[ Chapitre 7 ][ Sans doute l'avant dernier de cette fiction, je ne sais pas encore. ][ Ce chapitre est essentiel ][Il avance aussi drôlement ma fiction ][Comme chaque fois que j'écris, je m'égare complètement du plan précréer ][ M'abandonnant complètement aux mots ][ Ca peut paraître prétentieux de dire que je n'ai besoin de réfléchir à chacun de mes mots mais plutôt de les laisser glisser sur mon clavier mes doigts tentant de suivre la vitesse à laquelle vont mes pensées ][Oui cela peut paraître bien prétentieux, mais ce n'est pourtant que la vérité. ][Bcp me demande pq je suis insatisfaite de ce que j'écris... ][Sans doute parce que je ne les retravailles jamais. ][Je fais confiance à mon premier jet ][Mais parfois, il semble que l'inspiration n'y est pas, alors je me creuse la tête, forçant le passage aux mots. ][ Voilà pourquoi je ne suis guère satisfaite... Je préfère laisser couler. Comme pour la moitié de ce chapitre. ][ Et, sans doute l'auriez vous remarqué, comme dans le titre aussi... L'envie d'écrire me reprend... ENFIN ! =D ] |

Partie II ;
Chapitre VII ;





Durant plusieurs jours, il venait chaque soir. Il m'emmenait au restaurant pour être sur que je me nourrisse. Je passais mes journées à danser, et à ne pas manger. Raphaël était toujours là près de moi, à chaque fois que je tombais de fatigue, il était déjà là pour me rattraper. Je l'aurai bien remercié, dit que je l'aimais si je n'aurai pas été dans cet état. Vivant que pour une personne. Pour mon père. Je dansais et refusais de me nourrir pour lui plaire, pour avancer vers sa perfection. Je sortais de mon mutisme pour lui parler et pour manger à ses côtés. Du moins, manger ce que j'arrivais à avaler.
Dans un sens, je refusais d'aller mieux, pour qu'il ait une excuse pour revenir, de peur qu'il abandonne une fois que j'aille mieux.
Je faisais terriblement souffrir Raphaël, c'était comme si j'avais une double vie. Je l'ai entendu pleurer à plusieurs reprises ces dernières nuits, mais je ne disais rien. Chaque jour, les cernes qui noircissaient ses si beaux yeux bleus s'agrandissaient, déformant son doux visage par la fatigue. Je faisais comme si je ne voyais rien, j'étais horriblement égoïste. Mais j'avais besoin de mon père, et malgré tout ce que j'eut cru, j'étais capable de faire souffrir mon seul amour pour une chose dont j'avais été privé toute ma vie. En retrouvant mon père, je découvrais une base de normalité que je n'avais jamais connue. Moi qui mettais ma différence en valeur étais prête à tout pour un peu de normalité. Je ne suis qu'une adolescente qui a besoin d'un père après tout, ne m'en voulez pas de trop pour cet égoïsme. De toute manière, j'en ai payé. Aujourd'hui, il ne me reste plus personne. Comprenez bien... Depuis déjà quelque temps je vous parle au passé. Hé, cela faisait longtemps maintenant, que l'on avait plus éteint la lumière pour regarder sur ce grand écran blanc, le reflet de ma vie d'avant. Cela me rend nostalgique. Après tout, maintenant, je ne ressemble plus à grand-chose.

« Quelques jours précédemment,

Il vient ce soir encore. Comme chaque soir. Mais je sais, je sais bien que lorsque je serai rétablie, il partira et ne reviendra plus. Je m'améliore en danse mais ce n'est jamais assez. Il faut toujours plus, toujours mieux. Je ne suis pas encore satisfaisante, pas encore assez doué pour le lui avouer. Je ne suis pas encore assez mince pour la danse, pas encore assez belle pour l'image de la beauté de cet art, pas encore assez douce pour la grâce... Pas encore.
Raphaël est rentré tard ce matin. Il a encore passé la nuit dehors. Alors que moi j'ai dansé. Il m'a regardé tristement, les yeux voilés par l'alcool et par la drogue, et est partie s'allonger dans notre chambre. Voilà plusieurs jours que nous n'avons plus échangé mot, ni véritable regard.
Les heures passent. Lui il dort, ou du moins essaye et moi je danse, pour ne rien changer.
Je guète les trois coup donné à la porte qui annonçais chaque soir sa venue. Lorsque ceux-ci retentit, je vais le plus vite qui m'est possible ouvrir la porte. Il me sourit et me toise du regard, me passant comme un scanner intégral. Tout mon corps y passe, visage, jambes, bras, épaules, ventre,... A chaque os bien trop saillant, une légère grimace déforme son visage. Il finit par me tendre le bras, près à partir.
Je monte dans sa limousine personnelle. Comme à son habitude, il me tend une longue robe dans les tons rouge assez classe.

