. La musique retentit, les étoiles dans mes yeux brillent, je fredonne la musique et suis chaque mouvement des danseurs. Je lis sur leurs traits, leur pas, leur danse, l'émotion qu'ils dégagent. C'est magnifique, une boule coincée dans ma gorge m'empêchant de reprendre ma respiration me montre à quel point la danse me manque. Mes ongles s'enfoncent dans la main de mon Namoureux. Une larme coule le long de ma joue, je sens le regard de Raphaël posé sur moi, mais je m'en fiche, je ne peux quitté la scène des yeux.
Un solo démarre, la musique est douce. L'Etoile Scintillante entre en scène. La véritable étoile du ballet. La star. Je ne peux quitter une fraction de seconde ses mouvements. Mes yeux suivent ses sauts, ses pirouettes. Je fonds littéralement en larme, luttant pour rester silencieuse et jurant contre ces larmes qui troublent ma vue. Il est tellement... Raphaël m'enlace contre lui et m'embrasse délicatement dans le cou avant de se concentrer sur la scène sans pour autant me lâcher.
La danse se fini, Etoile Scintillante salue son public et retourne en coulisse essoufflé sans pour autant perdre de sa grâce.


***
**




Le Ballet dû être terminé il y a déjà quelques minutes, je n'en sais trop rien, j'ai perdu ma perception du temps. Je suis sur une autre planète où la danse n'a jamais cessé. Je ne bouge pas de ma place et Raphaël garde silence comprenant que j'en ai besoin. Les yeux fixés sur le lourd rideau rouge, je fredonne un extrait qui m'avait particulièrement marqué. C'était le moment où l'Etoile Scintillante était apparue dans le ballet. On voyait rien qu'à sa façon d'avancer, par ses portés que c'était cette personne qui avait le rôle principal, qu'il était l'étoile du ballet. D'où le nom de scène, je présume. L'Etoile avait probablement été la seule personne a être monté aussi haut lors de ses grands jeté, à avoir fait le plus de tour lors de ses pirouettes, à avoir eut le plus de grâce lors de tout le spectacle. C'était la seule et l'unique personne a avoir habiter la danse à ce niveau.
Raphaël décide finalement que j'ai assez rêvé pour aujourd'hui, m'attirant lentement vers une sale plus à l'écart. Certaines personnes s'y retrouvent parlant à mi-voix en petit groupe. Pour la plupart des personnes, âgées d'au moins plus de vingt ans que moi si pas plus, toutes dans de longues robes qui dûment coûté une fortune avec pour ornement de lourds bijoux d'au moins 18 carats, un sac au bout du bras si petit qu'un porte monnaie rentrerait à peine dedans, des chaussures à talons si haut et si classe qu'elles ont même du mal à tenir debout.
Pas des gens comme moi à l'évidence.
Quelque minutes passe lorsque toute les conversations se taisent laissant place à de nombreux applaudissement. L'Etoile Scintillante venait d'entrée dans la sale. Si mon père était comme ça, je serai tellement fière, je comprendrai pourquoi il avait choisi la danse à ma mère. Je ne lui en voudrai même pas. Je comprendrai cent fois qu'il ait préféré la danse à sa fille. J'aurai peut-être fait de même. Ou peut-être que non.
Il fait une simple révérence pour nous saluer. Un simple, dis-je ? Non. Une magnifique révérence pleine de grâce et de talent. Pourtant juste une révérence.
Son pas léger, son sourire, son regard, sa tenue, sa droiture, sa voie... Tout n'est que danse. Il est quasi l'incarnation de la danse à lui tout seul. Il est tellement parfait. Il passe de groupe en groupe, révérence sur révérence, politesse sur politesse. Poignées de mains, petit blagues de ci et de là... Il est habitué de la foule, des fans. Il est presque naturel. Lorsque son regard se pose sur Raphaël et moi, il fronce des sourcils, quelque peu déstabilisé par le changement de publique.
Il avance vers nous d'une marche rapide et fluide, une marche couper de temps en temps par deux vieilles femmes en chaleurs qui roucoule devant lui. Les filles de mon age le fait devant les rockeurs en sueurs et les vieilles filles qui veulent se caser fantasme devant de jeune danseur classique. Même si celui-ci aurait l'age d'être marié avec de jeune enfants de 3 ou 4 ans. Un peu plus jeune que ma propre mère.
Enfin bref, c'est partout pareil, chez les jeunes, les riches, les vieux, les pauvres... Les filles fantasment, draguent, les mecs qui ne sont guère mieux non plus. Partout pareil.
Il arrive enfin a nous. Il nous offre une nouvelle révérence, légèrement moins précise que les autres. Il ne se remet probablement pas du fait que des jeunes comme nous, habiller de façon particulière soit là, en face de lui,... Dans un endroit dont je suppose que l'entrée n'est que très chère. Raphaël lui tend sa main et moi, je lui fais aussi une révérence. Bien moins nette et moins gracieuse mais un sourire naît sur ses lèvres, plutôt ravis.