- J'ai pris la plus petite taille que j'ai trouvée. Elle me semble encore grande mais j'espère que cela ne durera pas, finit-il dans un soupir.

La limousine s'arrête devant un grand restaurant cinq étoiles. Le chauffeur personnel de Maître Kana vient nous ouvrir la porte. Mon père me tend une main, tel un gentleman, et m'offre son bras jusqu'à notre table réservé bien entendu. Un pichet de vin nous attend déjà.
Il tire ma chaise sans même la faire racler contre le sol, attend que je m'asseye avant de contourner la table pour à son tour s'asseoir. Comme chaque soir, il me parle de tout et de rien. Vérifiant toujours du coin de l'½il si mon assiette se vide.

La soirée passe, je mange peu, je joue avec la nourriture, je subterfuge faisant croire que j'avale alors que chaque bouchée prise est de suite recrachée dans une serviette alors que je m'essuie délicatement la bouche. Il sourit, content de voir que mon assiette se vide. Mais chaque odeur est accueil par une agréable révulsion. Soit « agréable » et « révulsion » n'est guère des mots que l'on associe souvent. Pourtant, cet assemblement dégage exactement ce que je ressens. Cette nausée montant à chaque odeur trop puissante, à chaque regard posé sur la nourriture ou à chaque goût des aliments que j'ingurgite me donne pleinement de la satisfaction, m'avançant vers le chemin que je cherche. Légèreté, grâce et enfin beauté qui m'aidera alors à vivre de mon rêve, la danse.
Lorsqu'il trouva que mon assiette fut suffisamment entamée, il décide alors de nous congédier. Appelant la limousine, nous repartons vers chez moi. Comme souvent, nous discutons dans la voiture, alors que le repas lui est pratiquement silencieux. On parle avec légèreté, de tout et de rien, on rigole souvent, c'est dans ces moments là que je le trouve particulièrement adorable. Lorsque ses yeux brillent, et que l'on retrouve la passion dont il est fait. J'oublie l'être blasé et fatigué qu'il est, j'oublie les cerne sous ses yeux et ses cheveux gris apparaissant trop tôt pour quelqu'un de son âge. Je lui souris tendrement, c'est mon père mais ça il ne le sait pas. Ce n'est pas ce qu'il veut. En venant me voir chaque soir, je vois bien cette lueur d'envie monter d'avantage en lui. Je ne peux m'empêcher de me dire que si c'est ce qu'il veut, je serai prête à lui donner. J'étais prête à tout pour garder mon père auprès de moi. Celui-ci me caresse la joue, je lui souris de façon à ce qu'il continue. Je m'avance vers lui et dépose mes lèvres contre les siennes. Il parait satisfait, c'était ce dont il a envie alors c'est aussi simple que ça, je le lui donne.
Je ne pense pas une seconde à Raphaël, au fait qu'il noie son désarroi sous l'alcool et la drogue comme lorsque nous étions ensemble en France. Je ne pense d'ailleurs à rien. Je me sens sale et écoeurante, mais je ne peut m'empêcher de continuer, de me détruire un peu plus pour être sur qu'il ne part pas, qu'il reste près de moi comme devrait le faire tout père normal.
Notre baiser n'en finit pas devenant farouche, ses mains commencent alors à parcourir mon corps. Nous montons jusqu'à mon appartement, persuadé que Raphaël ne serrait pas là.
Alors que j'ouvre la porte en grand fracas, tentant quand même de calmer les ardeurs de mon père la voix de Raphaël me glaça. Aussi froide que de la pierre, ses yeux ne trahissent pas une seule seconde la douleur qu'il subit à l'instant, ne montrant que colère et dégoût.
Il avance vers moi, je le connais, je sais bien ce qu'il va sa passer. Il me giflera, m'insultera, provoquera mon père, le frappera peut-être et ensuite partira en courant et ne rentrera que deux jours plus tard.
Je l'observe et attend que cela se passe, les mains tremblantes. Je suis confiné dans mon esprit, comme ne cage, une cage que j'ai forger moi-même. Une cage à l'image que je dois être pour mon père, ou plutôt que je pense devoir être pour mon père. Celui-ci ne dit mot, embêté par la situation. Raphaël ne crise pas, nous lance juste ses regards froids pour finir par plongé son regard dans celui de mon père et tout lui dévoilé.
Il en a plus qu'assez de subir. Il l'accuse de toute mes fautes, toutes mes erreurs, toutes mes conneries. Il ferme les yeux une seconde, lui disant que cela devait être plaisant de ploter sa propre fille. Une fille qui se rend anorexique et se tue à danser pour être l'image qu'il attend. Une fille qui est prête à tout pour garder un être égoïste, scrupuleux et nombriliste auprès d'elle. Il dit que je me sacrifie pour la normalité, que je me sacrifie pour un être qui m'est cher qu'autant inconnu.
Hélas, il a raison. Mais je ne veux pas l'admettre. Cette partie prête à tout pour garder mon père était prête aussi à renié le seul être qui avait toujours été là pour moi. Une dispute finit par éclaté, tandis que mon père reçoit nos paroles en pleine gueule. Chacun disons ce que l'on pense et la vérité éclate. Mr Kana est mon père. Je délaisse Raphaël. J'ai préféré mon père à lui. Je suis anorexique.
Je comprends alors que tout est de ma faute, j'ai exagéré les choses par ma peur de le décevoir...
Raphaël prend ses affaires et claque la porte, refusant de montrer face à nous deux ses larmes. Il sort dans la nuit noir, suivit de près par mon père, blanc comme un linge et tremblant. Avec cette phrase « Cela vous plait de ploter votre fille ? » résonant dans sa tête.
Le poteau rose avait été découvert, au mauvais moment, d'une mauvaise manière. »