- Une danseuse... Intéressant. Quoi que, elle a l'air de manqué quelque peu de technique. Son regard par contre est plein de passion, murmura-t-il à lui-même.

Je ne réponds rien, j'aurai aimé l'envoyer bouler mais je ne pouvais pas. C'était plus fort que moi. Il était une étoile, une étoile qui venait de me donner son avis personnel pour moi. Son regard me transperçait, quelque chose au fond brillait, une chose que je ne connaissais pas fort bien mais qui ne mets pas inconnu. Il m'est pourtant impossible de mettre un nom sur ce regard. Je sens Contre-exemple à mes côtés se crisper légèrement. Alors lui aussi a remarquer ce regard ? Il l'a peut-être compris lui. Glissant son bras autour de mes hanches, il le questionne sur la danse, sur sa vie,...Comme réveiller d'un long sommeil empli de rêve, il cligne quelque fois des yeux avant d'engager à la conversation qu'émettait mon Namoureux. Rapidement, il délaisse les fanes en chaleurs, qui tentent de se porter l'attention tant demander du danseur. Celui-ci n'en a guère à faire, et continue à nous parler. Bientôt nous sommes seuls tout trois, causant de chose et d'autre. Peu de notre vie, notre passé est devenu un tabou maintenant.
Alors que les heures passent, nous nous sommes allé. Assis dans un coin de la salle sur de chiques divans de ce même tissu rouge. Raphaël a détourné lentement la conversation sur moi. Parlant de ma passion pour la danse. Le danseur parle longtemps, l'on voit qu'il est dans son élément. IL me pose des tas de question, me demande mon avis,... L'on s'entend plutôt bien, je sens Raphaël délaisser de cette conversation, mais tellement passionner par ce danseur que j'en oublie ce qu'il peut bien en penser, ce qu'il veut,... Je suis égoïste mais c'est ainsi lorsque l'on parle de la danse. Les gens en dehors de ce milieu ne comptent plus, même s'il est l'homme le plus important de ma vie. A cet instant, je n'en ai que faire de lui.
Je le dis là ainsi, pourtant, si vous me le demanderiez, j'aurai été incapable de le remarquer, de comprendre ce à quoi vous feriez allusion. Il n'est pourtant pas normal d'oublier comme ça l'homme que l'on attendait depuis des mois de souffrance. Ce n'est pas normal non plus de l'oublier alors que sans lui je ne vivrai même plus. Même la danse n'aurait plus aucun goût. Car lorsque je danse, c'est à lui et à mon père sans visage que je pense. C'est à lui que je dédie la danse de mes mouvements...
Imaginez le tableau. Trois personnes dans une salle sombre éclairé par de longues chandelles, une fille et un homme parlant s'en interruption de leur passion. Les yeux dans les yeux, se penchant l'un vers l'autre pour ne pas perdre une miette de la conversation. Un immense sourire sur le visage et des étoiles plein les yeux, l'on pourrait croire que c'est un couple plutôt spécial. Fait d'un plus vieux et d'une jeunette. Mais dans ce tableau, une chose cloche. Une personne à qui l'on ne comprend pas trop sa présence. Blasé et délaissé, ne comprenant rien à la conversation, noyé dans les mots tels que saut de chat, balancé, pirouette, croisé,... Ne sachant pas quoi dire. Seul un détail nous fait comprendre alors de l'erreur de la situation. La main de la jeune fille enlacé dans la sienne qui pourtant, à l'air d'avoir complètement oublier sa présence. L'homme et la jeune fille ne sont pas un couple. Pourtant, sans cet autre personnage, l'on aurait pue le croire.
JE ne cherche pas à le blessé, à l'exclure de cet autre monde qui est lui aussi le mien. Ce n'est pourtant pas normal qu'une personne tel que moi puisse avoir deux mondes à soi. C'est comme si quelqu'un demandait deux âmes s½ur. Cela n'est pas naturel. Pourtant j'ai les deux mondes, et pour rien au monde je ne voudrai devoir choisir. J'ai déjà essayé de les lier ces mondes en essayant que Raphaël goutte au plaisir de la danse mais sans réel résultat. Il fait des efforts, mais il ne ressent pas ce que je ressens.
A partir d'un moment, alors que la conversation n'en finissait pas, Raphaël me lâche ma main. Je ne ressens pas comme d'habitude un réel vide, je ne le remarque d'ailleurs qu'à peine, trop encré dans la conversation. Il avance lentement observant les tableaux décorant la pièce, lorsque ceux-ci y passèrent tous, il commence vraiment à s'impatienter. Il ne le montre guère, passant le temps en jouant avec les chandelles étant bien entamé. Il lâche un soupire à en fendre le c½ur. Un soupire que je n'aurai probablement pas entendu, si quelque instant plutôt, je n'avais pas reserré ma main ne s'entend plus la chaleur de la sienne. Je perds le fil de la conversation, fixant le jeune homme à l'autre bout de la pièce.

- Merde, j'ai encore réussit à le blesser. Comment ais-je pu l'oublier ? Quelle conne ! Pensais-je.

Je me mets à m'impatienter moi aussi, comprenant que le temps du paraître long pour lui. L'Etoile Scintillante continue malgré mon absence à parler. Nous étions en pleine conversation sur sa carrière. Il aime parler de lui et ne prétend pas s'arrêter. Au bout d'un moment, alors qu'il reprend sa respiration pour se lancer sur un ballet qu'il a créé de lui même, je lui dis que nous devons nous en aller. Raphaël n'entend pas. Il n'a plus levé les yeux vers moi depuis un bon bout de temps. Le danseur me dévisagent surprit, suit mon regard et lance un ½il accusateur à mon ami. Alors que je me lève, je m'excuse pour le temps que j'ai pu lui prendre.

- Pas de problème. J'ai été enchanté. Venez me rendre visite, je suis ici tous les soirs cette semaine. Le matin par contre je ne suis pas là, j'offre des cours. D'ailleurs si...

- Non, je suis désolé, mais pour les cours je suis déjà inscrite quelque part. Cela aurait été avec joie. Mais, peut-être passerais-je un jour, dis-je d'un ton absent, les yeux fixer sur Raphaël qui était plonger dans ses penser.

Il m'avait amené ici, il m'avait fait une magnifique surprise, tout ce don j'ai été capable de lui donner fut de lui faire passer une horrible soirée. J'avance lentement vers lui, ne cherchant pas à le sortir de sa rêverie. A quoi pense-t-il ? Dos à moi, je glisse mes mains autour lui, posant ma tête sur son dos et mes mains sur son ventre. Je lui demande qu'on parte, il sursaute, puis se retourne surprit.

- Maintenant ?

- Oui. Je pense que j'ai eut ma dose de danse pour aujourd'hui, dis-je avec un regard désolé.


Il eut un triste sourire avant de me repoussé légèrement et de me prendre les mains.

- Ne gâche pas ta soirée pour moi mon c½ur.

- Ce n'est pas ma soirée que je gâche mais la tienne. J'en suis navré. Allons-nous en tu veux ?


L'Etoile Scintillant renifla avec mépris en regardant Raphaël. Je ne sais trop ce qu'il avait imaginer, mais je sais que je n'ai pas été correcte avec mon copain aujourd'hui. Main dans la main on salut le danseur et part en direction d'un taxi. La nuit noir témoigne du temps que j'avais usé.

- Je suis désolé. Je me suis laissé emballer et je t'ai délaissé. J'aurai due comprendre que tu n'étais pas à l'aise et que ce genre de conversation n'était pas pour toi. Je suis vraiment idiote. J'ai été horriblement égoïste alors que ta été adorable toutes la journée, et même les autres jours. Tes toujours adorable, même si tu m'prends souvent la tête. Je t'aime comme ça... Mais j'peux pas m'en empêcher. Je suis vraiment désolé. T'es adorable et moi je sui vraiment trop conne. Je te mérite vraiment pas. J'mériterai plutôt une bonne paire de baffes et encore... D'ailleurs tu peux me les donner si tu veux. Je me fâcherai même p...

BAF !

Non mais quel con ! Il m'a vraiment baffé ! Mais... Il n'est pas bien lui ?! Il cherche vraiment à se faire tuer ? Nan mais vraiment. Comme s'il fallait prendre ce que je disais au premier degré !

- Ha enfin du silence. Maintenant, si c'est pour dire des conneries pareilles, tu fermes ta gueule. Merci, dit-il hilare juste à côté de moi.

Lentement, je me déraidis, et me laisse enlacer par ses bras protecteur. Je m'y sens bien. Et c'est en s'embrassant que l'on arrive chez nous.