Raphaël n'est pas rentré, j'ai arrêté de danser à chaque instant, j'ai arrêter de danser simplement, je n'ai pas recouvré ma faim, mon père ne m'a pas donné de nouvelle. J'ai tout perdue. Que suis-je conne.
Un sac dos, la peau ternit, pâle, les cheveux secs, abîmés, obscurcis, les vêtements sales et trop large. Je ne suis plus qu'un légume observant à longueur de journée mon portable. A certain moment, j'ai l'impression qu'il se met à sonner, et que le nom de Raphaël apparaît à l'écran mais lorsque je décroche, je ne suis qu'accueilli par une femme me demandant de composer le numéro d'appel. Je passe mes journées à pleurer et mes nuits d'insomnie à vomir. Mes os deviennent horriblement saillant, la force me manque, m'empêchant même de me redresser de mon lit, n'aillant même pas la force d'aller jusqu'au toilette pour vomir, vomissant à même le sol. N'ayant pas la force pour ouvrir une fenêtre, laissant alors s'installer l'odeur nauséabonde de la putréfaction dans mon appartement. Depuis déjà combien de temps tout cela a tourner d'une telle manière ? Depuis combien de temps me détruis-je pour un homme incapable de réagir lorsqu'il apprend qu'il a une fille ? J'ai alors tout gâcher, abandonner le bonheur que j'avais recouvré pour un cadeau d'anniversaire trop parfait. Je m'abandonne à mon dernier sanglot, laissant celui-ci emporter avec les larmes mes dernières forces ainsi que mon dernier souffle. Me logeant dans les bras de Morphée sans doute pour toujours, me laissant partir dans un coma profond causé par la carence que subit mon corps ou peut-être mon esprit.





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Sans m'en rendre compte, dans les commentaires préventifs par rapport à ce chapitre, j'ai dis que c'était le dernier. Erreur de ma part. Ceci n'est pas encore la fin. Mais cela ne tardera plus.