# Posté le samedi 08 mars 2008 12:26

[chapitre 5] [Une merde. Foiré. Mal terminé. Probablement baclé. Mauvaise qualité. Désolé. Désolé pour ce chapitre. Désolé pour cette médiocrité. ]

Partie II
Chapitre V





C'est fou. Depuis que j'habite au Japon, aucune journée ne se ressemble. Chaque jour connaît quelque chose de nouveau. Chaque jour, Raphaël me prévoit une chose différente. Chaque jour, je retrouve le plaisir de vivre. Un plaisir que je n'avais d'ailleurs jamais connu. Aujourd'hui, est comme d'habitude, un jour spécial. Non seulement l'hiver à laissé place au soleil et aux fleurs mais aujourd'hui est aussi mon premier jour de cours.
J'entre dans l'Académie International D'Art, l'AIDA. On y retrouvait de tout. Dessinateur, chanteur, musiciens, danseur, peintre, styliste, DJ', etc.
C'était un grand. Pourtant, je n'ai pas peur. Je ne suis empli de stress ni de doute. J'ai confiance en moi, je me suis revigorer depuis l'Angleterre. Et le premier, que ce soit élève ou prof, qui me marche sur les pieds va s'en mordre les doigts.

TUT TUT !

Vite, vite, vite. Mon taxi est là. Une frappe sur les fesses de Raphaël, mon sac, une petite insulte amical à mon chéri et me voilà partie.
Je piétine d'impatience. Le trajet me parait long, immensément long.
Lorsque j'arrive enfin, le temps semble s'arrêter, laissé en suspens pour que je puisse admirer autour de moi. Les élèves affluent de tous côtés, rigolant, répétant, discutant,... Complètement décontractés. Le bâtiment de style gothique est extrêmement grand, surpassant tout autres bâtiments. Fait de blanc cassé et de gris pierre, de gargouilles et de colonnes, de grandes fenêtres et d'escaliers. Un grand jardin fleuri de mille couleurs illumine avec harmonie ce lieu fate en couleur, où jeunes et plus jeunes encore se retrouvent pour prendre un peu de bon temps dans une école fait de stress, de concurrence, de peur, de rêve mais aussi de doute. Un endroit où l'on joue l'aspect le plus secret de soi ; nos rêves. Un lieu où l'on risque de les briser et de se briser soi-même. Impossible de savoir si l'on y parviendra au bout de nos rêves et pourtant l'on confie malgré tout le plus important de notre personnalité malgré tous les risques que cela en comporte. Idiot n'est-ce pas ? Et pourtant, j'en ferai partie d'ici quelques minutes.
Je m'avance entre les élèves, les observant chacun après l'autre. International... Elle porte bien son nom. Anglais, Japonais, Français, Hollandais, Québécois, Indous, etc. Je monte les marches fait de pierre bleue, reflétant les milles couleurs du soleil, aveuglant les jeunes gens, pour finalement arriver face à deux lourdes portes faites de bois massif. Je pénètre alors dans un immense hall au sol marbré, aux murs couverts de fresque et de peinture. Je suis le plan que l'on m'avait fait parvenir par la poste, j'avance jusqu'à ma classe. Pénètre dans le vestiaire où grouille une dizaine de fille affublé ou enfilant un même justaucorps. Je dépose mon sac dans un coin et les observe chacune à leur tour. C'est étonnant lorsque l'on rentre dans un endroit pareil. Une personne inaccoutumée ne pourrait pas deviner qu'ici se trouve des danseuses classiques. C'était un vrai chaos, impossible de s'entendre, toutes parlaient à la fois, ne s'écoutant même pas. Mais lentement, coup de coude après coup de coude, elles se sont tuent pour me dévisager. L'une s'approche, une blonde au fort accent anglais me dit que le stylisme est à l'étage du dessus. Je souris et lui dis que c'était bien ici que je venais. Elle parait étonné et jette un ½il à mes vêtements. Pour ne pas m'énerver ou quoi que ce soi, je leur tourne le dos et commence à me changer n'écoutant plus les conversations qui reprennent lentement. J'enfile mon justo et attache mes cheveux en un parfait chignon. Dans ma tenue orange et mes bas noirs, j'ai l'impression d'être une extraterrestre par rapport aux autres dans leur tenue verte kaki mais je n'en ai que faire. Mes cheveux parsemés de mèches rouges sont enfin parfaitement attachés, mon justo enfilé, mes chaussons aux pieds, je suis les filles qui jettent de fréquent coup d'½il en ma direction, jusqu'à la salle.
La pièce parqueté aux murs miroités. Un piano à queue noir brillant de milles feux, lustrés comme neuf. Un pianiste chauffe ses articulations faisant quelques gammes s'apprêtant à deux heures de musique non stop. Toutes se postent à la barre, je les imite, allant tout au bout pour commencer. Le prof pénètre dans la classe, chacune fait sa révérence. Moi, j'en suis incapable, trop subjuguer par le nouvel arrivant.
J'entends quelques ricanements des élèves. Je dois avoir l'air conne figé la bouche légèrement entre ouverte.

- Mr Kana, nous avons une nouvelle arrivante... Dit l'anglaise aux cheveux blonds.

Celui-ci lève la main pour la faire taire et me sourit, il m'a reconnu. Et moi je suis encore plus abasourdie. Il avait tout calculé. Tout ce qu'avait fait Raphaël. Tout avait été calculé. Le Japon, le spectacle, et maintenant le cours. C'était ça alors mon cadeau. Il avait retrouvé mon père.
Maître Kana... Maître Kana... Maître Kan... Maître Ka... Maître...
Papa !

- Natsuko ? Te sens-tu mal ?

- Je... Hum. Non, je pense que ça va.

- Et moi qui pensais que tu ne viendrais pas. Que tu étais déjà inscrite ailleurs.

- Ce n'est que le hasard.

Vraiment ? Est-ce de l'hasard ? Non, je ne pense pas. Il avait tout prévu. Il ne m'avait rien dit. Il avait gardé le secret et subit un homme qu'il ne supportait pas. Un homme qui pourtant appartenait à ma vie autant que lui appartient à la mienne. Il devrait toujours le supporter en tend que beau père.
Si un jour, je lui dirai. Comment pourrais-je le lui dire ? « Hum. Maître Kana ? Je voulais juste vous dire. Je suis votre fille. Vous voyez, celle que vous avez abandonnée il y a de ça 18 années. » Non, je me voyais mal le lui dire. Papa... Tu vas enfin pouvoir me voir danser.

- Enfin bref. Maestro ?! Musique. Natsuko, observe les filles et essaye de suivre...

Essaye ? Essaye ?! Nan mais quoi ? Il croit que j'en suis incapable ? A voir la tête ravie de la blonde, oui, je pense bien. Je me mets en position et calmement je commence le cours. Suivant les mouvements des autres, suivant les instructions dites par le prof.
Je suis sur mon petit nuage. Oubliant jusqu'à que celui qui nous fait des remarques est mon père. Que Raphaël avait tout calculé. Je pense juste que je danse dans une grande école, avec un vrai piano et avec d'autre danseuse, dans une salle parquetée aux murs emplis de miroirs. Je danse, pour le plaisir de danser, de m'évader.
Des barres l'on passe au diagonal. Je souris, j'aime cette partie de saut. Je me laisse aller, sautant le plus haut possible, le plus précis possible,...

- Rentre tes fesses Natsuko !

Je rentre mes fesses.

- Plus haut Natsuko ! Mets-y un peu de volonté !

Je vais alors plus haut. Je mets plus de volonté que possible. Ma diagonal est terminé, je retourne au bout de la file. L'une des filles, Hongroise je pense, me dit que pour une première je suis vraiment doué. Je lui souris. Les deux heures passent vite. Mon père me fait comprendre que j'ai un gros cul... Je n'aurais peut-être pas du manger cette dernière barre de céréale. Ou les nouilles d'hier soir... Pourquoi ais-je accepté que Raphaël me renourrisse « convenablement » ? Soit, je mangeais peu, ou même rien, mais au moins je n'avais pas de cul à rentrer !
Enfin bon. Le cours se finit. Et qui dit cours terminer dit retour à la réalité. Mon père veut me parler mais je lui dis que je ne peux pas. Que je suis pressé. Je n'en reviens pas. Je viens de refuser une entrevue avec une Star de danse ! Mais comment faire en sachant qu'il est mon père ? Je n'étais pas prête à ça. Raphaël aurait du me le dire, me prévenir...




***
**



- T'aurai du me prévenir.

- Je voulais te faire une surprise.

- Mais ce n'est pas possible ! T'es complètement ignare ou quoi ?

- Possible.

- Rah putain ! Tu m'énerves ! T'as vraiment rien dans le ciboulot toi hein !

- Je n'ai jamais prétendu le contraire, répondit-il amusé.

- Imbécile ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi je suis tombé amoureuse de toi ! Mais alors là, je ne sais vraiment pas.

- Parce que je suis un dieu au pieu ? demanda-t-il avec un faux air de play-boys.

- Putain ! Mais c'est sérieux de quoi je te parle !

- Je le sais justement !

- C'est mon père !

- Non tu crois vraiment ? Je ne le savais pas ! Ecoute, si je te l'aurai dit, tu ne te serais jamais présenté au cours alors commence pas à faire ta chieuse ok ?

- Peut-être que je fais ma chieuse mais je pense que c'est normal non ?!

- Tu me fais chier.

- Mais toi aussi tu me fais chier ! Ne te casse pas quand je te parle !