# Posté le mardi 01 avril 2008 11:04

Modifié le mardi 01 avril 2008 11:42

=S

EDIT 13AVRIL 01H30 ET COMPLETEMENT CREVEE !

J'ai un soucis.
Je ne sais pas comment continuer la fic... Enfin si je sais. MAis j'ai plusieurs alternative. Je ne sais pas laquelle est la meilleure. Je dois y réfléchir, prendre plus de temps encore. Navré, je risque de me faire attendre. Je pense que le prochain chapitre sera le dernier suivis probablement d'un épilogue. Ensuite, vous n'entendrez plus parler de Natsuko.
Je ne sais pas comment je vais prendre cela.
Malgré que j'ai peu de visite ou de commentaires, sur les trois fics que j'ai écrite en un an, celle-ci est celle dont je tiens le plus. Probablement car c'est celle ou je me suis investie le plus et où mes textes ressemblaient d'avantage à un texte proprement dit. Peut-être la première fic qui n'avait pas un niveau d'écriture plus bas qu'un caniveau remplie de merde. Peut-être aussi car j'ai des personnes de talents ou de critique sévère qui lisent et apprécient ma fic. J'ai l'impression de ne pas l'avoir trop rater. Je sais que je suis capable de mieux, mais voilà, c'est déjà ça... n__n
En gros, tout cela pour vous demander d'attendre. Laissez moi un peu de temps, et peut-être aussi me laisserais-je tenter pas une faveur, motivé-moi ! Laisser moi des comm's, mm si c'est pour dire n'importe quoi. J'n'ai quasi plus de comm's et ça me manque.
Aussi, j'ai créé un nouveau skyblog avec und-regen-fallt... Pour celle qui on besoin d'aide ou de conseils pour leur fic...
HTTP://HELP-FOR-FICS.SKYROCK.COM
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# Posté le samedi 12 avril 2008 19:29

[ Chapitre 8 ][ Dernier chapitre... ] [ Et oui, bientôt la fin, plus que l'épilogue... n__n, Que d'émotions ! xD ] [ Je suis contente d'avoir enfin fini... J'ai aimé écrire cette fiction... Mais tout à une fin... ]

Partie II ;
Chapitre VIII ;



Bonjour. Mon nom est Natsuko Kana. Enfin, parait-il. Je danse, il parait même que je suis doué. Je suis japonaise, et je ne peux en démordre, le miroir me le montre bien. Je suis étonnamment belle. Plus mince, même que les danseuses, tellement mince ! Tellement belle ! Soit un visage parmis temps d'autre mais mis en valeur par ces os saillant et cette graisse inexistante. Pourtant, Mr Kana, mon père à ce qu'il dit, n'a qu'une obsession, que je reprenne du poids. Je ne comprends pas pourquoi je devrais manger si je n'en ai nulle envie. Mr Kana, excusez-moi, Papa, est danseur professionnel. Il est encore étrange pour moi de l'appeler ainsi. Aussi étrange que sa façon de se comporter avec moi. Il est si, maladroit. Comme si pour lui être père est nouveau.
Une dernière chose à savoir peut-être sur moi. Je suis amnésique.
Etant sortie d'un long coma de plusieurs semaines, une certaine faculté, notamment celle des souvenirs c'est en quelque sorte caché dans mon esprit afin de laisser libre cours à mon cerveau pour mettre en place mon réveil difficile. Avec tout ça, j'ai beau être réveillée, mon cerveau semble ternit d'une brume épaisse qui à certain moment laisser passer une image, une sensation de déjà vu mais si brève que l'on se demande si nous n'aurions pas rêvé.
Être amnésique est très désagréable. Mr... Papa me donne souvent des anecdotes. Pourtant, elles sonnent chaque fois fausses. Il est impossible que je fusse cette fille. Tellement sûr d'elle, gentille, adorable, forte. Parfaitement à l'aise dans le milieu des richesses et des paillettes. Sous les feux des projecteurs tout comme lui. Cela me semble tellement improbable que j'oublie les moindres petits détails. Je souffre de migraine à force qu'il m'apprenne par c½ur une vie qui me semble à l'opposé de moi-même. Imaginez à quel point c'est étrange de ne même pas se reconnaître dans une glace, de ne pas connaître ses goûts en nourriture, de se laissé habiller d'une manière tellement grotesque que j'ai due mal à croire que j'osais mettre cela au paravent.
Dans ma vie, il n'existe que deux choses, la gloire et la danse. N'aurais-je jamais eut d'ami ? D'autre famille ? N'aurais-je pas de vie ?!
Quoi qu'il en soit, je suis ici la plupart du temps. A suivre les cours de mon père pour ensuite aller à de nombreux galas où il me présente sans cesse à de nouvelle personne. Des personnes qui vous serviront toujours un jour. Lorsque vous aurez tué quelqu'un en état d'ivresse ou joué tout votre argent au poker ou bien même lorsque vous voudrez trouver du boulot pour une connaissance à vous. Ils seront toujours là, près à vous tendre la main en se demandant ce qu'il pourrait demander en retour de ce « petit service ».
Tout comme les autres jours, aujourd'hui, je passerai ma journée à danser. Au cours de mon père, ou seule, mais je danserai. J'ai un niveau fort élevé à celui des autres, je ne sais même pas pourquoi. J'ai beau avoir un excellent niveau, je ne sais jamais danser aussi longtemps qu'elles. Je tombe souvent de fatigue, ayant une chute d'hypoglycémie où mon père me force à avaler n'importe quoi qui me remette sur pied afin de reprendre la danse sans plus tarder.
Cela doit faire maintenant une heure que je danse sur le silence dans une salle complètement vide, seul mon père étant là pour m'observer. Etrangement, être seule n'est pas une chose qui m'effraie, j'adore la solitude. Mais quelque chose d'important me manque, un je ne sais trop quoi, une chose que seule la danse m'aide à oublier.
Je danse encore sur ce silence, je ne supporte plus cette musique douce et agaçante. Elle m'octroie autant de plaisir que d'antipathie. D'un coup, la porte s'ouvrit, laissant apercevoir un jeune homme à la peau pale. Un étranger. Mon père ne le laisse pas entrer et me dit de continuer. Il fait sortir le garçon qui me regarde désespérément, je ne comprends pas, je ne prends même pas la peine de bien le regarder... Mon père lève la voix à l'extérieur de la salle, je ne comprends pas, je ne cherche même pas...
Lorsqu'il revient, je danse toujours, commençant à ressentir la fatigue. Il parait angoisser mais je me trompe peut-être. Au bout d'un moment, je n'en peux plus et lui dit qu'il me faut marcher un peu, sortir prendre l'air. Il parait horrifier et tente de me retenir, mais n'ayant aucune bonne raison pour me retenir, il me dit de me dépêcher.
Je sors, marchant dans le couloir à mon aise, comme toujours rempli de monde. Au loin un petit cercle c'est formé autour d'un guitariste, je passe devant sans vraiment y prêter attention, la tête me tourne et l'envie de vomir mon petit-déjeuner me dérange, me retournant l'estomac, me nouant la gorge, etc. Je dépasse l'attroupement, quelqu'un chante. Une voix masculine, une langue étrangère que sans savoir pourquoi je comprends parfaitement. Je ne sais même pas quelle est cette langue... Ce n'est pas du japonais pour sûr.
Pourtant, je ne me retourne pas, mon c½ur s'emballe. Je le mets sur le dos de ma carence de nourriture, mais si j'aurai bien réfléchis, j'aurai compris que les c'était cette voix qui faisait palpiter mon c½ur, redresser les poils de mes bras, de l'échine de mon dos, me coupant la respiration et semant le trouble en moi.
J'avance jusqu'à ce que la voix me soit plus qu'un faible chuchotis parmis tant d'autre voix.
Je sors, m'asseyant dans l'herbe à l'extérieur, entouré d'autre élève. Tous me dévisagent, jaloux sûrement de ma maigreur. Ils ont peur de moi. Mais cela ne me déplait pas, on me laisse tranquille.
Je ne remarque pas le temps qui passe jusqu'à ce que la sonnerie retentisse. J'attends un peu que tout les élève soit entré avant d'entrer à mon tour. Les couloirs sont déserts, je reprends le chemin vers la salle que mon père me réserve tous les jours. Dans le couloir, étonnamment, il reste une personne. Je passe devant, il joue toujours de la guitare les yeux dans le vide, trop concentré pour m'apercevoir... Je me pose contre le mur, mon c½ur a repris sa danse infernale. Je me cache dans un interstice du mur. J'écoute sa voix tremblotante, chanter un air qui me semble familier... Au bout du couloir, une porte s'ouvre, laissant apparaître mon père, énervé. Je me tapis un peu plus, écoutant les voix. Je comprends parfaitement la langue, même mieux que ma langue maternelle, ce qui n'est pas fort logique. Mon père, étonnamment, lui aussi connaît la langue. J'écoute attentivement ce qu'ils se racontent.