Je lui attrape le bras violement. Soit, j'en fais peut-être trop. Il avait fait ça pour moi mais je suis têtu et chiante. Et puis, cela faisait longtemps que l'on ne s'était pas disputé, cela ne devait pas durer. Raphaël se retourna, apparemment agacé, et m'attrape le poignet. Chacun se fusillant du regard, un combat silencieux démarre. Je craque la première et le gifle avant de sortir de la pièce pour m'enfermer dans la salle de bain.


***
**




J'ai horreur que l'on se dispute. Surtout lorsque ça dure. Habituellement, on se réconcilie directement, mais aujourd'hui aucun de nous deux n'est près a s'excuser comme je vois. De l'autre côté de la porte, j'entends une légère mélodie. Quelques cordes de sa guitare pincées, un semblant de mélodie entre coupé de réflexion. J'entrebâille la porte de quelque centimètre et l'observe timidement. Il parait tout aussi triste que moi que j'en craque. J'avance en silence jusqu'à lui et enroule mes bras autour de son cou pour déposer un baiser sur sa joue. Il sourit, lâche sa guitare et m'attire sur ses genoux. On s'embrasse tendrement jusqu'à ce que je lui fourre la gratte entre ses mains. Il rigole. Avant nous adorions faire de la musique ensemble.
La musique se fait entraînante, je ne résiste pas aux paroles qui s'imposent à moi et les laissent franchirent mes lèvres.
Et dans un étonnant mélange d'amour, de mélancolie et de joie, nous jouons ensemble, se regardant droit dans les yeux.

- « Y'en a qui se disent « je t'aime »
D'autre qui s'appellent « mon chou »
Mais moi tout ce que j'aime
C'est t'embrasser, te tordre le cou

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Ref. Et moi, ce que j'aime chez toi
C'est le gamin qui sommeil en toi
Maladroit, jaloux, distrait
Immature, chiant, indiscret
Drôle d'amour que celui dont je t'entoure.

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Y'a ceux comme nous
Qui se prennent le chou
Y'a ceux comme eux
Qui ferment les yeux

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Ref. Et moi, ce que j'aime chez toi
C'est le gamin qui sommeil en toi
Maladroit, jaloux, distrait
Immature, chiant, indiscret
Drôle d'amour que celui dont je t'entoure.

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Y'en a qui se font des mamours
D'autre qui s'offre des chaînes
Moi j'aime te tourner autour
T'aimer et te faire des scènes

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Ref. Et moi, ce que j'aime chez toi
C'est le gamin qui sommeil en toi
Maladroit, jaloux, distrait
Immature, chiant, indiscret
Drôle d'amour que celui dont je t'entoure.

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Du courage il m'en faut, mon dieu
Pour ne pas te crever les yeux
Mais putain qu'est ce que je t'aime
Quand tu me donnes la migraine

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Ref. ( bis ) Et moi, ce que j'aime chez toi
C'est le gamin qui sommeil en toi
Maladroit, jaloux, distrait
Immature, chiant, indiscret
Drôle d'amour que celui dont je t'entoure.

Woh woh-oh.
Woh woh-oh.

Et toi p'tit con, à qui la faute,
Et toi p'tit con, si on n'est pas comme les autres ?
Et toi p'tit con...
»

Il rigole gentiment à mes paroles, lâche sa guitare, me saute dessus et se met alors à me chatouiller pour le « p'tit con ». Voilà. Nous sommes réconcilié.
Putain. Je l'aime. Etrange notre amour, je l'avoue. Et pourtant, c'est sûrement un couple comme le nôtre qui tiendra le plus longtemps que ceux qui ferment les yeux, et se sourient comme si tout allait bien. Soit on se dispute souvent mais c'est vraiment de l'amour que l'on connaît et non un semblant d'amour.





________________________________________________________________________________________



Navré.
C'est une grosse merde.
C'est vraiment médriocre.
La fin est nul à chier.


Mais je devais mettre un chapitre.
Et je ne trouvais pas d'autre fin.



Enfin soit.
Je voulais vous demander,
que pensez-vous de cette chanson ?