- Je vous ai dit de partir !

- Vous craigniez peut-être que je risque de faire échouer vos plans ?!

- Je n'ai guère de plans ! Et ensuite, elle ne se souvient pas de vous !

- Je lui ferai se souvenir... Elle ne peut m'avoir oublier !

- Et quand bien même se souviendrait-elle de vous, pourquoi voudrait-elle vous revoir ? Vous l'avez traitez comme une chienne, la tuant par votre jalousie ! Moi je lui offre tout ce qu'elle veut ! La danse, la passion, la gloire et une famille !

- Une famille ?! Vous avez essayé de la baiser ! Vous l'avez reniez toute sa vie ! Et maintenant vous lui caché la vérité sur elle-même ! J'étais le seul présent pour elle ! Le seul à l'aimer ! Et si je n'avais pas tout fais pour qu'elle connaisse son soit disant père, elle serait dans mes bras à cette heure-ci ! Elle ne serait pas anorexique, elle prendrait plaisir à danser, à vivre ! Elle connaîtrait ce qu'est vivre réellement !

- Vous pourrez parler tant que vous voudrez, il n'en est rien qui change ! Vous ne la verrez pas ! Partez !

- J'attendrai jusqu'à ce que je puisse la voir !

- Elle est dans la salle de danse de toute manière ! Et pensez-vous vraiment que je la laisserai sortir tant que vous êtes ici ?! J'appelle la sécurité si vous ne partez pas de suite !


Je n'entendis plus rien, le c½ur battant comme jamais il n'a battu. Quelque chose de douloureux m'empêchait de respirer... Il m'a menti... Il m'a caché des choses... Je connais ce garçon et s'il dit vrai, je l'aimais... S'il dit vrai, mon père ne sait rien de moi... S'il dit vrai, mon père ne me connaît seulement depuis peu... Comment a-t-il pu ? Est-il non seulement vraiment mon père ?
Le garçon se lève, ses pas sont hésitant me semble-t-il. Je les entends taper lentement sur le sol... Je comprends qu'il avance sans le savoir près de moi. Je ferme les yeux, me collant d'avantage au mur. De nouveaux pas s'entendent, probablement mon père retournant dans la salle de danse pour m'attendre. Une porte claque, alors que les pas du garçon s'approchent. Je vois à présent son dos, il s'éloigne à grand pas... Le dos voûté, les cheveux sombres, grand, mince... Un style plutôt personnalisé, que j'ai du mal à reconnaître, un look qui a sa classe, au ascendant punk et grunch, un look plutôt simple et compliqué à la fois, le moindre petit détail y a sa place... Je le trouve beau, très beau même... Marchant de pas nonchalant, je rêverais de voir son visage de face, de près...
Je le laisse partir avant de retourner dans la salle de danse ou m'attend mon père, faisant les cent pas. Je ne dis rien, reste impassible. Je reprends la danse sans un mot, il semble soulagé...

***
**


La journée m'a parut une éternité, encore bien plus longue qu'habituellement. Je sors prendre l'air, l'école est déserte habituellement, alors mon père me laisse sortir seule. Je l'attend à l'extérieur, le temps qu'il règle avec la secrétaire de l'école ses derniers rendez-vous, galas, etc. Une douce musique s'entend, je reste dans l'ombre, alors qu'une silhouette se dessine sous les fards de l'école. Je reconnais à son allure, à sa façon de se tenir et surtout à la guitare.

- « Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le c½ur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
»

Mon c½ur fait un bon, je ne sais trop pourquoi. Un visage se fraie un chemin en moi, chemin que je repousse, trop douloureux pour l'accepter. Trop de souvenir pour m'octroyer le ravissement de retrouver la mémoire... Je me laisse, abandonné dans le noir, repoussant la lumière des souvenirs... Mon père vient, entendant la musique, il se fige. Pour ensuite, reprendre sa route, agripper à mon bras, avançant à grande enjamber tête haute. Le garçon lève la tête, m'apercevant. Son regard se met à briller, il cesse de jouer, sa bouche s'entrouvre. Il me sourit timidement, mon père tire sur mon bras. D'un coup, une musique plus entraînante sort des cordes de la guitare. Son regard vrille sur mon père, provocateur.
Le m'arrête brusquement, ne sachant trop pourquoi. Je reste attentive à l'air. La musique m'entraîne, choppant en même temps quelques souvenirs au passage...

- « Et moi, ce que j'aime chez toi
C'est le gamin qui sommeil en toi
Maladroit, jaloux, distrait
Immature, chiant, indiscret
Drôle d'amour que celui dont je t'entoure
»

Sa voix éraillé, son timbre doux, l'air entraînant, etc. Cette chanson me dit vaguement quelque chose. Je ferme les yeux, les mots sortent de ma bouche alors que mon père lutte pour me faire avancer. Je me mets à chanter, les souvenirs m'assènent faisant vibrer ma voix. Étonnamment, une voix douce et belle, contrôlant parfaitement la mélodie.
Je me souviens, je me souviens presque.

- « Et toi p'tit con, à qui la faute,
Et toi p'tit con, si on n'est pas comme les autres ?
»

Son sourire illumine son visage, entendant les paroles sortir de mes lèvres...

- On se connaît non ?

Son sourire s'agrandit, il ne prend pas la peine de répondre. Mon père me lâche, alors que les souvenirs se frayent un chemin en moi.

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:47

Modifié le mardi 22 avril 2008 15:38

[ Et voici, devant vos yeux ébahits l'EPILOGUE de cette fiction,j'espère que cela vous plairas. Que ma fiction vous a plus et tout le tralala. MErci d'avoir consacrer du temps à lire mes écrits, à lire une infime partie de moi. Merci encore pour tout, pour vos commentaires, votre soutient et votre présence tout au long de ce parcours dans l'écriture. J'vous kiff les gens ! ]

Partie II ;
Epilogue ;





Raphaël s'approcha de ma bouche pour y déposer ses lèvres. Il me souffla un joyeux anniversaire et me serra dans ses bras. Je lui souris et l'embrassa d'avantage. Aujourd'hui j'ai vingt ans. Aujourd'hui cela fait deux ans que je suis avec Raphaël. Aujourd'hui, je n'ai pas encore retrouvé toute ma mémoire. Mais le principal m'est revenu. J'ai redécouvert peu à peu mes sentiments envers Raphaël en même temps que mes souvenirs affluaient. Contrairement à mon père, il ne me forçait pas à apprendre une vie par c½ur et à faire comme si cela coulait de source pour moi. Avec lui, je pouvais aller à mon rythme, avancer pas à pas vers la mémoire. Il a vendu notre appartement pour en prendre un autre plus loin dans le Japon, loin de mon père, de l'école et de tout ce qui pourrait me faire plus de mal qu'autre chose. Oui, je l'avoue il est très prévenant.
Je refuse d'entendre parler de mon père, mais je sais bien qu'un jour, dans je ne sais trop combien de temps, je devrais lui pardonner, autant que je devrai pardonner à ma mère... Mais ce temps n'est pas encore arriver, et j'espère que du temps, il en passera avant de revoir ces personnes.
Sinon, que pourrais-je dire ? L'amour parfait entre Raphaël et moi ? Laissez moi rire ! J'espère bien que non ! Je l'aime autant que je le déteste, c'est ce qui fait notre particularité. Je pense avoir tout dis, et pouvoir vous quittez... Comment ça un instant ? Je n'ai plus le temps pour vous... Je vous ai consacrer tellement de temps à vous racontez ma vie, je vous pensais rassasiés. Comment ça la danse ? Si j'ai laissé tomber en même temps que j'ai tourné le dos à mon père ? Ho que non, la danse est bien plus qu'un lien entre son père étoile et sa fille minable. J'ai commencé la danse pour me rapprocher de lui, je me faisais l'idée d'un père idéal, mais la danse est devenue bien plus que cela... Elle est devenue autant un cauchemar dans cette époque d'anorexie que d'une solution dans ce moment de guérison. La danse est devenue une drogue, pire même. Mais bref, je pense que vous n'avez rien à savoir d'autre, on m'attend... J'ai pris de mon temps pour vous raconter ceci, maintenant, peut-être voudriez-vous savoir le titre du « livre » que je viens de vous conter ? Non ? Tampis, je le dis quand même, le titre c'est « La biographie d'une Etoile – Natsuko Kana. »