# Posté le dimanche 16 mars 2008 09:59

Modifié le dimanche 16 mars 2008 16:48

[Chapitre 6][Rien à dire, juste que je ne suis pas satisfaite de ce chapitre... A vous de voir et à vous de me dire... Bye.. ]

Partie II ;
Chapitre VI ;





Je n'ai osé retourner au cours avant aujourd'hui. Je ne sais comment faire, comment réagir, comment le lui dire. J'ai décidé de le lui dire. Il le faut après tout. Je suis devant cette école qui me donne toujours autant de frisson. Je me dépêche pour n'être en retard, dans le vestiaire les autres sont pratiquement toutes fin prête alors que moi, je suis toujours dans mon jean trop large et déchiré, avec les cheveux ébouriffés par le vent. Elles me regardent de haut, le fait que j'ai séché ne leur plait pas. L'on ne prend guère la danse pour une rigolade, encore moins la danse de ballet. J'enfile en vitesse mon justaucorps et mon cache-c½ur ainsi que mes chaussons et file rattraper mes camarades qui entraient déjà dans la salle. Nous saluons d'une révérence le professeur. Mon père pose des yeux scrutateurs sur moi, se demandant ce que je fais là. Je lui fais un mince sourire et prend position à la barre alors que le pianiste commence déjà ses gammes.
Le cours se passe bien, je sens souvent son regard posé sur moi, ses remarques fusent régulièrement, je ne sais comment réagir. Il est froid, comme avec les autres, peut-être d'avantage avec moi. Aussi, je ne parviens à rien. Il critique chacun de mes gestes, les réajustes, me reprend pour finir par me demander ce que je suis occupé de faire.
Je rate les enchaînement, je ne décolle assez haut du sol lors des sauts, je suis toujours en retard, je ne retiens guère les pas de la chorégraphie,... Je rate tout, j'échoue le plus simple,... Que penserait-il de moi s'il savait qui j'étais ? Il doit me prendre pour une incapable, une débutante. Je suis bien trop médiocre pour être sa fille, je serai sa honte, son erreur,... Il aurait honte et refuserait de me croire. Une étoile telle que lui ne peut se résoudre d'avoir une fille qui n'y connaît rien à la danse. Je ne suis assez doué, je ne peux lui avouer. Pas maintenant. Pas encore. Quand ? Bientôt mais aujourd'hui c'est trop tôt pour moi, pour lui. Je ne peux risquer de le perdre, une fois de plus.
Je DOIS m'améliorer, c'est impératif.




Raphaël.



Je ne sais ce qu'il s'est passé. Cinq jours. Tout a changé. Elle danse en tout temps, ne mange pas, ne se lave pas, ne dort pas, ne parle pas. Je ne peux la déranger, « elle s'entraîne », je ne peux lui parler, « elle s'entraîne, je dois partir », je ne peux l'observer, « elle s'entraîne, je dois partir, elle est bien trop nulle ». Elle refuse de manger, « c'est trop gras, une danseuse fait attention à son poids. » Elle danse, encore et encore, ne s'arrête plus. Cela en devient une obsession, elle marmonne des choses incompréhensibles. Certains mots me viennent tel que « papa – trop tôt – pas encore – pas assez – nulle – médiocre – étoile – ... ».
Je la surveille, je fais ce que je peux, mais elle ne se laisse pas faire. Qu'a-t-il bien pu se passer ?
Je décide de prendre les choses en main. Deux jours qu'elle n'a pas été à ses cours. Bien entendu, ce n'est pas la première fois, mais ici elle refuse de m'expliquer pour quoi, alors que précédemment c'était alors compréhensible. Je lui dis que je sors, elle ne répond même pas. Je baisse les yeux, prend de l'argent pour payer le taxi et sors.
J'hèle un taxi. Celui-ci s'arrête et me conduit jusqu'à destination.
Le cours commence dans mois de dix minutes. J'entre dans l'immense bâtisse et vais directement à l'accueil pour demander dans quelle salle Maître Kana donne cours. Elle sourcil avant de me demander de répéter une fois, deux fois. Elle comprend alors que l'on parle bien du même Maître Kana et me dicte la direction à prendre. Je la remercie et me dépêche d'aller trouver cet homme.
Je grimpe des marches, traverse des couloirs avant enfin, de trouver la salle requise. J'observe au travers de la fenêtre un bon nombre de filles se placé pour l'échauffement à la barre. La prof donne ses instructions, faits ses remarques. Il scrute les rangs, comme s'il recherchait après quelqu'un, je frappe un coup à la porte. Le piano se coupe, les têtes se tournent dans ma direction. La voix de l'Etoile Scintillante claque dans ce silence, il n'est guère content que l'on ose le déranger pendant son cours. Je pénètre dans la classe, son regard est aussi froid que la pièce.

- Veuillez ôter vos chaussures dans cette salle je vous pris ! Et dépêchez-vous je n'ai pas tout mon temps à vous consacrer, on travail ici !

Je serre les poings et le fusille du regard. J'avance, chaussures aux pieds, et l'attrape au col de sa chemise en soie. Il émet un petit cri de surprise pour finalement me lancer un regard de défit.

- Que lui avez-vous fait ? dis-je en français oubliant même que je me trouvais au Japon.