Excusez-moi, il faut que je m'en aille, la scène m'attend, mon publique m'acclame. Et ce soir est un soir spécial, Raphaël est venu me voir.






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Je voulais vous dire un grand merci. Merci pour tout vos commentaires, merci de m'avoir donner de votre temps, avoir pris la peine de lire et de me suivre pendant ce court parcours dans l'écriture... Merci pour tout, j'ai aimé écrire pour vous vraiment et enfin je voulais vous dire que je commence une nouvelle fic...
Bien différente de celle-ci, en voici le prologue...

"Je pensais être bien plus forte que cela, je pensais être capable de surmonter ceci en gardant toute dignité intacte, même si je savais que ce serait plus ardu que tout ce que j'ai connu à ce jour.
Moi qui avais été formée pour résister à toute forme de torture, j'hurlais comme une sauvage, criant injures et obscénités.
Pourtant, on aurait très bien pu me noyer, me brûler, me frapper, me laisser crever de faim ou même me sectionner un membre, pas un son, pas une seule grimace n'aurait témoigné de la douleur que l'on m'inffligeait. J'ai cette capacité de ne plus rien ressentir lorsque je le désire. Capacité bien superficielle dans ce cas-ci.
La douleur est telle que je ne saurai dire où j'ai mal et ce que je ressens. Mes hurlements ricochent sans cesse sur les murs de bétons qui m'entourent, me parvenant en douloureux échos alors que ma tête est sur le point d'éclater.
Alors que j'essaye de me taire afin de retrouver cette dignité perdue, je me mets à divaguer, assenée par les vagues de mes souvenirs. Des souvenirs sombres qui m'ont menée jusqu'ici et qui m'accompagneront jusque dans les bras de la mort. Des souvenirs ayant modifié le cours de ma vie.
[ Juste de sombres souvenirs qui me donnent un sourire abstrus. ]
"


C'est ici === > I'll kill it !

# Posté le mercredi 30 avril 2008 14:08

Hellow, après tout ce temps, me revoilà avec une nouvelle fiction d'un tout autre genre. J'espère qu'elle vous plaira, en avant première le prologue & une vidéo.






[[____Je pensais être bien plus forte que cela,
je pensais être capable de surmonter ceci en gardant
toute dignité intacte, même si je savais que ce serait
plus ardu que tout ce que j'ai connu à ce jour.
Moi qui avais été formée pour résister à toute forme de
torture, j'hurlais comme une sauvage, criant injures et
obscénités.
Pourtant, on aurait très bien pu me noyer, me brûler, me
frapper, me laisser crever de faim ou même me sectionner
un membre, pas un son, pas une seule grimace n'aurait
témoigné de la douleur que l'on m'inffligeait. J'ai cette
capacité de ne plus rien ressentir lorsque je le désire.
Capacité bien superficielle dans ce cas-ci.
La douleur est telle que je ne saurai dire où j'ai mal et ce
que je ressens. Mes hurlements ricochent sans cesse sur
les murs de bétons qui m'entourent, me parvenant en
douloureux échos alors que ma tête est sur le point d'éclater.
Alors que j'essaye de me taire afin de retrouver cette
dignité perdue, je me mets à divaguer, assenée par les
vagues de mes souvenirs. Des souvenirs sombres qui
m'ont menée jusqu'ici et qui m'accompagneront jusque dans
les bras de la mort. Des souvenirs ayant modifié le cours
de ma vie.____]]





Juste de sombres souvenirs qui lui donnent un sourire abstrus.
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# Posté le dimanche 15 juin 2008 16:07