- Je ne comprends pas de quoi vous parlez.

- Vous... J'aurai du me douter que vous parliez français. Alors je suppose qu'elle vous l'a dit !

- Dit quoi ? Elle s'est enfuit une fois le cours terminé ! Elle a même eut l'impolitesse de ne faire aucun effort et de venir aux derniers cours. Pourtant, elle aurait pu devenir une bonne danseuse. Je l'ai toujours dit !

- Alors que s'est-il passé ?

- Pourquoi aurait-il du se passer quelque chose ? Et que devait-elle me dire ?

- Elle ne mange plus, ne dort plus, ne vit plus. Elle ne fait que danser, répétant inlassablement qu'elle est trop nulle. Que lui avez-vous fait pour qu'elle soit ainsi ?!

Il ferma les yeux et secoua la tête, avant de me repousser pour que je le lâche et répondre de le laisser finir son cours, qu'il s'en occuperait plus tard. Qu'il n'avait plus à s'inquiéter.
J'acquiesçais, donna notre adresse et m'excusais d'avoir perturbé le cours avant de sortir.
J'entre dans notre appartement, la musique n'a guère cessé depuis que je suis parti. Elle a continué à danser encore et encore jusqu'à l'épuisement. En sueur dans la salle prévue à cet effet, elle tournoyait. On voyait déjà, malgré le peu de temps passé, qu'en cinq jours elle avait minci. Déjà fort mince, elle avançait vers la maigreur. Cela me rappelait le jour où je l'avais retrouver, allongé par terre sous les coup de son copain, le corps aussi mince qu'une corde de guitare. Un corps si fin que l'on avait peur qu'elle s'envole avec le vent, que l'on avait peur qu'il se brise lorsqu'elle bougeait trop rapidement. Je lui avais lentement redonné goût à la vie, je lui avais calmement inculqué le besoin de manger. Elle avait reprit du poids, elle souriait plus souvent et rigolait. J'avais l'impression qu'elle était redevenue comme avant, avant que l'on me l'arrache et que l'on nous sépare. Mais je me suis trompé. Elle n'est jamais redevenu comme avant. Elle est bien plus fragile qu'il n'y parait. Le moindre petit accro est poussé à l'extrême. Je ne sais qu'elle était la chose qui a tout déclenché mais ce qui est sûr, c'était qu'elle avait rechuté d'une certaine manière.
Les heures défilent, je l'observe en secret danser, attendant le moment où elle montrerait une nouvelle fois un signe de faiblesse, prête à tomber de fatigue, attendant le moment où elle aurait besoin de moi. Mais chaque fois c'était pareil. La fatigue et la faim la faisaient tituber, je la rattrapais avant qu'elle ne touche le sol et la gardais dans mes bras. Cherchant à la nourrir, à l'allonger sur le matelas mais elle refusait, disait qu'elle allait bien, se relevait et repartait danser sans rien ingurgiter.

Ding Dong.

Je me redresse peut-être un peu trop rapidement de la cachette d'où j'étais et part ouvrir. Maître Kana se trouve là, face à moi, près à venir aider Natsuko. Je le fais entrer, il ôte ses chaussures et me suit jusqu'où elle se trouve. Lorsque le regard de Natsuko rencontre celui de son père, elle s'arrête nette. Ce brusque geste la fait perdre l'équilibre, ses jambes fléchissent et elle tombe à la renverse par terre. Il l'aide à se relever, et commence à lui parler. Je suis de trop. Les danseurs ont besoin d'intimité, je ne suis pas fais pour ce monde, Natsuko est déjà avec moi, c'est le principal.




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J'ai eu une question surprenante. Si je comptais arrêter ma fiction. Je ne comprend pas vraiment pourquoi l'on me l'a posé. Soit, je traîne pour le moment pour mettre les suites. Mais comment puis-je faire autrement ? Je n'ai encore aucune idée des prochaines tournures de cette histoire, je n'ai que très peu de visite et encore moins de commentaire... Mais bon, cela, c'est vous que ça regarde. Mais le fait est là. Je fais ce que je peux, je n'essaye pas de jeter la faute sur quelqu'un d'autre ou de me trouver des escuses, je suis navré pour la médiocrité des derniers chapitres et pour le temps que je prends. J'espère que cela vous plait quand même. Encore désolé.





En 25 articles... 300 commentaires.
Vraiment, merci.
Merci à unsere-wahrheit qui m'a posté mon 300ème commentaires.

Et aussi...
Nouveau ! cliik - p0umps-clack - cliik === > Comm rendu =D

# Posté le dimanche 23 mars 2008 11:46

Modifié le mardi 25 mars 2008 06:17